AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

4.56/5 (sur 8 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Aubigny (79) , le 24/1/1896
Mort(e) à : Thénezay (79) , le 19/6/1945
Biographie :

Natif des Deux-Sèvres, fils d'un épicier de la Gâtine. Germain Rallon est mobilisé alors qu'il a déjà effectué quelques remplacements comme instituteur à partir de début 1914. "Le Pote" est en grande partie autobiographique, il traite de la période où Germain Rallon est sous les drapeaux.

Revenu du conflit, il passe l'année scolaire 1919-1920 à l'Ecole normale de Parthenay et il enseigne dans des écoles du bourg ou d'un hameau de diverses communes de l'arrondissement de Parthenay comme L' Absie ou Vernoux-en-Gâtine.

Il arrive avec son épouse institutrice à Thénezay en 1926, il est frappé d'interdiction d'enseigner du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie lors de l'Occupation.

En 1938 il auto-édite "Le Pote" et en 1941 les hasards dus à l'Exode lui permettent de faire publier "L'Oulche aux brebis" par Gallimard, parfois réédité sous le titre "Deux larmes". La récente édition de "Deux larmes" chez Marivole donne les deux versions (fin différente, diverses préfaces). Le manuscrit d'un troisième ouvrage de lui a été longtemps perdu peut-être par parce que confié à un journaliste. Ce titre "La vache et le veau" est édité pour la première fois début 2015 chez Marivole.

Militant de la gauche socialiste, il a écrit divers articles dans la presse militante locale de la SFIO ou du PCF comme "Le travail" ou "Le Semeur".

En 1988 l'école publique de Thénezay en Deux-Sèvres a pris son nom.


+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Germain Rallon   (4)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
L’année 1924 apporta un renouveau de prospérité aux Ormes. Jusqu’à cette date, en effet, les paysans de la région se méfiaient des engrais complémentaires que d’aucuns n’utilisaient qu’avec parcimonie, à titre d’essai seulement, taxant de grippe-sous les dirigeants des industries chimiques et leurs dépositaires. Le premier de ce terroir, Joudé sema audacieusement la poudre blanche sur ses guérets, et ses récoltes en furent doublées. Ernest Brémaud fit de même pour ses prairies
Commenter  J’apprécie          160
Ah ! Un casque à pointe ! Un képi rouge, une croix, une inscription : "Fosse commune". Malgré soi, on pénètre dans cette tombe, on cherche à se rendre compte du désordre des corps et on se fait une drôle d'idée sur les causes de la guerre qui dresse les vivants les uns contre les autres pour unir ensuite leurs cadavres dans l'éternel repos.
Commenter  J’apprécie          40
Les jours sont encore d’humeur inégale à cette époque de l’année, mais il faut croire que Saint Aubin n’est pas à court d’influence en haut lieu, puisque, depuis ce matin, le ciel est demeuré serein. Un grain mal venu influe tellement sur la décision des hésitants, de ces gens entre deux âges qui n’attendent de la fête locale aucune réjouissance particulière. Et pourtant, l’ondée, elle-même, a bien ses charmes.
Commenter  J’apprécie          30
— La mer est mauvaise ! Ho ! Hisse ! Ça tangue mon pote ! C'est égal, quelle biture ! J'm'envole, c'est rigolo ; au revoir, Rallie, j'vais bombarder Berlin... Tiens, j'suis grimpé sur les chevaux de bois. Ça tourne, comme ça tourne ! Zut ! Ça tourne trop, la vinasse me caille sur le jabot.
Elle "caille" tellement, cette vinasse, que le petit rouquin n'a que le temps de se lever brusquement, de s'écarter de quelques pas pour verser à terre, sans aucun effort apparent d'ailleurs, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, le trop plein de son estomac ; puis il revient, hoquetant, gouailleur quand même :
— Ça, c'est pour Guillaume !
Commenter  J’apprécie          20
— La guerre est injuste ; elle enrichit les uns et ruine les autres ; le gouvernement devrait-il tolérer ces estampeurs civils qui nous vendent très cher un pinard infect ? Ces cochons-là font fortune tandis que nous exposons notre peau pour cinq sous par jour. C'est une honte ! Pourquoi y a-t-il la guerre, d'ailleurs ? Est-ce nous qui la voulons ? Est-ce pour sauver nos propriétés que nous sommes ici ? Ma propriété à moi, c'est le trottoir de Paris. Ce ne sont pas les ouvriers français, ni leurs frères allemands qui désirent la guerre ; non les copains, ce sont les capitalistes qui saignent ainsi le peuple pour mieux l'asservir quand il a faim et qu'il commence à faire entendre sa voix ; notre ennemi, ce n'est pas le Boche, c'est l'or, c'est le capital, c'est le financier international. Combien y a-t-il de banquiers, de nobles, de riches bourgeois, même, parmi nous ? Aucun ! Ils sont tous embusqués ; ici, on ne trouve que des purotins, des bonnes poires, de la chair à canon.
Commenter  J’apprécie          10
Il n'est pas nécessaire de vivre longtemps pour trouver à la vie une longévité qui pèse ; il suffit, pour cela, d'être toujours inquiet ou toujours malheureux. La vie heureuse coule, calme comme un ruisseau limpide entre des berges fleuries pour ceux qui ne connaissent ni l'anxiété, ni les soucis du lendemain, ni la souffrance physique ou morale. Elle est effroyablement stagnante, au contraire, pour ceux qui luttent sans cesse et qui espèrent (...) une aube de bonheur.
Commenter  J’apprécie          10
Celui qui n'a jamais fait la guerre peut-il savoir ce que c'est, un copain ?
Commenter  J’apprécie          20
Il est tant de pensées qu'on hésite à exprimer mais que le regard, l'attitude, le son de la voix disent si clairement !
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Listes avec des livres de cet auteur
Lecteurs de Germain Rallon (17)Voir plus

Quiz Voir plus

les 16 métamorphoses d'Ovide

Dans le récits n°1 qui est Prométhée ?

un dieux
un titan
un homme
un pays

5 questions
202 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *}