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Critique de Sharon


Sharon
  21 avril 2013
Lire un roman de Tess Gerritsen est pour moi la certitude de ne pas être déçue – et aussi de retrouver une continuité entre les enquêtes. Au contraire de policiers qui ne vieillissent pas, qui me bougent pas, ou qui n'ont strictement aucune séquelle de ce qui leur est arrivé au cours de leurs multiples enquêtes, Jane Rizzoli continue à payer le prix de sa fréquentation involontaire des tueurs en série. Si sa vie privée est au beau fixe – elle a la chance d'avoir un mari compréhensif et une petite fille au caractère bien trempée – il n'en est pas de même pour ses équipiers, entre divorce et amours interdits.
Prenons Maura Isle, la reine des morts. Elle ne trouve pas le réconfort promis auprès de l'être aimé, mais auprès des cadavres qu'elle dissèque : Les cadavres étaient des sujets de discussion plus sûrs. Ils ne vous brisaient pas le coeur, ne vous décevaient jamais, ne vous laissaient pas seule le soir, contrairement aux amants.
Ce n'est pas rassurant, même pas du tout : elle ne manque pas de travail dans cette enquête, suite directe de Méphisto Club. le pire est de constater à quel point les victimes ont été dépersonnalisées par le tueur, leur identité, tant d'années après les faits, est difficile à établir. Autant vous le dire tout de suite : le tueur représente un intéressant specimen du pire chez l'être humain. le genre de personnes qui fait les délices des psys en tout genre, si ce n'est que rares sont ceux à avoir l'honnêteté de dire que ce cas les dépasse, et que rien, dans son histoire, dans son éducation, ne peut permettre d'expliquer pourquoi il est devenu cet être insensible.
S'il est une question lancinante, qui revient aussi bien dans ce tome que dans le précédent, c'est : comment protéger son enfant ? Là, je ne parle pas de protection ordinaire (ne parle pas à des inconnus, regarde avant de traverser) mais de protection face à un danger qui dépasse totalement l'entendement. Se voiler la face ne sert à rien, et même en explicitant le danger, en donnant les moyens de se défendre (je ne parle pas d'armes, mais de capacités à faire face à toutes les situations), l'échec est toujours possible.
Note : j'apprécie que, contrairement à certaines héroïnes particulièrement courges, Maura, Jane ou Joséphine pensent à fermer les portes à clefs, et à ne pas laisser les fenêtres ouvertes la nuit. Simple, me direz-vous. Pas pour tous les auteurs qui trouvent ainsi un excellent moyen d'introduire le tueur dans la place.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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