AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de Dionysos89


Dionysos89
  20 février 2020
Avec Les Chevaliers de la Raclette, Jean-Laurent del Socorro (et les éditions ActuSF aussi au passage, par le biais de leur nouveau label, La Marmotte) s'essaie au récit destiné à la jeunesse, notamment envers les enfants du début collège !

Didactique de l'Histoire
Écrit en collaboration avec Nadia Coste, autrice plus habituée au public de jeunes lecteurs, ce Château en flammes installe l'histoire de six collégiens dont les parents sont amis : Nina, Serena, Mourad, Thomas, Giuliana et Mehdi ont des personnalités bien tranchées et se retrouvent régulièrement pour des soirées raclette. Lors de l'une d'elles, la cave de Nina leur fait découvrir un dé permettant d'ouvrir un passage spatio-temporel. En faisant une tentative, ils atteignent le XVIe siècle le jour de l'incendie du château des ducs de Savoie à Chambéry (le 4 décembre 1532 plus exactement). Cette aventure les confronte donc au début des temps modernes (pas le Moyen Âge) lors d'un événement historique potentiellement meurtrier et destructeur. C'est donc l'occasion pour eux de faire preuve de bravoure afin de sauver ce qui peut l'être et d'en apprendre davantage sur l'histoire de leur Savoie. Là-dessus, le lecteur d'où qu'il soit en apprendra pas mal sur l'histoire locale, puisque l'auteur va même jusqu'à proposer un petit dossier pédagogique en fin d'ouvrage que des enseignants peuvent s'approprier facilement (notamment pour le niveau 5e). Cette dimension pédagogique de l'Histoire se retrouve plusieurs fois dans l'intrigue quand les héros ont besoin d'en apprendre davantage : les enseignants, le CDI, la médiathèque, les parents sont autant de supports pour trouver les informations nécessaires à leur mission.

Humour et références
Jean-Laurent del Socorro imprime à son récit une forte teneur humoristique, puisque de nombreuses scènes sont réalisées pour désamorcer des situations potentiellement difficiles, ce qui est toujours une manière efficace d'aborder des problèmes complexes. En plus de ce ton volontairement enjoué, voire moqueur, l'auteur s'applique à multiplier les références géographiques à la Savoie qu'il habite et les références culturelles (notamment littéraires et audiovisuelles) comme le Seigneur des Anneaux dès les premières pages, Kaamelott ou le Club des cinq (je laisse des plus rigoureux que moi en faire la liste complète). Cette récurrence de liens n'occulte pas les thématiques distillées ça et là par petites touches dans les discussions des collégiens : le regard des autres, les différences filles-garçons, la question des religions, etc. Cela se voit par exemple dans le choix des héros (six venant d'horizons très différents, trois filles et trois garçons représentant une société très composite, et on ne parle pas que religion car cela se voit aussi dans leurs habitudes alimentaires très variées…). Chacun a sa part dans l'histoire, même si la mission en elle-même ne nécessite vraiment que l'action de trois d'entre eux (les autres se rattraperont).

Les Chevaliers de la Raclette, c'est donc un début de série tout à fait joyeux, qui peut tout à fait faire penser aux histoires écrites par Jacqueline Mirande ou Evelyne Brisou-Pellen dans un ton plus cavalier.

Commenter  J’apprécie          160



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenMomoxLeslibraires.fr
Ont apprécié cette critique (16)voir plus