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L'Aube

Fondées en 1987 par un groupe d'intellectuels, parmi lesquels Jean Viard, Les Editions de l'Aube sont une maison d'édition située dans le Vaucluse, à La Tour-d'Aigues. Elle publie une cinquantaine d'ouvrages par an au sein de différentes collections. Deux collection portant sur la littérature nommées Regards croisés et Regards d'ici, quatre collections d'essais nommées Monde en cours, Ère planétaire, Urgence de comprendre et Conversation pour l'avenir, et enfin, une collection polar nommée Aube Noir.

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Dernières critiques
1001livres
  20 mai 2018
Triste jeunesse de Mohamed Nedali
C'est après un voyage au Maroc, dans la ville de Marrakech que j'ai voulu lire de la littérature marocaine. J'ai longtemps flâné dans la bibliothèque de ma ville car, la littérature marocaine, ça ne court pas les rayons apparemment ! Ce livre m'a d'autant plus séduite du fait que l'intrigue se déroulait à Marrakech.

Nous sommes donc en immersion dans Marrakech et le narrateur est un jeune Marrakchi. L'histoire tourne autour du narrateur et de son ami lors de leur jeunesse. Tout ce qui touche à la jeunesse y passe, l'amour, les études, les désillusions, le chômage, le manque d'argent...

Ce livre est un beau portrait de la jeunesse marocaine (même de la jeunesse en général à quelques exceptions près) qui y montre toute le triste réalité. Ce court récit m'a refait voyagé durant un court instant.

Et enfin, je m'adresse à tous les Babéliotes, si vous avez des conseils sur de la littérature marocaine, je suis tout ouïe !
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NMTB
  19 mai 2018
Le Marquis de Saint-Evremont : Paris et Londres en 1793 de Charles Dickens
Déçu. Je m'attendais à lire un roman sur la Révolution Française et ce n'est pas le cas, elle ne sert que de décor. L'histoire n'est pas réaliste, elle est bourrée de clichés, de traits grossis. L'Ancien Régime est vraiment ancien, barbare, avec des aristocrates ignobles, une plèbe opprimée qui ne l'est pas beaucoup moins, de vieilles légendes de droit de cuissage, une révolution qui n'est qu'une grande jacquerie de gueux assoiffés de sang, rien sur les changements politiques, sur le déroulement des évènements, que des symboles de violence : Bastille, guillotine, carmagnole, tricoteuses, etc. C'est folklorique, pittoresque, superficiel, tout sauf instructif. Une caricature.

Les personnages aussi sont caricaturaux, ou plutôt symboliques. Dickens va jusqu'à supprimer leur nom, les aristocrates sont les « Monseigneur » et les sans-culottes les « Jacques », sans distinctions. Lucie Manette est l'ange de pureté sans tâche, madame Defarge l'inquiétante Parque de la révolution, une de ses amies se nomme simplement la Vengeance, etc. Il n'y a que deux personnages qui à mon avis sont un peu plus ambigus. D'abord le docteur Manette, qui a été embastillé pendant dix-huit ans, sans qu'on sache pour quelle raison (d'ailleurs, ça n'effleure l'esprit d'aucun personnage de se le demander), on ne l'apprend qu'à la fin. Il est devenu fou pendant son enfermement, a guéri par la suite, et fait quelques rechutes. le chapitre intitulé « La Consultation » est vraiment intéressant à lire de ce point de vue, si l'on considère l'époque où il a été écrit.

L'autre personnage, un peu plus fouillé que les autres est Sydney Carton. Il est directement en lien avec une réflexion qu'on trouve tout au long du roman sur le destin, la révolte et la résignation : Peut-on changer le cours des choses ? A priori Carton est lui aussi un symbole, celui de la résignation passive. Ce n'est pas le seul personnage dont l'un des traits de personnalité est l'indifférence, Madame Defarge en a aussi l'aspect, mais elle est plus réellement indifférente et en même temps beaucoup plus énergique, elle est l'indifférence même face aux autres. Carton, dans un sursaut de foi et d'amour, finira quand même par intervenir et déjouer le sort.

Comme je ne veux rien dévoiler je ne préciserai rien, mais il y a énormément d'illogismes dans l'intrigue, des tas de coïncidences incroyables, n'importe quoi quand on y songe, mais c'est souvent le lot des romans publiés en feuilleton. le choix des moments racontés tout au long de ces vingt années, de 1775 à 1794, est curieux, certains évènements sont évoqués trop rapidement, alors que des pans entiers de l'intrigue sont superflus. Bien qu'il contienne de jolis passages d'écriture, avec de belles métaphores, je trouve ce roman trop facile et trop alambiqué.
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gonewiththegreen
  17 mai 2018
Chemins de poussière rouge de Jian Ma
Ma Jian travaille pour la propagande chinoise . parallèlement , c'est un artiste (peintre, poète). De moins en moins en phase avec son métier et la dictature qui entoure ses fonctions, il décide de quitter son poste et de parcourir son pays.



Ce récit auto biographique possède plusieurs intérêts. D'une part, on y découvre des lieux méconnus des touristes , on peut apprécier toute la diversité du l'empire du milieu , que ce soit en termes de paysages , coutumes , ethnies , mode de vie, religion. Il n'y a que le fuseau horaire qui est commun à tout le monde.

Mais , dans ce road trip un peu particulier, on retiendra surtout la vision du pays par ses habitants et aussi bien que celle l'auteur (qui finira par décamper en 1997).



On est en 1983 au début d'un voyage qui durera trois ans et Deng Xiaoping fait souffler un vent nouveau , à travers ses quatre modernisations . Ouverture de quelques lieux aux touristes étrangers, assouplissement religieux , métamorphose économique pour un pays qui a pris un siècle de retard . Le symbole de cette Chine nouvelle : Shenzhen . Dans ce livre , on va croiser une quantité de Chinois attirés par ce symbole de liberté : des riches , des pauvres, des intellectuels, de laisser pour compte. Shenzhen , c'est le graal du Chinois des eighties (tandis que nous , ceux qui peuvent se coiffent comme Robert Smith :))

L'évocation de minorités est très poignante : leur combat quotidien,l'incompréhension du monde communiste : Les Miao, les Wa, les Tibétains , les Li, les Hui..., ce livre est un mine culturelle.

On peut aussi s'intéresser à la quête personnelle de l'auteur , moi je m'en fiche un peu , il se cherche , je ne suis pas sur qu'il se soit trouvé à la fin, il a des relations compliquées avec les femmes mais ne crache pas dessus quand l'occasion se présente...



Beau roman donc , foisonnant de culture, dont l'apogée se trouve lors de la traversée du Yunnan et du Tibet. Bel instantané de la Chine des années 80, de sa société , de son écologie flageolante , de ses minorités.

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