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Note moyenne 2.13 /5 (sur 4 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) à : Vienne , le 21/11/1897
Mort(e) à : Londres , le 1/05/1963
Biographie :

Veza Canetti, de son nom de jeune fille Venetiana Taubner-Calderon, est un écrivain autrichien. Elle est la première épouse d'Elias Canetti.

Elle a publié l'essentiel de ses nouvelles sous les pseudonymes de Veza Magd, Veronika Knecht et Martina Murner dans la presse austro-marxiste. Son œuvre a été redécouverte tardivement : le roman la Rue jaune (1933) en 1990, la pièce de théâtre l'Ogre (1934) en 1991, le roman autobiographique les Tortues (écrit à Londres en 1939) traitant de l'année 1938 (Anschluss et Nuit de cristal à Vienne) en 1999. Elle est aujourd'hui une figure emblématique du mouvement féministe.

Source : Larousse
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
armand7000   13 juin 2019
Lettres à Georges de Veza Canetti
Lettre de George a Veza

, le 10 juin 1933



Mon excellente Veza, votre lettre vient d'arriver, et je ne peux m'empêcher de dire qu'elle est carrément incompréhensible, même si je la comprends fort bien. Au moins, il en ressort claire­ment que de nous quatre (vous, Elias, Maman et moi), je suis le seul être à peu près normal. Vous avez mal com­pris ma lettre, c'en est tout bonnement effarant, vous avez lu je ne sais quoi entre les lignes, sous elles et dans la marge, et n'avez répondu qu'à cela - du reste, vous a-t-on demandé une réponse sur cette affaire entre Maman et Elias ? Si je vous ai écrit à ce sujet, cela ne signifie en rien que j'aie voulu vous attribuer le moindre rôle. Vous en aviez certainement un, mais seulement passif, vous n'étiez qu'un prétexte fournissant un nouvel aliment au légitime conflit qui, séparant Maman et Elias, aurait pu être alimenté par cent autres occasions, et c'est bien ce qui s'est passé. Je vous ai écrit à ce propos comme on confie à un ami une nouvelle particulièrement triste qui vous préoccupe, pour qu'il vous donne des conseils et de l'espoir, car d'une façon générale, on aime à s'épancher de temps à autre. Et vous, vous avez tout compris de travers avec une passion qui, pour être belle, n'en était pas moins fort déplacée. Cette preuve de confiance, une des plus grandes qui soient - parler à quelqu'un, fût-ce à vous-même, de questions concernant ma mère -, vous l'avez détournée de son sens en y voyant je ne sais quelle accusation secrète qui, à présent, devrait naturellement sembler aussi stérile qu'absurde, à supposer qu'elle soit fondée. N'avez-vous pas encore compris à mon sujet, Veza, que je ne poursuis jamais de buts sans les évoquer, ou plutôt que si je les tais, c'est seulement en présence de ceux qui pourraient en abuser ? Vous y verrez peut-être la preuve d'une arrogance démesurée - qu'à cela ne tienne. Et ma lettre aurait-elle pu avoir d'autre but que de vous montrer le tort qu'Elias a fait à autrui, même à sa mère, afin de vous peindre sous un jour plus supportable le poids intolérable de la relation mutuelle que vous entretenez avec lui ? Mais que cette pensée eût été erro­née ! Comme si, en pareil cas, le bien le plus précieux que l'on garde n'était pas justement la conscience de la solitude, du moins chez les êtres de valeur... Quoi qu'il en soit, n'ayant pas eu le moindre dessein, je n'ai pas commis d'erreur. Vous voyez qu'il n'y a pas trace d'une attaque «révoltante», si ce n'est peut-être dans la contre-attaque. Comment pouvez-vous imaginer sérieusement que j'aie eu vent de quelque commérage idiot, et, le cas échéant, que je ne vous en aie pas parlé directement plutôt que «par faits interposés*», comme on dit ? Comment pouvez-vous, en outre, imaginer que ma mère en soit l'instigatrice ? Elle ne l'est pas, je vous en donne ma parole d'honneur. Et pour terminer, comment voulez-vous qu'elle s'exprime par le biais de mes lettres ! Il y a de quoi rire, et c'est sans doute ce que vous ferez vous aussi, qui connaissez mon impartialité et n'avez pu l'oublier que sous le coup de l'émotion. Ma chère et bonne Veza, ne laissons pas la détresse de notre entourage entrer dans notre correspondance : cette détresse, je l'ai suivie et j'ai voulu vous en parler, mais vous, vous l'avez subie et votre souffrance vous fait croire que...
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ivredelivres   28 février 2010
Lettres à Georges de Veza Canetti
Adieu, mon bien cher Georges, et que ton océan de tendresse ne s'évapore pas trop vite : je me contenterai même d'un restant de sel, pour peu que tu en glisses dans une lettre et m'en envoies souvent. Ton frère Elias, qui ne s'est pas encore remis de la beauté du mot "frère".
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