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Citations sur Dans la vallée du soleil (11)

- Mon père disait qu'une bière et un jardin où la boire sont deux des trois meilleures choses qu'un homme puisse espérer dans la vie.
- Et c'est quoi la troisième ?
- Que ce jardin soit au Texas !
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« Le cœur d’une femme ne reconnaît comme limites que les barrières et les murs qu’elle y construit, Annabelle. Prends garde à conserver une parcelle de toi, où il revendiquera l’espace comme sien. Tout entier. »
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Le fumeur-chiqueur est avachi sur son volant, un tournevis à bout plat planté dans la gorge. Après avoir éteint les phares et le moteur, il a ramassé l’outil sur le plancher moisi du véhicule, et, à la demande de Rue, se l’est lui-même enfoncé dans le cou. Elle s’est rapprochée tandis qu’il était pris de spasmes, a délicatement poussé le manche qui gênait puis a posé sa bouche contre le trou pour boire avec des petits bruits de succion tout en lui caressant tendrement la joue. Au bout d’un moment le cœur du type s’est arrêté, alors Rue l’a poussé contre son volant et s’est essuyé la bouche avec le bandana bleu qu’elle lui a pris dans sa poche arrière, avant de reporter son attention sur l’appartement.
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« La vie, ce sont les choix qu’on fait, Annie, disait mon père. »
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Impuissant, Travis regarde le soleil déborder à l'est et baigner la plaine, les arroyos et les ruisseaux asséchés de sa terrible lumière. Il vit dans cette crue dorée son noir destin, et comprit que rien de bon ou de sensé ne prendrait à nouveau racine en lui.
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Des fois, les hommes portent un couteau, c’est tout.
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Elle sort le mouchoir en papier de sa poche et pose sa langue contre le sang séché, et bien que le goût soit à peine perceptible, et que le Kleenex parte en lambeaux, elle le sent. Elle entend son cœur qui bat, qui pompe. Elle entend ses pneus, sa radio, la musique de sa voix, et elle sait que si elle ne nourrit tout de suite, et comme il faut, si elle prend des forces comme jamais, elle pourra fermer les yeux et franchir les vallées et les montagnes immenses qui les séparent grâce à une simple pensée, un acte de volonté, et lorsqu’elle les rouvrira, elle sera avec lui.
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-Y a des gars qui ont besoin de vider leur sac, et je crois qu’avant ça ils doivent se remplir à ras bord. Pour que ça déborde.
-Je me noie, moi, dans ce sac, dit Annabelle. Une ou deux fois par mois, il s’en va, il disparaît toute la journée. Des fois toute la nuit. Ça fait six ou sept mois que ça dure. Ça fait des semaines qu’on n’a pas eu un seul client au motel. Si on n’avait pas le restaurant… - (Elle se tut.) Bref. Voilà où on en est.

-C’est pas tendre pour un homme de vois ses rêves pourrir sur pieds.

Les rêves d’un homme ne sont pas tendres pour les femmes non plus, monsieur Calhoun.
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L'enseigne au néon épelait CALHOUN'S en rouge au-dessus du porche, unique faste du lieu, qui se résumait pour le reste à du fer-blanc et des parpaings dont la peinture blanche écaillée laissait voir un bleu délavé. C'était un endroit triste, enraciné en lisière d'une forêt aride d'arbustes de mesquite. De l'autre côté de la route, une voie ferrée courait d'un bout à l'autre de la nuit. Il gara le pick-up et la caravane dans la flaque de lumière orange d'un lampadaire au sodium. Un train passait, et il resta sur le parking à le regarder, appréciant le rythme percussif de son allure. Comme un couteau perforant la nuit solitaire.
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Le gamin était assis en habits du dimanche sur les marches de la ferme, un lapin blanc sur les genoux. Il le caressait, le berçait dans ses bras, sans quitter des yeux, depuis l’ombre généreuse qu’offrait le porche le matin, le pied de la colline herbeuse où se tenait sa mère, dos à lui, le vent agitant le bas et les manches de sa robe du dimanche, celle avec les oiseaux jaunes sur fond bleu et un col en dentelle montant. Elle se tenait comme une vis en acier posée sur la tête, en équilibre, immobile.
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