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fanfanouche24
  26 juillet 2021
Marcel Bascoulard de Patrick Martinat
Découverte incroyable de cet artiste et « clochard céleste »… grâce à un texte lu en avant-première, grâce à un prêt de mes camarades-libraires : « Ce qui manque à un clochard » de Nicolas Diat [Robert Laffont, août 2021 ]…[ Librairie Caractères - Issy-les-Moulineaux ]



Ce gros coup de coeur m'a donné la curiosité de poursuivre quelques recherches, et j'ai eu l'heureuse surprise de découvrir à ma médiathèque le catalogue de l'exposition qui lui avait été consacrée à Paris, à la Halle Saint-Pierre…en 2015



Catalogue très impressionnant comprenant plus de 300 oeuvres de l'artiste, le texte illustré, et très dense de Patrick Martinat narrant l'existence romanesque et tragique de Marcel Bascoulard, une page de présentation de Frédérik Pajak louant le style de Marcel Bascoulard… introduisant les 150 oeuvres à pleine page, reproduites ensuite…



Dessins humoristiques, ses photographies, ses tentatives incomprises du côté de l'Art abstrait, et ses dessins à l'encre, à la plume, des ruelles, coins et recoins de Bourges, sans oublier les magnifiques représentations de la cathédrale de Bourges ; mes préférences vont aux représentations de celle-ci, de nuit ! Toutefois, tout est magnifique, comme ciselé ; un vrai travail d'orfèvre… une ville magnifiée, dessinée à l'infini…paysages, ruelles, maisons anciennes, détails architecturaux, détails de la cathédrale… mais jamais d'humains à l'horizon, ni présents, ni suggérés !



Je me permets de transcrire un extrait explicite de la page de commentaire de Frédérik Pajak sur le talent de ce dessinateur :

« le dessinateur a disposé son décor à la fois simple et foisonnant. Il l'a vidé de toute présence animée : aucun passant ne traîne sur le chemin, aucun passant ne traîne sur le chemin, aucun habitant ne se présente alentour, ni chien, ni chat, ni même un oiseau. Touts est là, à sa place, et le large ciel se déploie au-dessus de la vanité du monde, un grand ciel si calme, si terriblement ordinaire. Bascoulard ne semble pas tenir à la vie, et surtout pas à sa représentation. Il offre à notre regard sa vision dépouillée- et pourtant descriptive et virtuose. Partout, on devine l'usure des choses, parce que les traits à peine appuyés se resserrent, se superposent et les abîment. Elles sont en assez bon état, ces choses : les maisons sont habitées, sans doute, les trains circulent, c'est presque certains, et pourtant elles semblent abandonnées, désaffectées. Il y a certes de la mélancolie, de la désolation ou de la nostalgie dans ses dessins, mais ces sentiments ne sont pas ostentatoires. Comme si le dessinateur s'en méfiait. Et l'on peut se poser la question : que veut-il exprimer, au juste ? le temps suspendu, peut-être.

La foisonnante simplicité du temps suspendu. Cela a suffi à son art. «

p. 132)



« Bascoulard ,Dessinateur virtuose, clochard magnifique, femme inventée. »--Marcel Bascoulard , personnage "emblématique " de la ville de Bourges, y ayant vécu entre 1940 et 1978… dont l'existence très prématurément fut marquée par de très lourds drames…



[***ne pas manquer le texte suivant à sa sortie le 26 août 2021 : « Ce qui manque à un clochard » de Nicolas DIAT [Robert Laffont, 2021 ]



Ma chronique : https://www.babelio.com/livres/Diat-Ce-qui-manque-a-un-clochard/1331528/critiques/2673712



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fanfanouche24
  15 novembre 2020
Au crayon de Henri Cartier-Bresson
Une curiosité pour les talents de dessinateur du célébrissime photographe dont c’était la vocation première… m’a fait réserver cet ouvrage à ma médiathèque. Introduction de Frédéric Pajak [***dessinateur dont j’adore tous les volumes de son « Manifeste incertain » ]



Album savouré pour la variété des sujets abordés par le dessinateur, Cartier-Bresson : autoportraits, portraits de ses amis, de sa compagne-photographe, Martine Frank, copies des grands maîtres, nus, paysages, vues de Paris et de nos provinces…quelques natures mortes. J’ai une préférence pour les portraits de ses amis, et certains lieux parisiens…sans oublier( j’imagine) les croquis touchants de son chat, Ulysse !!...



Même si sa vocation première fut pour le dessin et la peinture… il aurait été bien dommageable que « nous les perdions » comme photographe et quel photographe… !



Je finis cette brève chronique par un texte d’un de ses amis –écrivains, André Pieyre de Mandiargues, qui me plait beaucoup…

“Il me semble que nous avons été amis toujours, Henri Cartier-Bresson et moi. Mon aîné d'un an, cependant, je sais bien que c'est lui qui découvrit le premier et qui me dévoila la plupart des choses pour lesquelles nous allions nous passionner plus tard. Peintre et puis photographe, déjà, quand je n'étais qu'une larve, il m'a montré, tyranniquement parfois, ce qui valait la peine d'être vu, lu, entendu, dans l'univers. C'est vers 1928, la grande époque surréaliste, que nous avons décidé de sortir de la médiocrité bourgeoise pour devenir au moins des hommes libres, et le rester. Ainsi mourra-t-il, j'en suis sûr; comme je veux mourir. »





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JimmyCz
  22 janvier 2020
La vérité sur Max Lampin de Roland Topor
Comme c'est un ouvrage reçu lors de la Masse critique mon avis sera exprimé en plusieurs lignes quand quelques mots suffisent. Insignifiant, inutilement outrancier, inesthétique, inintéressant, sans humour, et sans saveur particulière. Roland Topor prouve ici que contrairement à la célèbre citation selon laquelle "on peut citer de mauvais vers s'ils viennent d'un grand poète" on peut être un grand nom et louper complétement une oeuvre.

A oublier.
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