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Critiques sur Adieu, ma jolie (13)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



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alzor
  10 avril 2019
La lecture d'un roman de Raymond Chandler est un constant dépucelage.
Le contexte socio-géographique et les marqueurs de l'univers hard-boiled sont omniprésents et confèrent à l'ouvrage un cadre somme toute assez classique, mais le burlesque, le décalé, l'exotique qui éclatent aux yeux du lecteur par le truchement d'une réplique inattendue, d'une comparaison plus qu'audacieuse, de modes de narration parfois déroutants - la "voix" du début du chapitre X m'a bien mené en bateau - font entrer le roman dans une autre dimension.
C'est un roman bien plus dense qu'il n'y paraît, les références sont multiples, et le vocabulaire riche.
Certaines longueurs, le nombre conséquent de personnages et de discussions quelques peu sibyllines ou encore de scènes peuvent faire perdre le fil, mais il faut bien comprendre que l'on ne lit pas un Chandler pour la pertinence et la précision de l'intrigue, mais pour une ambiance sublimée par un style inimitable.

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lilimarylene
  13 juillet 2017
J'ai dévoré ce roman en grande partie pendant des trajets en train : parfait pour se plonger dans un roman noir. J'ai bien accroché à l'intrigue et au personnage principal, dans le genre antihéros. L'écriture est, quant à elle, plutôt amusante, avec des comparaisons farfelues et un humour pince-sans-rire.
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Desmigniere
  03 juillet 2017
Quel bonheur de retrouver la plume de ce grand auteur!
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crapahutevida
  14 juin 2017
A mon avis l'un des meilleurs Chandler....
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Ellioth
  28 mai 2017
A quel plaisir de retrouver l'univers de Marlowe !
Rien de mieux que des gentils malfrats, des brutes épaisses sans cervelles, des déesses vénéneuses, bref tout l'univers noir des polar que j'affectionne....
De plus c'est l'image de Bogart que je vois à chaque page que je tourne (je vous avais déjà dit que j'aadddooorrrais Humprey !). Une histoire tarabiscotée comme je les aime...
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Renod
  16 décembre 2016
Je me suis lancé dans la lecture des romans de Raymond Chandler pour compléter ma culture polar. Je pensais y trouver ce même cliché du détective solitaire et invincible faisant la loi dans les rues de Los Angeles. Alors oui, c'est en partie vrai, mais le roman ne se résume pas à une simple histoire de gangsters ; l'essentiel réside dans le talent de Chandler : l'ambiance, l'intrigue et l'écriture sont remarquables.

L'histoire débute par une rencontre insolite. Marlowe croise un homme qui se distingue par une carrure « pas plus large qu'un camion citerne ». le mastodonte pénètre dans un bar fréquenté par des Afro-américains et en moins d'une minute, un des clients est éjecté de l'établissement. Un joli vol plané. le détective, intrigué, entre à son tour dans le bar. Et le voilà entrainé dans une histoire tortueuse qui le mènera dans les salons d'un millionnaire, d'un médium ou d'une souillon alcoolique, dans une clinique clandestine ou dans les cales d'un bateau transformé en casino…

Chandler dénonce le gangstérisme et la corruption. Dans les romans de Hammett, les « bootleggers » tenaient le haut du pavé mais depuis la fin de la prohibition, les truands ont pris l'aspect d'hommes d'affaires respectables, utilisant la violence en dernier recours. Ils n'en continuent pas moins à faire élire des maires et des chefs de la police sans scrupules qui sauront fermer les yeux aux moments opportuns. Dans cette Amérique, les moeurs des pauvres comme des riches ne sont pas très reluisantes même si parfois, on rencontre des personnages positifs. Chandler dénonce aussi le racisme latent qui vise les Noirs. L'assassinat d'un Afro-américain intéresse très peu la police et n'est même pas mentionné par la presse. Comme dans le « Grand sommeil », Marlowe se montre opiniâtre, désintéressé et poursuit son enquête par principe, dans le seul but de déceler le fond de l'affaire. Il cite à nouveau Sherlock Holmes (et Philo Vance, un héros de littérature policière, inconnu au bataillon) pour mieux s'en distinguer. Marlowe est un intuitif, qui mise sur les probabilités et qui sait tenter sa chance par un coup de Trafalgar.

J'ai particulièrement aimé le style de Chandler. Il sait se montrer lyrique et utilise des images comme celle d'un scarabée coincé dans un immeuble de la police pour illustrer l'état d'esprit de Marlowe. Et puis il y a ces images que je trouve formidables. En voici deux exemples : « L'air moite était froid comme les cendres d'un amour défunt » et « la voix devint aussi froide qu'un repas de cantine ». le roman est très bien écrit et possède une touche surannée (blondes plantureuse, policiers véreux, truands italiens) qui lui donne un vrai charme. Un coup de coeur !
+ Lire la suite
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Tatooa
  07 septembre 2016
Mais ? Voilà toute l'utilité de participer à des challenges...
Le challenge "Enquêteurs" vient de me faire découvrir un auteur qui en vaut la peine ! Je me demande encore comment ça se fait que je ne le connaissais pas, et que je n'en ai jamais vu dans la bibliothèque de mon père.
Bizarre autant qu'étrange !

Parce que quand même, quel style ! Je dirais même plus "quel staïle" ! Si ça a pris quelques rides avec des expressions un peu passées, ça ajoute au charme ! En plus, j'ai bien rigolé par moments, c'est juste savoureux, cet humour, parfois potache, parfois total décalé !

L'intrigue est intéressante, quoi qu'un brin touffue du fait de très nombreux personnages, de fausses pistes et de voies de garage diverses, mais c'est quand même un vrai plaisir à lire. Une bien agréable découverte !
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marc_tlse
  20 juin 2015
Je m'attendais à un chef d'oeuvre et je me suis noyé dans ce roman plein de flics et de voyous de tous types. Les histoires se croisent et j'ai eu du mal à savoir qui était qui et travaillait pour qui. Vraiment décevant.
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nathalie_MarketMarcel
  12 janvier 2015
J'aime décidément Chandler. Les intrigues ont l'air de partir au fil de l'eau, mais se révèlent finalement bien tenues, par une multitude de détails et de personnages secondaires. le roman dresse un roman de Los Angeles bien particulier : villas au bord du Pacifique, bars réservés aux noirs, flics désabusés, cigarettes et alcool. Et par dessus tout l'humour ! Un humour froid et ironique pique le narrateur et les différents personnages, dressant le portrait d'un Philip Marlowe délicieusement désabusé. le ton est souvent incorrect envers les normes établies, le narrateur déteste virilement tous les porteurs de foulard lilas, mais sait reconnaître une tenue d'après-midi chez une femme riche. Tout est dans le détail.
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Fx1
  27 septembre 2014
Jubilatoire .
Cet opus a tout pour ètre un classique .
Une histoire rondement menée , un héros qui en impose , les femmes fatales , ...
Tout les ingrédients d'un trés bon roman noir .
Pas le meilleur certes , mais plus que fréquentable de par la qualité de l'intrigue , ce style qui explose aux yeux du lecteur ...
Un peu mésestimé , à tort , parceque c'est un trés trés grand livre .
A découvrir ou redécouvrir .
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