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Mia459
  28 février 2020
Nosferatu: Contre Dracula de Olivier Smolders
Existe-t-il un combat à mener, puisque Nosferatu et Dracula sont le même personnage ? Afin d’échapper aux droits d’auteur à verser à la veuve de l’écrivain irlandais Bram Stoker, le réalisateur allemand F.W. Murnau a eu l’idée de transposer le roman « Dracula » en Allemagne et de modifier le nom du célèbre vampire, le faisant passer de Dracula à Orlock. Bien entendu, le subterfuge a été dénoncé et la justice a donné raison aux ayant-droits, ordonnant également la destruction du film, dont quelques copies ont néanmoins pu être sauvées. Chef-d’œuvre du cinéma expressionniste, ce long métrage est actuellement analysé dans les universités et a été intégré au patrimoine du septième art, faisant figure de classique muet (1922). Si Universal et, surtout, la Hammer ont transformé le vampire en séducteur, Murnau l’a imaginé en bête assoiffée de sang, confiant à l’acteur Max Schreck le rôle principal. Beaucoup de choses ont été écrites à propos de cette réalisation et son tournage. Par exemples que Schreck était un authentique vampire et que l’actrice principale lui avait été promise en guise de salaire. Olivier Smolders revient sur la fonction du buveur de sang au cinéma et analyse l’évolution de Dracula, pour comprendre la manière dont il a été compris ci et là, passant de faire-valoir à protagoniste. Si Bela Lugosi a été le premier Dracula fidèle au personnage littéraire, Christopher Lee l’a doté d’une élégance qui a durablement marqué plusieurs générations, faisant de lui l’archétype du mort-vivant aux canines aiguisées et prêtes à déchirer la chair d’une gorge offerte. Alors Dracula-Nosferatu, même démarche ? Reprendre le dossier aux débuts permet de relativiser et de comprendre ce qui caractérise chacun, avec de nombreux points d’e convergence mais aussi quelques singularités qui prouvent que chaque cinéaste est un artiste qui s’inspire d’un imaginaire tant collectif qu’individuel. Un essai qui devrait passionner les amateurs de fantastique et d’horreur !
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Mia459
  28 février 2020
Jack Sparrow : Manifeste pour une linguistique pirate de Laurent de Sutter
Jack Sparrow (dont le nom signifie moineau) est un flibustier de fiction, passé à la notoriété grâce à la saga « Pirates des Caraïbes » et campé à l’écran par Johnny Deep. On doit son origine à une attraction du parc Disneyland. Dès sa première apparition à l’écran, il fédère l’enthousiasme, avant de devenir source d’inspiration pour jeux vidéo. La question qui demeure est celle-ci : de quelle manière fabrique-t-on un héros ? Il n’y a bien sûr aucune recette, autrement cela se saurait ! Un personnage populaire doit cependant correspondre à un cahier de charges plutôt précis. Doté ou non de superpouvoirs, il allie un savant mélange de sympathie, d’intelligence et de courage. A cela, il doit généralement défendre le Bien pour entraver le Mal. A sa manière, Jack Sparrow est une sorte de seigneur des océans, buveur de rhum, séducteur dopé d’un charme qui opère particulièrement sur les femmes et flanqué d’un look qui le caractérise par rapport à ses semblables. Dans les suites qui s’enchaînent, le protagoniste cherche à échapper à la dette qui le lie à Davy Jones, à combattre des ennemis jurés ou à gripper la Compagnie des Indes orientales. Laurent de Sutter revient sur le personnage et le remet dans son contexte, tout en analysant les raisons de son succès. Si on ne peut pas nier la performance de l’acteur principal, le travail des scénaristes, des metteurs en scène successifs et de l’équipe technique, Jack Sparrow est rapidement devenu un archétype : celui d’un boucanier en quête permanente d’aventure et de liberté, confronté à son passé et prêt à en découdre avec quiconque cherche à entraver sa route. Au fil des chapitres successifs, le public est toutefois amené à l’évidence que l’arme préférée du héros coiffé à la mode rasta demeure la parole. La grande idée est ici de disséquer cette série sur le plan sémantique et d’apporter des conclusions auxquelles le spectateur lambda ne songe pas forcément. Un exercice loin des habituels ouvrages consacrés au septième art et qui relève de l’essai davantage que du livre pour cinéphiles.
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AmandineAuFildesPlumes
  25 janvier 2020
Buzz-moi de Aurélia Aurita
J'avais tellement adoré Fraise et Chocolat, que lorsque j'ai aperçu ce titre dans ma médiathèque, je me suis dit que cela pourrait être intéressant de lire à nouveau cette jeune auteure. Les précédentes BD d'Aurélia Aurita parlait de sa sexualité, de sa découverte, de ses ressentis. Cette BD n'est pas du tout basé sur le thème de la sexualité mais sur le regard qu'on jetait les gens sur elle à la sortie de son premier livre. Il faut dire que Fraise et Chocolat a fait un sacré Buzz à sa sortie. Un Buzz auquel la jeune auteure n'était pas vraiment préparée. Il lui a donc fallut affronter les gens et surtout leur jugement sur sa vie sexuelle. Très vite, elle se rend compte que certaines questions sont mal placées et que les personnes font des allusions salaces ou essaient de la mettre mal à l'aise. Aurélia Aurita nous interroge donc avec cette BD sur la façon dont les gens voient la sexualité. Son analyse de son buzz est intéressante, tout comme sa réaction très protectrice envers elle même. En effet, l'auteure a eu l'intelligence de se mettre en retrait et de limiter ses interventions. Sa réflexion est donc très intéressante et interroge sur la place du sexe dans notre société notamment dans les médias.



L'esthétique, quant à elle, est fidèle à celle de Fraise et Chocolat. Le lecteur reconnaît très vite le trait de l'auteur, fin et régulier.
Lien : https://aufildesplumesblog.w..
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