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Citations sur Les français et la nature : Pourquoi si peu d'amour ? (10)

Cela signifie prendre position politiquement alors que la tendance de beaucoup d'environnementalistes est d'être neutres................. Il faut donc promouvoir la protection de la nature pour ce qu'elle est : un idéal politique mêlant démocratie et pluralisme. un message que les français sont tout à fait capable de comprendre. Il est indéniable que le monde est entrain de changer. Il est temps de se battre pour une vraie défense de la vie sur Terre. Ne serait-ce pas le plus beau et le plus fort des projets politiques ?
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On voit donc que la promotion de la protection de la nature en France ne peut reposer uniquement sur la production de connaissances, sur la pédagogie et certainement pas sur une spiritualité, même d'allure sympathique. Nous devons impérativement arrêter de poser les questions sous une forme simpliste et binaire : l'homme et/ou la nature. Ce qui unit les deux n'est pas seulement une origine commune comme l'exprimait Elisée-Reclus ("l'homme est la nature prenant conscience d'elle-même), mais une communauté de destin. Ce qui doit être porté par les défenseurs de la nature, c'est de faire prendre conscience à chacun que c'est bien la même entreprise de domination qui assujettit les êtres humains et qui détruit la nature. Il s'agit bien d'un combat pour la liberté comme le pensait Elisée-Reclus et l'avait formulé Romain Gary.
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Le succès rencontré par ces 2 auteurs si différents indique alors une voie possible pour revivifier le combat en faveur de la nature : faire de la protection de la nature un projet politique en tant que tel. Il faut bien comprendre que la sauvegarde de l'environnement est par définition profondément démocratique et réclame nécessairement trois acteurs : une recherche scientifique libre et indépendante afin de disposer des connaissances précises et impartiales ; une société civile pluraliste disposant de moyens d'existence suffisants pour permettre à tous de s'exprimer ; et, enfin, un Etat bienveillant capable de financer la recherche et la société civile, fonctionnant de façon transparente notamment pour garantir le traitement équitable des différents acteurs et se soustraire à l'influence des lobbies les plus puissants.
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Enfin, pour Gary comme pour reclus, il n'existe aucune opposition radicale entre l'espèce humaine et la nature ou les animaux, mais aucune soumission non plus à une loi naturelle transcendante. Les frontières surgissent uniquement de la brutalité et de la violence des hommes.
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On voit donc que la promotion de la protection de la nature en France ne peut reposer uniquement sur la production de connaissances, sur la pédagogie et certainement pas sur une spiritualité, même d'allure sympathique. Nous devons impérativement arrêter de poser les questions sous une forme simpliste et binaire : l'homme et/ou la nature. Ce qui unit les n'est pas seulement une origine commune comme l'exprimait Elisée Reclus ("l'homme est la nature prenant conscience d'elle-même"), mais une communauté de destin. Ce qui doit être porté par les défenseurs de la nature, c'est de faire prendre conscience à chacun que c'est bien la même entreprise de domination qui assujettit les êtres humains et qui détruit la nature. Il s'agit bien d'un combat pour la liberté comme le pensait Elisée Reclus et l'avait formulé Romain Gary.
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Il faut souligner que l'une des motivations de Marsh est l'inquiétude qu'il ressent de la destruction du monde au détriment des générations futures :

L'homme oublie depuis trop longtemps que la terre lui a été donnée seulement en usufruit, non pour sa consommation, encore moins pour un gaspillage moral.
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L'absence de séparation entre culture et nature est magnifiquement résumée par Reclus qui inscrit sur la couverture de son dernier ouvrage L'homme et la Terre cette sentence :

L'homme est la nature prenant conscience d'elle-même.
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Ainsi, Reclus fait le même constat que Montaigne bien avant lui - "les vraies semences & racine de la cruauté sont les actes de cruauté envers les animaux faits par les enfants - en revenant sur le lien entre les atrocités commises contre les hommes et l'alimentation carnée :

Mais n'y a-t-il pas une relation directe de la cause à l'effet entre la nourriture de ces bourreaux qui se disent "civilisateurs" et leurs actes féroces ? Eux aussi se sont accoutumés à glorifier la chair sanglante comme génératrice de santé, de force et d'intelligence. Eux aussi entrent dans répugnance dans les boucheries où l'on glisse sur le pavé rougeâtre et où l'on respire l'odeur fade et sucrée du sang! Y'a t'il donc si grande différence entre le cadavre d'un bœuf et celui d'un homme ? Les membres coupés, les entrailles entremêlées de l'un et de l'autre se ressemblent fort : l'abattage du premier facilité le meurtre du second, surtout quand retentit l'ordre du chef et que l'on entend de loin les paroles du maître couronne : "Soyez impitoyables."
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Ces mouvements sont étroitement liés à la société civile et à certaines valeurs éthiques comme la modération, la valorisation de la régulation sociale, le rejet de la cruauté et de l'égoïsme, l'inquiétude pour les générations futures...
Ainsi Lamarck écrit en 1807 :

L'homme par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l'avenir et pour ses semblables, semble travailler à l'anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce. En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité ce sol qu'il habite, donné lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et très peuplées à tous égards, sont maintenant nues, stériles, inhabitables et désertes. Négligeant toujours les conseils de l'expérience, pour s'abandonner à ses passions, il est perpétuellement en guerre avec ses semblables, et les détruire de toutes parts et sous tous prétextes : en sorte qu'on voit des populations, autrefois considérables, s'appauvrir de plus en plus. On dirait que l'homme est destiné à s'exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable.
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Le contenu du message ne change pas réellement, mais Léopold réussit à l'adapter en lui adjoignant une dimension éthique, notamment sous la forme d'un certain éloge de la frugalité :

La terre en tant que communauté, voilà l'idée de base de l'écologie, mais l'idée qu'il faut aussi l'aimer et la respecter, c'est une extension de l'éthique. [...] Rien ne saurait être plus salutaire à ce stade qu'un peu de mépris pour la pléthore de biens matériels. Un tel déplacement de valeurs peut s'opérer en réévaluant ce qui est artificiel, domestique et confiné à l'aune de ce qui est naturel, sauvage et libre.
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