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Note moyenne 4.61 /5 (sur 51 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Écrivaine, dramaturge, scénariste et réalisatrice française.
Elle a vécu durant 6 ans à Berlin avant la chute du mur, dans le quartier alternatif de Kreuzberg. Elle a fait partie d’un groupe rock.
En 1990, elle écrit "Berlin, dernière", portrait de fin d'un monde, celui de la ville symbole de la guerre froide, avec la chute du mur en 1989, et « les anges aux cheveux bariolés » qui vivent dans le quartier de Kreuzberg. Le roman est publié par l'éditrice Françoise Verny. Sorti au moment de la réunification de l'Allemagne, il obtient un vif succès et est considéré aujourd'hui comme un livre culte, symbole d'une génération et d'une époque.
Elle publie ensuite "La Pitié", qui a pour thème la descente aux enfers d’une jeune fille aux prises avec un homme pervers qu’elle prend pour un dieu.
Dans "Rosa colère", elle dresse le portrait, entre humour noir et réalisme poétique, d’une adolescente gitane qui vit dans la banlieue de Séville avec sa mère, Lola, et son frère adoptif, Pepe. Rosa a hérité de son père, projectionniste ambulant, un amour immodéré pour le cinéma et héberge sur son toit Montgomery Clift, Patrick Dewaere et Giulietta Masina.
Dans "Vise directement la tête", à travers le parcours de deux sœurs, Claire, sarcastique, perverse, et Lise, dévastée et amnésique, Kits Hilaire dévoile les différentes facettes d'une bourgeoisie cynique à l'hypocrisie froide. Elle trace le parallèle entre la terreur totalitaire subie au cours d'une enfance maltraitée et celle du fascisme.
2000 "Vise directement la tête"
1995 "Rosa colère"
1992 "La Pitié"
1990 "Berlin, dernière"
2017 "Ivan, allégresse et liberté"
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Collectif kierol 24 Kits Hilaire lit le début de son roman Ivan, allégresse et liberté lors de sa présentation par David Castillo à Jaimes (Barcelone). Filmé par Manel Muntaner.


Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWO   10 juillet 2015
Berlin, derniere de Kits Hilaire
Berlin me manque. Vous pensez sûrement que je devrais sauter dans ma voiture et partir, comme cela elle ne me manquerait plus. Ce n’est pas si simple, mon Berlin n’existe plus. Le Berlin des années 80 est loin… Nous sommes si peu de survivants.
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kierol24   19 décembre 2017
Ivan allégresse et liberté de Kits Hilaire
Petit à petit, Mar avait fait parler sa grand-mère rieuse, elle l'avait amenée à chanter de vieux chants anarchistes en espagnol et en catalan, lui avait fait sortir ses archives... Elle lui avait donné la chance inouïe, disait Amada, de revenir à son état de petite fille.

- On reconnaît la liberté à la gaité qui l'accompagne. C'est comme une brise, un vent léger qui vient du coeur et caresse la joue de celle qui marche debout dans ce monde, et on reconnaît la gaité réelle à la liberté qu'elle entraîne et qui la précède, à la liberté qui la porte. Les deux sont imbriquées. Et les deux se vivent hors peur, hors domination, hors souvenirs et expectatives, les deux se vivent au présent. Lorsque l'une va sans l'autre, alors elle est tronquée, et alors c'est le début de l'oppression.

Voilà ce que disait sa grand-mère en gros plan au début du film, ce qui avait tant ravi Ivan, si sérieux lui, pourtant, Ivan aux yeux sombres et au sourire grave.
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kierol24   27 novembre 2017
Ivan allégresse et liberté de Kits Hilaire
Mar a eu une pensée reconnaissante pour le fâcheux voisin qui l’avait poussée à sortir de chez elle. La Barceloneta était un de ses endroits favoris. Un des derniers quartiers populaires du centre. Elle avait pensé y tourner un documentaire, à l'époque de la pré-crise. Avant que la méga bulle immobilière n’éclate et provoque un raz-de-marée. Au temps de l'ultra-spéculation, des immeubles qui voyaient leurs prix doubler en un jour, des gens jetés dehors pour le grand nettoyage, de la gentrification et autres carambolages orchestrés…
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kierol24   27 novembre 2017
Ivan allégresse et liberté de Kits Hilaire
– Amada a grandi dans cette ville. C’est ici qu’elle a formé ses premiers mots, ici qu’elle a fait ses premiers pas… Elle disait qu’on lui avait enseigné à l’Ecole Nouvelle, la liberté et l’allégresse. Et qu’elle avait gardé ces deux états, qui n’en font qu’un, imprimés dans son corps, que, toute sa vie, c’est sur ces deux jambes qu’elle avait marché…
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kierol24   27 novembre 2017
Ivan allégresse et liberté de Kits Hilaire
- Tu habites ici ? Elle a demandé.

- Non. Mais je viens souvent.

- Comment tu t’appelles ?

- Ivan.

Mar a souri. Il ne correspondait en rien aux adjectifs habituellement associés à ce prénom.

- Et toi ? Il a demandé.

- Mar.
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kierol24   12 avril 2019
Mon grand-père et moi à Barcelone de Kits Hilaire
– Pépé… Écoute-moi, Pépé. Ce quartier est trop dangereux pour toi.

– Tu y vivais bien seule, toi, avant que je vienne.

– Moi, c’est pas pareil.

– Arrête de dire que c’est pas pareil, tu veux ? Tu crois que je suis en sucre ? Parce que toi, tu es balèze peut-être ? Excuse-moi, mais je saurais encore aussi bien me défendre que toi, j’ai la canne leste, figure-toi. C’est mental tout ça, tu le sais bien.
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kierol24   21 décembre 2017
Ivan allégresse et liberté de Kits Hilaire
Il avait pris peur la dernière fois qu’il était passé chez son oncle.

Effaré devant les informations télévisées que ce dernier regardait sur son nouvel écran, il avait vu des soldats, pratiquement grandeur nature, faire irruption dans sa salle à manger transformée en champ de tir par un son hypertrophié.

Il avait tenté de lui expliquer que, dans de telles conditions, n’importe quel humain non conditionné se jetterait sous la table, les mains sur les oreilles, puis ramperait vers la sortie de l’appartement, avant de détaler en courant aussi vite que ses jambes pourraient le porter.

En pure perte.

Manel, qui l’adorait, pensait qu’il était un être aussi angélique que marginal, n’ayant aucune notion de la vie réelle. Il lui avait dit :

– Toi, tu es intelligent, mon petit. C’est bien, très bien même. Toutes ces années d’études ! Tu réfléchis beaucoup. Mais pourquoi tu ne travailles pas ?

Yvan avait laissé tomber.
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kierol24   13 avril 2019
Mon grand-père et moi à Barcelone de Kits Hilaire
Il n’a aucun sens des réalités brutales inhérentes à ce genre de quartier. Pas la moindre idée. Il est en train de vivre là une sorte de projection géante d’un film d’aventures hollywoodien ou d’un remake de Pépé le Moko.
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kierol24   27 novembre 2017
Ivan allégresse et liberté de Kits Hilaire
– La vie d’Amada a été une démonstration quotidienne qu’une autre façon de vivre est possible. Une façon plus amicale, plus gaie. Plus droite et solidaire. En fin de compte, une façon d’aimer.
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kierol24   14 septembre 2017
Berlin, derniere de Kits Hilaire
– Aujourd’hui, il y a eu un tremblement de terre.

J’ai claqué la porte. Andy m’a regardée.

– Le Mur est tombé, dis-je, la RDA ouvre ses frontières. Ils l’ont dit à la radio. Berlin est ouverte.

Il est resté figé dans son fauteuil. À me regarder, à ne pas en croire ses yeux. À n’avoir jamais vu ça de sa vie.

Silence.

– C’est vrai, dis-je, ils l’ont annoncé à la radio.

Silence. J’étais debout, adossée à la porte. La porte tremblait.

– À la radio, à l’instant.

Le 9 novembre 1989. Il faisait nuit. Nous sommes sortis. Tous les deux.

Nous avons marché, marché dans les rues. On ne reconnaissait plus les rues.

Elles avaient pris un visage étrange. Hostile.

La plupart des gens ne savaient pas encore. On le voyait sur leur figure. Ils ne savaient rien. Ils allaient en paix.

Nous ne parlions pas. […]

Nous sommes retournés en direction du Mur. Il fallait y aller. Voir. Assister à ça , quelle que soit la douleur. Nous avons longé le Mur. Les gens savaient à cet endroit-là, riaient en allant vers Moritzplatz, vers le poste frontière, ils riaient, contents. Pas tous. […] Quand un semblant de jour s’est levé, nous nous sommes arrêtés.

– Qu’est-ce qu’on va devenir ?

– Je ne sais pas, dit Andy, je ne sais pas.
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