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3.98/5 (sur 20 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Orense , le 25/04/1929
Mort(e) à : Genève , le 18/07/2000
Biographie :

Né à Orense le 25 avril 1929, José Angel Valente a passé son enfance en Galice avant de monter à Madrid où il fit ses études de Philologie Romane. Il fut membre du département d'Etudes Hispaniques de l'Université d'Oxford et en 1958 il se fixa à Genève où il travailla comme fonctionnaire des Nations Unies jusqu'en 1975. Par la suite il partagea sa vie entre Genève, Paris et sa maison d'Almeria.


Son oeuvre poétique a été réunie presque en totalité dans Punto cero (" Point zéro ") (1953-1979) et Material memoria (1979-1992) traduite pour sa plus grande part en français par Jacques Ancet aux éditions Unes, Corti et Gallimard. Dans Chansons d'au-delà, il a réuni sa poésie en langue galicienne. De son oeuvre plus proprement narrative, il faut citer La fin de l'âge d'argent (1973).


Dans son abondante oeuvre d'essayiste, attentive aussi bien à la tradition hispanique et européenne qu'aux apports les plus significatifs de l'art et de la pensée contemporaine, il faut citer La pierre et le centre (1982) et Variations sur l'oiseau et le filet (1991), où se manifeste le plus clairement son intérêt pour les traditions mystiques aussi bien occidentales que moyennes et extrêmes orientales
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Source : http://www.artpointfrance.org
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"El lugar del poeta" un documental sobre el poeta Jose Angel valente dirigido por David del Aguila y producido por 29 letras con la colaboracion de Jose Sacristan que interpreta los poemas de Valente.


Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
José Ángel Valente
L'éclat

Et tout ce qui existe en cette heure
d'un éclat absolu
s'embrasse, brûle
avec toi, corps
dans la bouche incendiée de la nuit.

(" Trois leçons de ténèbres")
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L'Éclat

XXXVI


Et tout ce qui existe en cette heure
d'un éclat absolu
s'embrase, brûle
avec toi, corps
dans la bouche incendiée de la nuit.

p.177

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José Ángel Valente
Laisse fuir tes paroles,
libère-les de toi
et passe lentement
sans mémoire et aveugle,
sous l'arc doré
qu'étend là-haut le vaste automne
comme un hommage posthume aux ombres.

(" Fragments d'un livre futur")
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L'éclat

XXXV


L'apparition de l'oiseau qui vole et
revient et qui se pose
sur ta poitrine et te fait grain,
grumeau, goutte céréale, l'oiseau
qui vole à l'intérieur
de toi, tandis que tu deviens
pure transparence,
pure lumière,
ta pure matière, corps
bu par l'oiseau.

p.176
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En arrivant à Passy
la tour s'illuminait dans l'air
et les nuages s'emplissaient d'oiseaux.

Deux à deux tu montais, mon corps,
les degrés brisés
de la mélancolie.

As-tu fondé cette ville
avec ton peu de cendre
avec tes pieds solitaires,
avec ton col anonyme ?

Qui porte les pleurs ne les pleure pas,
mais elles pleurent ses ombres intimes,
ils pleurent les jours parallèles,
ses timides défunts.

Dans le matin humide tes yeux
s'embuent d'un lent amour,
de lents éveils,
d'écritures très lentes.
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La poésie
  
  
  
  
Dans le vent elle est partie,
dans l’air elle revint.

De ma maison je lui ouvris
la porte toute grande.

Dans le vent elle est partie.
En me laissant le désir.

Dans le vent elle est partie,
dans l’air elle revint.

Là où elle me conduisit
il n’y avait personne.

Elle est partie dans le vent,
elle resta dans mon sang.

Dans l’air elle revint.
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CAER en vertical. Sueño sin fin de la caída. Que repentina formación el ala.
Tomber à la verticale. Rêve sans fin de la chute. Quelle forme soudaine, l'aile.

*

LLORAR por lo perdido cuando no deja huella el pie en la arena que no sea borrada por la cierta sucesión de las aguas.
PLEURER ce qui est perdu quand le pied ne laisse sur le sable trace qui ne soit effacée par la succession certaine des eaux.

*

A las niñas les crecen largas piernas, delicadas orejas, incandescentes vellos, moluscos sumergidos, muslos húmedos, caballeras doradas por el viento del otoño, insondables ojeras, párpados y pétalos, cinturas inasibles, precipitados limites del cuerpo hacia la lenta noche del amor, su infinita mirada. (Imágenes tardías)
Il vient aux fillettes de longues jambes, des oreilles délicates, d'incandescents duvets, des mollusques engloutis, des cuisses humides, des chevelures dorées par le vent d'automne, d'insondables cernes, des paupières et des pétales, des tailles insaisissables, la chute vertigineuse des limites du corps vers la lente nuit de l'amour, son infini regard. (Images tardives)

*

Ha pasado algún tiempo. El tiempo pasa y no deja nada. Lleva, arrastra muchas cosas contigo. El vacío, deja el vacío. Dejarse vaciar por el tiempo como se dejan vaciar los pequeños crustáceos y moluscos por el mar. El tiempo es como el mar. Nos va gastando hasta que somos transparentes. Nos da la transparencia para que el mundo pueda verse a través de nosotros o puedo oírse como oímos el sempiterno rumor del mar en a concavidad de una caracola. El mar, el tiempo, alrededores de lo que no podemos medir y nos contiene. (Desde del otro costado)
Un peu de temps a passé. Le temps passe et ne laisse rien. Il emporte, il traine beaucoup de choses avec lui. Le vide, il laisse le vide. Se laisser vider par le temps comme les petits crustacés et les mollusques se laissent vider par la mer. Le temps est comme la mer. Il nous use jusqu'à être transparents. Il nous donne la transparence pour que le monde puisse se voir à travers nous ou puisse s'entendre comme nous entendons la sempiternelle rumeur de la mer dans le creux d'un coquillage. La mer, le temps, alentours de ce que nous ne pouvons mesurer et qui nous contient. (Depuis l'autre côté).
*

ALREDEDOR de la hembra solar aún sigue girando oscuro el universo. (Centro)
AUTOUR de la femelle solaire ne cesse encore de tourner obscur l'univers. (Centre)

*

SI cortamos el tronco del cerezo
no hallaremos las flores en él :
la primavera sola tiene
la semilla del florecer.
(Koan el árbol, versión)
Si nous coupons le tronc du cerisier
nous n'y trouverons pas la fleur :
le printemps seul possède
la semence de la floraison.
(Koan de l'arbre, version)
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Au maître du chant
  
  
  
  
MAÎTRE, vous avez dit que dans la sphère du poétique
une brusque saisie suspend les mots, les détruit,
c’est-à-dire les immerge dans un matin
où ils ne se reconnaissent pas eux-mêmes.

Il y a, en effet, un filet
que survole l’impossible oiseau,
mais l’ombre de ce dernier,
oiseau-poisson, humide et palpitante, reste,
enfin, prise au filet.

Et le mot est méconnaissable.
Mot qui a vécu parmi nous.
Mot d’une nature telle
qu’il contient, plus que le sens,
la totalité de l’éveil.


/Traduction de l’espagnol de Jacques Ancet
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IL TUFFATORE
  
  
  
  
Nous ne sommes à la surface
que pour inspirer profondément
et pouvoir regagner le fond.

Nostalgie des branchies.
/Traduction de l’espagnol de Jacques Ancet


      Nostalgie des branchies CERTES
            MAIS ET SURTOUT
BONNE HEUREUSE ET MEILLEURE ANNEE 2024.
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POÈME
  
  
  
  
Quand il nous reste plus rien,
le vide de ce qui ne reste plus
pourrait être à la fin inutile et parfait.


/Traduction de l’espagnol de Jacques Ancet
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