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Note moyenne 3.58 /5 (sur 12 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Paul-Cap-de-Joux,Tarn , le 07/11/1918
Mort(e) le : 12/2013
Biographie :

Paul Aussaresses est un général de l'armée française à la retraite.

Parachutiste, il est connu pour son utilisation de la torture durant la guerre d'Algérie, en particulier lors de la « Bataille d'Alger », dont il reconnut l'existence pour la première fois lors d'un entretien avec un journaliste du quotidien Le Monde en 2000.

Aussaresses a d'abord participé à la fondation du 11e Choc, le bras armé du SDECE (l'ancêtre de la DGSE), avant de prendre part à la guerre d'Indochine puis à la guerre d'Algérie.

Après la guerre, il enseigne les techniques de contre-insurrection à Fort Bragg, aux États-Unis, avant d'être promu colonel et d'être nommé à la section française de l'état-major international de l'OTAN.

Il est ensuite nommé attaché militaire au Brésil, en 1964, où il enseigne au CIGS de Manaus.

Paul Aussaresses a travaillé par la suite comme vendeur d'armes pour l'entreprise Thomson.
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[Réactions tortures du général Aussaresses]
Reportage. Après la publication du livre du général Paul AUSSARESSES, où il avoue avoir pratiqué la torture pendant la guerre d'Algérie, sans exprimer de regrets, plusieurs hommes politiques se sont exprimés sur l'opportunité de la création d'une commission d'enquête. Commentaire sur images factuelles et pages du "Monde", alternant avec une interview du général AUSSARESSES (archives...

Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
andreas50   13 juin 2018
Services spéciaux. Algérie, 1955-1957 de Paul Aussaresses
Le couvre-feu décidé par Massu fut rapidement mis en place. Les patrouilles exécutèrent les ordres et tirèrent sur tout ce qui bougeait. On laissa les morts sur place. On n'avait pas le temps de s'en occuper et il fallait qu'on les voie bien. Pour être crédibles, les parachutistes devaient en effet se montrer plus redoutables que le FLN.

Des exécutions sommaires ainsi pratiquées dans les rues d'Alger prouvaient la détermination du gouvernement dont nous étions le bras armé. Elles frappèrent tant les esprits que, le lendemain, les dénonciations commencèrent à affluer.
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andreas50   14 juin 2018
Services spéciaux. Algérie, 1955-1957 de Paul Aussaresses
Quant à l'utilisation de la torture, elle était tolérée, sinon recommandée. François Mitterrand, le ministre de la Justice, avait, de fait, un émissaire auprès de Massu en la personne du juge Bérard qui nous couvrait et qui avait une exacte connaissance de ce qui ce passait la nuit. J'entretenais les meilleures relations possibles avec lui et je n'avais rien à cacher.
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moravia   07 juillet 2015
Je n'ai pas tout dit : Ultimes révélations au service de la France de Paul Aussaresses
- Tous, ils s'étaient tous tiré à l'étranger, sauf Yacef Saadi.

Mais, après une belle accalmie, les attentats et les meurtres ont repris de plus belle. Le 3 juin, quatre bombes dissimulées dans des lampadaires explosent à l'heure de la sortie des bureaux près de la station de bus à Alger. Elles font des dizaines de morts et de blessés. Le 9 juin, c'est sous l'estrade de l'orchestre du Casino de la Corniche, un dancing très fréquenté par les jeunes Algérois, qu'explose la bombe. Les musiciens sont pulvérisés. Et encore une fois des morts, des mutilés, des blessés, et des dizaines de victimes autant musulmanes qu'européennes.

Massu était fou furieux. Il nous convoquait, Trinquier et moi, et nous engueulait comme si c'était nous qui avions posé les bombes : " Et ça, c'est quoi, espèce de salauds ? nous disait-il. Hein, qui est-ce qui a fait ça ? Qu'est-ce que vous attendez ? ".
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moravia   17 juillet 2015
Je n'ai pas tout dit : Ultimes révélations au service de la France de Paul Aussaresses
- Cet ingénieur, ce représentant du Giat, ne savait peut-être pas que ce monsieur Altman était Klaus Barbie .

- Vous rigolez . Bien sur qu'il savait ! Si un militaire ou un ingénieur français, débarquant à La Paz, n'apprenait pas dans les jours qui suivaient son arrivée qu'Altman et Barbie étaient un seul et même homme, c'est qu'il était un benêt. L'envoyé du GIAT a donc discuté avec Barbie du pourcentage qu'il allait recevoir sur la vente de ces canons et ils se sont aisément mis d'accord. Nous ne savons pas combien Barbie a touché comme commission, mais ce n'était surement pas des cacahuètes.

- Et l'ambassadeur de France en Bolivie, dans tout ça ?

- Il ne fallait pas lui en parler, car il se serait étranglé de colère. Son excellence l'ambassadeur semblait avoir comme politique de ne rien voir, rien entendre et rien faire.

- Mais les gens du GIAT, à Paris, ceux qui ont donné leur aval pour payer des commissions à Altman, ils savaient ?

- Et bien sur qu'ils le savaient. Tout le monde savait qui était Altman.

- C'était sous Giscard .

- Oui, c'était sous Giscard.

- Cette histoire est-elle connue ?

- Non, pas trop. Irribaren me l'a raconté parce que j'étais de la Maison, sinon c'est motus et bouche cousue. Vous imaginez le tollé, si la presse avait su que le GIAT, c'est-à-dire une entreprise de l'État français, avait versé officiellement de l'argent à Barbie.
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moravia   01 juillet 2015
Je n'ai pas tout dit : Ultimes révélations au service de la France de Paul Aussaresses
- La réalité, c'est que l'ordre est venu de Paris.

- De Paris, vous voulez dire, du ministère de la Justice ?

- Oui. On nous demandait de "laisser sa capsule de cyanure à Ben M'Hidi". Devant mon ahurissement, lorsqu'il m'a communiqué cet ordre, le juge Bérard a insisté lourdement : "Mais oui, mais oui, tous les grands chefs ont leur capsule de cyanure. Vous ne savez pas ça. Ils l'avalent pour se supprimer s'ils tombent aux mains de l'ennemi."

J'avais compris. Il fallait que Ben M'Hidi se supprime comme un grand chef. Sauf qu'il était impossible de trouver une capsule de cyanure à Alger. Il a donc fallu trouver autre chose pour "suicider" Ben M'Hidi.
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moravia   02 juillet 2015
Je n'ai pas tout dit : Ultimes révélations au service de la France de Paul Aussaresses
.....Je suis entré chez Thomson. En septembre 1976, je suis embauché à la Direction commerciale de Thomson-Brand Armement. J'étais le second du directeur commercial.

- Donc, à partir de ce moment-là, chez Thomson, vous avez travaillé sur l'Amérique latine, votre secteur de prédilection.

- Au début, pas du tout, sur l'Afrique du Sud.

- Pourtant, le régime d'apartheid était mis au ban des nations et il y avait un embargo de la France et de l'ONU envers l'Afrique du Sud.

- Oui

- Donc, la France violait l'embargo.

- Ce que vous dites là, c'est une accusation ?

- Non, c'est un fait.

- C'est bien dit. Oui.

- Donc, la France violait l'embargo.

- Comme vous dites.

- Elle aidait le régime d'apartheid ?

- Carrément.

- Qu'est-ce que vous leur vendiez ?

- J'ai oublié, j'ai oublié.

- Vraiment ?

- Oh, nous vendions toutes sortes d'armes.

- Vous aviez des contacts avec les services secrets sud-africains, le fameux BOSS ?

- Bien sûr que j'avais des contacts. Quelle question !
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andreas50   12 juin 2018
Services spéciaux. Algérie, 1955-1957 de Paul Aussaresses
Une fois entré dans le bureau de Massu, comme je n'avais rien à perdre, je n'ai pas mâché mes mots :

- Mon général, je préfère vous dire que je n'étais pas volontaire pour ce poste. Pas du tout volontaire !

- Je le sais bien, mon vieux, fit-il avec un petit sourire. Ça prouve au moins que vous avez compris ce qu'on attend de vous et c'est mieux comme ça : nous allons gagner du temps et le temps presse. Sachez simplement que vous êtes l'homme de la situation. C'est pour ça que vous avez été choisi. Aujourd'hui, le FLN tient Alger et nous le fait savoir tous les jours. Il le fait savoir au monde entier. Non seulement le FLN tient Alger, mais ses principaux chefs y sont installés. Tout le monde le sait. Aujourd'hui, Aussaresses, nous allons les liquider, très vite et par tous les moyens : ordre du gouvernement. Puisque vous n'étiez pas volontaire, vous savez que ce n'est pas un travail d'enfant de chœur.
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moravia   21 juillet 2015
Je n'ai pas tout dit : Ultimes révélations au service de la France de Paul Aussaresses
- Des Argentins ont dit qu'à Manaus, on enseignait la torture sur des prisonniers vivants. C'est vrai ?

- Je ne sais pas. Je ne crois pas, mais ça se peut.

- Et pour la torture, ça se passait comment ?

- On leur enseignait les techniques - On ne le faisait pas devant eux - ; on leur racontait comment ça se passait.

- L'enseignement de la torture, c'était uniquement théorique, donc ? Ou est-ce qu'il y avait des exercices ?

- Il y avait des exercices.

- Sur des cobayes...il y avait des stagiaires qui jouaient le rôle de torturés et d'autres celui de tortionnaires ?

- Voilà.

- Chacun jouait son rôle ?

- Oui.

- Mais ils ne le faisaient pas vraiment ?

- Non.

- Mais parfois ils le faisaient vraiment ?

- Parfois ils le faisaient vraiment...

- En fait, vous formiez des spécialistes de la torture brésiliens, qui ont, par la suite, exporté leurs techniques dans d'autres pays d'Amérique latine ?

- Oui, c'est exact.
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moravia   04 juillet 2015
Je n'ai pas tout dit : Ultimes révélations au service de la France de Paul Aussaresses
- Quelles étaient vos attributions ?

- Je devais nouer ou entretenir des contacts diplomatiques avec les autres attachés militaires en poste au Brésil. Je faisais bien sûr aussi du renseignement.

- Vous arrivez à Brasilia quelques mois après l'arrivée au pouvoir d'un régime militaire en Uruguay, en Bolivie et trois semaines après le coup d'état au Chili.

Quelle coïncidence !

- C'en est pas une, je vous l'assure. Je me souviens bien de la date du coup d'état de Pinochet, le 11 septembre, parce que c'est l'anniversaire de la mort de Guynemer, qui a disparu au cours d'une mission aérienne.
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moravia   26 juillet 2015
Je n'ai pas tout dit : Ultimes révélations au service de la France de Paul Aussaresses
Ses cheveux étaient rasés et on sentait comme un trou sous tout le haut du crâne.

- C'est quoi, ce trou, Bob ? lui ai-je demandé.

- Bah, tu sais, je m'étais pris deux balles dans le crâne en Rhodésie et c'était ma copine Marie Élise qui me les avait retirées. Seulement, voilà : Marie Élise était vétérinaire.

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