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4.08/5 (sur 183 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Marie Kock est journaliste et auteure.

Depuis 2014, elle gère les pages société du magazine "Stylist".



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Le mouvement #MeToo a mis en lumière les difficultés des relations hétérosexuelles, régies par des logiques patriarcales, de violence, d'inégalités et de domination. Depuis, de nouveaux modèles de couple et de famille émergent, désirables, et avec eux l'horizon du célibat et de non-parentalité. La productrice de France Culture, Adila Bennedjaï-Zou, autrice du podcast “Ex-ologie : une vie de célibataire” (Les Pieds sur Terre) et l'essayiste Marie Kock, journaliste autrice de Vieille fille. Une proposition (La Découverte) en discutent. #metoo #célibat #etmaintenant _____________ Retrouvez-nous sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture TikTok : https://www.tiktok.com/@franceculture

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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
(...) faire un enfant pour être adulte m'a toujours semblé moins logique qu'être adulte pour faire un enfant. Comment être responsable d'un autre qui ne sait rien alors qu'on n'est pas encore responsable de soi-même ? Je ne parle pas d'avoir une bonne situation professionnelle ou une maison avec toute la batterie d'équipements ménagers et des factures bien rangées selon un code couleur. Mais de faire le tri dans nos névroses, celles dont nous avons héritées et celles que nous sommes susceptibles de transmettre, dans les désirs que nous croyons être les nôtres et que nous ferons porter à ceux qui nous succèdent, je parle de savoir pourquoi on veut un enfant et comment on va le protéger du monde hostile mais aussi de nous-même, quels que soient notre amour et notre bonne volonté.
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Il se trouve que, n'ayant pas été aveuglée par ma propre progéniture, j'ai toujours eu le sentiment que parmi les enfants d'aujourd'hui se cachaient aussi les connards de demain.
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C'est à ça que je tends. A être moi-même un train vague. Un endroit en friche, où il aurait pu se construire des choses et où il ne s'est rien construit. [...] Une terre fertile où l'amour ne se cultive pas mais pousse quand même, à des endroits inattendus, se fane et meurt, germe là où on ne l'attend pas.
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La question que l’on ne pose jamais, c’est : si l’amour parental était un sentiment complètement désintéressé, pourquoi faudrait-il à tout prix avoir des enfants à soi ?
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L'expérience est comparable à celle de se retrouver au beau milieu d'une fête dans laquelle on est la seule à ne pas boire. Ivre morte, j'aurais pu me persuader que c'était vraiment la meilleure soirée de ma vie. Sobre, je me rends compte que finalement, ce n'est pas si terrible que ça. Et je m'évite aussi un certain nombre de gueules de bois.
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Que faire de soi quand on ne s'occupe pas d'un autre ? Quand notre fonctionnement quotidien n'est pas rythme par la logistique, les calendriers, les besoins et les privilèges considérés comme naturels de la ou des personnes avec qui on partage son appartement ? On commence par se prendre une grande claque. À douter de sa propre existence, en l'absence de la validation par un regard extérieur qui atteste de votre présence et de votre utilité. À faire l'expérience de la fragilité et de l'absurdité d'une vie humaine.
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C'est peut-être la raison pour laquelle la vieille fille est mise au ban de la société conjugale et familiale. Parce qu'on lui en veut de mettre au jour, par son refus d'y entrer, l'horreur que peuvent représenter le couple et la famille. D'incarner la vérité selon laquelle ces cadres sentimentaux et relationnels n'ont parfois pas grand-chose avec l'amour, que l'amour est une denrée rare et que cela ne sert à rien de penser que tout le monde peut y avoir accès.
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Nous oublions le fait que tomber amoureux se produit généralement à un moment où l'on ne connaît presque rien ou si peu de son partenaire (voire de soi-même). C'est-à-dire que notre choix se fait dans un mélange d'hormones, de projections personnelles, d'espoir d'être, enfin, tombé sur le gros lot. Cette folie, se lier à un inconnu, que l'on tente de justifier à grand renfort de signes, de synchronicité, d'intérêts a priori communs, de sentiments d'évidence, est bien sûr ce qui rend la rencontre si excitante. Mais c'est aussi la raison qui fait que, quelques années plus tard, on ne sait plus très bien qui est cette personne qui est en train de se laver les dents dans la salle de bains et qu'on ne peut plus saquer.
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Ne plus attendre l’amour, c’est d’abord se reposséder. Reprendre
possession de son corps, de son cerveau, de son temps.
Dans les premiers temps du sevrage, c’est ce qui m’est apparu en
premier. Le temps. Le temps que je gagnais en supprimant cette donnée de
mon agenda quotidien. Le temps pour faire d’autres choses bien sûr, mais
aussi et surtout pour penser à autre chose. Mon temps de cerveau disponible
s’est mis à augmenter de façon spectaculaire. Toutes ces heures passées à
penser à l’autre, à ce qui lui ferait plaisir, pourquoi il avait dit ça, et donc
qu’est-ce que ça voulait dire pour notre relation, et ah non le 12 je ne peux
pas parce que c’est l’anniversaire de sa mère… Toutes ces heures se sont
retrouvées vacantes. D’un coup, j’ai eu le temps de respirer sans
m’inquiéter, sans me mettre en colère, sans attendre tout et son contraire.
Quand certaines de mes amies se séparaient et étaient à nouveau
célibataires, avec ou sans enfants, celles qui étaient encore en couple, avec
ou sans enfants, ont souvent eu le réflexe de les encourager d’un : « Mais
c’est génial, tu vas pouvoir sortir, faire de nouvelles rencontres, ne pas te
prendre la tête ! » Moi, j’ai choisi de prendre énormément de temps pour
vapoter en regardant le plafond. Pour ranger mes placards, me faire masser,
lire, voir mes amis (et pas dans l’espoir qu’ils aient ramené un +1). Pour
aller travailler sans avoir rien à raconter à mes collègues de mes soirées
sinon la vie ordinaire d’une femme seule. Bien sûr, j’ai eu des moments de
panique. J’arrivais aussi à l’âge où la question de faire un enfant ou pas
devenait pressante. Le compte à rebours avait commencé. Est-ce que je
devenais cette femme de la chanson d’Enzo Enzo, vivant une vie sans
aventures et dont on retiendrait surtout que « J’dis “Bonjour” à la
boulangère, je tiens la porte à la vieille dame » ? À mon enterrement, ceux
qui m’avaient croisée pourraient-ils dire que j’étais « Juste quelqu’un de
bien » ? La réponse me terrifiait autant que la chanson. Mais je ne bougeais
pas. Je me contentais de répéter, à moi et aux autres, que j’allais m’y
remettre, avant de rentrer chez moi me blottir bien au chaud. J’avais besoin
de temps et le temps dont j’avais besoin ne cessait de s’allonger.
J’échappais, en partie, au temps des femmes tel que l’a défini la philosophe
Camille Froidevaux-Metterie :
"Contrairement à la représentation commune d’une cyclicité féminine, imputable à la répétition
mensuelle des cycles menstruels, le temps des femmes s’avère en fait tragiquement linéaire. Il
est marqué par ces moments décisifs que sont la puberté et la ménopause qui signalent l’entrée
et la sortie de la potentialité maternelle, l’une et l’autre tout aussi indécidables qu’irrémédiables.
Il est rythmé par ces événements corporels qui viennent, périodiquement ou soudainement, en
infléchir le déroulement. Les règles donc, mais également l’apparition des seins, les grossesses,
les fausses couches ou les avortements, l’accouchement, l’allaitement, la vie sexuelle sur le
versant positif de la quête du plaisir comme sur le versant négatif du harcèlement et des
violences. Le temps des femmes est un temps tragique donc, scandé par une succession de
péripéties qui, en introduisant de la discontinuité et en produisant des coups de théâtre,
entretiennent une intensité émotionnelle à laquelle il est quasiment impossible d’échapper".
Le temps retrouvé, c’est ce qui m’a permis de digérer toute cette intensité
émotionnelle accumulée, restée invisible tant que je tentais de surnager et
de renouveler l’excitation en accumulant les dramas sentimentaux et
professionnels. De me rendre compte qu’il pouvait se passer beaucoup de
choses même quand il ne se produisait pas d’événements. J’apprenais à me
passer de mon addiction au frisson et à découvrir les joies d’une vie
débarrassée de la contrainte et de l’ascenseur émotionnel. Peu à peu le
sentiment d’urgence s’est estompé. Bizarrement, j’ai repensé à la pression
que j’avais ressentie lors du brevet des collèges. À l’époque, ce rite de
passage me semblait déterminant pour le reste de ma vie. Le réussir ou le
rater serait forcément décisif. Évidemment, il n’en était rien (et j’aurais bien
aimé qu’on me le dise à l’époque).
Au départ, j’avais envisagé ce retrait comme une pause, comme
lorsqu’on part se ressourcer à la campagne ou que l’on met son foie au
repos après les fêtes. J’étais fatiguée de mes élans, de ceux qui avaient été
reçus comme de ceux qui avaient été déclinés. Je n’avais plus l’énergie pour
me relancer, une fois encore, dans une rencontre, dans les projections
qu’elle ne manquait jamais de déclencher. Mon corps, mon cerveau, mon
cœur étaient épuisés, vidés, asséchés. Ils demandaient grâce. Je me suis
donc mise à la diète, pensant que, à un moment ou à un autre, je finirais
bien par avoir de nouveau faim. J’étais persuadée que la désertion du champ
de l’amour ne serait que momentanée, que j’avais simplement besoin de
reprendre mon souffle avant de me relancer dans la bataille pour laquelle je
m’étais entraînée toute ma vie. C’est tout autre chose qui a commencé à
émerger.
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En vivant seule longtemps, j'ai appris à être ma meilleure compagne. À être indépendante, à me respecter, à m'aimer. Je ne suis plus dans l'attente d'être complétée. Je suis déjà entière. C'est donc ça mon standard : quelqu'un dont je n'aurais pas besoin.
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