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L`Amourier Editions


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Dernières critiques
ErnestLONDON
  14 novembre 2019
Les "Pétroleuses" de Édith Thomas
Édith Thomas rend justice aux femmes en étudiant leur rôle, trop souvent ignoré et déformé, dans l’histoire de la Commune de Paris. Elle revient notamment sur l’accusation qui se cache derrière le terme de « pétroleuse » et les stigmatise encore.

(...)

Étude remarquable dont la ré-édition s’imposait.



Article complet sur le blog.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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DavidG75
  19 avril 2019
Ethiopiques de Christophe Bagonneau
« Au commencement était le Verbe... Pourquoi papa ? »



Aaargh, Kebkab, mais quelle mouche tsé-tsé a bien pu te piquer pour venir poser cette question aussi douteuse qu'une absence de demande d'exonération de taxe de LVMH pour un don à Notre-Dame ?



Comprends-moi, Kebkab... Tu étais le meilleur élève de la classe de catéchisme, tu avais cette voix cristalline qui te destinait déjà à remplacer le vieux du village pour prêcher la bonne parole à sa place quand il passera « l'âme » à gauche et voilà que tu te mets à douter !



Non mais tu te rends compte, là ?



Ça, c'est passage assuré devant le Conseil des Anciens, c'est la perte de tous tes points sur ton permis de prêche, c'est le piquet des supplices de Koh Lanta pour espérer décrocher le totem de la Foi en seconde chance ! Là, mon p'tit gars, t'as perdu ton immunité, va falloir te rattraper !



Tel Frodon portant son anneau unique aux quatre coins de la Terre du Milieu, toi Kebkab, tu vas devoir porter en fardeau les saints éléments aux trois coins de l'Ethiopie, à la recherche des trois ermites à qui incombera la tâche de t'éclairer sur la signification profonde de l'Evangile secret de Philippe pour t'apporter lumière et foi en Dieu.



Un voyage rédempteur sur le chemin de Dieu, où philosophie, théologie et croyances africaines se mêlent à la beauté des paysages d'Ethiopie.



Alors, là, on va pas se mentir...



Pour ce qui est de décrire les paysages et de la beauté des mots sacrés d'Afrique, Christophe Bagonneau possède une magnifique plume, par moments très élégante, poétique et immersive, qui n'est pas sans me rappeler par petites touches un Laurent Gaudé ou un Jérôme Ferrari. C'est très beau, vraiment !



Pour ce qui est du chemin qui aurait dû m'élever vers le Créateur, j'avoue par contre que j'aurais dû écouter Gandalf me crier de toutes ses forces, du fin fond de mes lobes frontal et pariétal : « Fuyez, pauvres fous ! ».



Je l'ai pas entendu, nom d'un p'tit Jésus ! Et du coup, j'ai pas compris grand chose, nom d'une ecchymose...



« Notre condition d'homme, nos limites biologiques et la petitesse de nos voies portent en germe les secrets de notre accomplissement. Cette méfiance que nous avons de nous-mêmes, de même que cette défiance en nos propres facultés, peuvent être une porte d'accès, pour peu que nous n'y opposions pas trop de résistance, au salutaire chemin de l'ignorance, voie dite apophatique, où est rejeté tout ce qui est visible et connu de Dieu. Partant en effet du constat que l'observation et l'analyse du divin ne permettent nullement d'apprécier l'essence de celui-ci à sa juste valeur, l'âme peut alors choisir de plutôt systématiquement fuir toute forme possible de connaissance, forcément imparfaite et toujours risquer de dénaturer le divin. Celui qui choisit ou qui est conduit par cette voie, monte en ignorance, et donc en doute parfois, à travers des étapes de longue obscurité, de brefs éclairs et de lumières tamisées, jusqu'à ce qu'il se retrouve enfin un jour devant Dieu, l'intelligence presque purifiée de tout. A cet instant précis, l'âme a pleinement conscience qu'elle ne sait rien, voire que la connaissance de cette ignorance est elle-même en elle-même incompréhensible ».



...



Ah vous aussi, ça vous fait cet effet-là ? Flippant, hein... Ce dernier mot a fait en moi l'effet d'un phare dans le lointain... Je me suis tout de suite senti mieux de comprendre que je ne comprenais pas. Et franchement ça fait un bien fou quand vous comprenez ça d'un coup.





« Au commencement était le Verbe, mais sans raison nécessaire, et par pur plaisir d'être... Kebkab sentit que cela devait lui suffire, que cela devait être assez désormais pour méditer toute une vie, et l'établir dans la paix »...



Ah ben voilà Kebkab, si on te l'avait dit à la page 3, j'en seras pas là à me croquer ma troisième aspirine !



Je ne doute pas du talent de Christophe Bagonneau mais je me suis trop souvent arrêté durant ce voyage par la faute de trop nombreux passages franchement alambiqués. Un livre pour lequel il faut sans doute prendre beaucoup de hauteur pour l'apprécier, une toile qu'il faut pouvoir regarder de loin plutôt que le nez dans les détails...



Dieu 1 – David 0

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Proprose_Magazine
  26 novembre 2018
Car l'amour existe de Cyrille Latour
Cyrille Latour conçoit l’écriture comme une « activité, discrète jusqu’à la clandestinité, qui nourrit toutes les autres et s’en nourrit en retour. Elle est la dernière parallèle : celle qui croise toutes les autres. » Il la considère comme « déterminante », « structurante », et « libératrice ». C’est cette essence quelque peu cathartique qui confère toute sa force à Car l’amour existe, un récit sensible, que l’auteur tire de son expérience personnelle et dédie à sa compagne.



Si l’œuvre fait sans conteste écho au court métrage de Maurice Pialat, L’amour existe, réalisé en 1960, elle ancre et greffe son récit autour de la trame narrative du cinéaste, jouant avec elle. Le noir et blanc de Cyrille Latour répond à cet univers entre poétique et chirurgie qui, en parcourant la banlieue, glisse pour ainsi dire dans une réécriture toute personnelle et intime du classique de Pialat. Latour se fond, cherche à adopter la posture tantôt objective tantôt purement subjective du contemplateur, que retranscrit la voix sombre et mélancolique de Jean-Loup Reynold.
Lien : https://proprosemagazine.wor..
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