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3,98

sur 88 notes

Critiques filtrées sur 3 étoiles  
Chris Beckett est l'auteur de trois romans et de plus d'une vingtaine de nouvelles de SF. Avec « Dark Eden », le britannique signe, si l'on s'en tient à la quatrième de couverture, un ouvrage « envoutant, à la hauteur des plus grands du genre ». Paru chez Corvus en 2012, édité en mars 2015 et en français aux Presses de la Cité, « Dark Eden » a reçu le prestigieux prix Arthur C. Clarke. Sur Babelio, ce roman a actuellement une note moyenne de 4,15/5 : belle performance ! Je pouvais donc m'attendre à un roman de très haut niveau …

L'histoire est relativement simple. Au cours d'une expédition, cinq spationautes s'échouent sur un planète dont la chaleur lui vient de son activité géothermique et dont la lumière lui vient de la bioluminescence de sa flore. Bon. On a déjà vu ça dans « Avatar », mais passons. le vaisseau spatial de nos spationautes ayant subi des avaries, trois d'entre eux se risquent à tenter un retour sur Terre ; Tommy et Angela décident quant à eux de rester sur place. Deux siècles plus tard, les descendants de Tommy et d'Angela (les 532 membres de la Famille) ont créé une société peu évolué, quasi préhistorique, où la consanguinité fait des ravages (mongolisme, déformations du visage ou des membres) et où le survivalisme règne en maître (aujourd'hui, c'est très tendance !). le lecteur est transporté dans une atmosphère digne de « La planète des singes » : du déjà-vu. Parmi ces descendants, John Lampionrouge cherche désespérément à regrouper autour de lui quelques volontaires afin d'explorer les alentours de l'endroit où cette société s'est installée, et ce dans le but de découvrir de nouvelles sources de nourriture. Cette quête va présenter des risques.

Sans présenter une originalité exceptionnelle, « Dark Eden » constitue d'emblée une lecture intéressante par sa dimension psychologique : les chapitres du livre sont l'occasion, pour un nombre limité des descendants de Tommy et d'Angela, de nous livrer leurs impressions sur le déroulement de ladite quête. de ce point de vue, « Dark Eden » est une réussite compte tenu de la diversité et du réalisme des profils choisis et du ressenti des protagonistes. le lecteur pourra également être captivé par cette recherche de nourriture qui mène nos quêteurs par monts et par vaux, et les pousse à affronter des dangers bien réels (animaux, conditions climatiques, poursuivants ...). de ce point de vue, l'ouvrage est aussi une réussite compte tenu du suspense qui va grandissant au fur et à mesure (un vrai « page-turner »). Et puis, Chris Beckett nous conduit à réfléchir à différentes thématiques : l'utilité du sacrifice (ici, des cinq spationautes), le degré de règles et de contraintes souhaitable pour une société vivant en autarcie (ici, il y a des rigidités ou des pesanteurs qui ne plaisent pas à tous), l'équilibre hommes-femmes dans l'exercice du commandement (ici, le matriarcat est de rigueur), les comportements à adopter en cas d'insuffisance alimentaire (Malthus, es-tu là?), la croyance (superstition ou religion) comme ciment agrégeant un groupe humain désespéré, l'inceste, la polyandrie, la place de l'école et des séniors dans une société de subsistance, et j'en passe et des meilleures. Parmi ce fourre-tout, certains éléments ne m'ont pas séduit, à savoir l'utilisation récurrente d'Hitler et de Jésus comme comportements de référence, et puis l'utilisation d'un procédé d'écriture qui consiste à doubler sans arrêt certains adjectifs (par exemple, dur-dur, méchant-méchant, mignon-mignon) dans le but sans doute de nous faire toucher du doigt le niveau probablement très bas du QI de cette société dégénérée. Original, certes, mais un peu lourdingue (l'ouvrage pèse 414 pages). La répétition des scènes de coucherie et de masturbation devient lassante, mais le lecteur peu toujours accélérer sa vitesse de lecture.

Au final, John Lampionrouge est vraiment le héros incontestable de cette fable philosophico-morale pour grands adolescents : avec lui, il faut penser quatre à cinq coups d'avance, remettre en cause les certitudes les plus établies, prendre la parole même si on ne vous la donne pas, appeler un chat un chat, mettre le doigt sur les problèmes, faire preuve d'initiative, de force et de courage, créer de nouvelles choses, ne pas craindre le changement, garder le contrôle de soi et protéger ses proches. Ambitieux comme programme, non ? John finira par découvrir la Vérité, aussi L Histoire ne parlera bientôt plus que de John Lampionrouge, héros britannique des temps futurs qui s'est accroché comme une bernique à sa mission : « je savais ce dont ils avaient besoin avant eux et je les sauvais de l'ennui (page 365) en construisant quelque chose de nouveau ». God bless John Redlantern! God bless the United Kingdom! Too much! Je ne mets que trois étoiles, quitte à recevoir quelques boules puantes ...
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Beaucoup plus qu'un roman de science-fiction, c'est surtout avant tout un roman d'aventures. Une aventure extrasolaire, sûr, dans une autre galaxie, un autre monde. Une autre planète, sans lumière ni chaleur de son étoile. La seule lumière pour ce peuple d'hommes, c'est celle diffusée par la bioluminescence de certains arbres ou certains animaux. Un peuple d'êtres humains fondé par un quelques cosmonautes échoués sur la dite planète. Plusieurs générations après, l'auteur nous narre cette aventure, l'organisation d'une société primaire, moyenâgeuse voire préhistorique.
Le roman est raconté par plusieurs personnages. le style est original, avec un vocabulaire et expressions qui marquent un autre monde ou du moins une autre civilisation. On saisit l'histoire du livre bien après le début (fuyez résumé ami lecteur !!) et on se demande bien dans quoi on est embarqué. Et c'est bien d'être un perdu dans les méandres d'un conteur. Puis une fois saisi l'essence du livre, l'aventure parait un peu plus terne. C'est une bonne aventure, avec une bonne histoire, de bons personnages solides. L'aspect science-fiction y pâlit.
Le livre est récompensé par le prix Arthur c. Clarke. Perso, c'est un bon livre, mais assez pauvre finalement en science-fiction. Les bons auteurs de SF (anciens ou aujourd'hui) nous offrent davantage de questionnements. Je ne retiens que l'aventure, une bonne aventure je rappelle, mais qui n'aurait pas mérité le prix du meilleur roman anglo-saxon de science-fiction.
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Quel dépaysement ! Oui c'est bien l'impression qui ressort après avoir refermé ce livre. le beau temps revient, la lecture au soleil est un plaisir, et quand on lit un bouquin se déroulant sur une planète dont le système est dépourvu d'étoiles, on est d'autant plus frappé par la situation des personnages.

Car oui, Dark Eden est un roman de science-fiction se déroulant sur une exoplanète où la seule source de lumière provient des êtres vivants. On tombe sur cette planète totalement inconnue et tout au long du bouquin, on ne cesse de découvrir des choses. Pourquoi sur cette planète ? Car des « terriens » s'y sont écrasés il y a deux siècles et que depuis, les Hommes attendent les secours.

Alors forcément, deux siècles, ça pèse sur cette nouvelle population qui en fait, a subit son évolution dans son coin. le peuple est doté d'un nouveau langage, simple déformation du langage des terriens, et je dois dire qu'on met bien une dizaine de pages avant de s'habituer à ce nouveau vocabulaire. de même, il nous faudra attendre une bonne centaine de pages avant de découvrir dans les détails, ce qui s'est réellement passé et autant de pages à attendre avant que le livre démarre vraiment. C'est un peu long, et c'est bien la seule chose que j'ai a reprocher à ce roman.

Au-delà de l'aspect SF, il y a également le coté biologie avec ces nouvelles formes de vie, étrangement ressemblantes, à quelques détails près, à ce que nous avons sur Terre. Mais également le coté ethnologique. Car on arrive au moment où le peuple subit une réelle évolution. Une évolution qui fait largement échos à notre Histoire. Comme-ci l'Homme était prédestiné à ce parcours, propos récurent dans la littérature.

Il ne faut pas s'attendre à obtenir toute les réponses. le livre, de même, s'arrête sans réellement terminer les trames secondaires mises en place bien que la problématique principale trouve une très bonne fin. Peut-être que tout cela annonce une suite et si suite il y a, je ne suis pas sûr d'y retourner. Ce fut très agréable et je remercie Babelio et les éditions « Presse de la cité » mais je n'irai pas jusqu'au coup de coeur. Une lecture qui tombait au bon moment en somme.
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Que dire de cette lecture? Je m'y suis plongée sans grandes idées de ce qui m'attendait, seulement de l'avis très flou de mon frère! Je dois avouer qu'elle m'a laissé perplexe. Dans un sens, j'ai trouvé le rythme très lent, avec des passages que j'aurais sans aucun problème supprimés... J'ai d'ailleurs eu du mal à me plonger dedans. Cependant l'écriture très particulière de l'auteur donnait un réel plus à ce roman. J'étais face à un univers très particulier, très complet qui m'intriguait énormément. Ce livre ne ressemblait à aucun autre livre! Alors je ne peux pas vous dire si j'ai aimé ou pas, seulement que j'ai été plongé dans une autre dimension...
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