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Critique de Bigmammy


Après la Trilogie berlinoise de Philip Kerr, Germania d'Harald Gilbers et plus récemment les polars hambourgeois de Cay Rademacher qui tous se déroulent au moment et quelques mois après la débâcle allemande dans un décor de décombres, je viens de terminer la trilogie le Luke McCallin dont je tourne avec regret la dernière page.

Les romans historiques étayés sur une sérieuse documentation permettent de mieux comprendre non seulement les faits historiques, mais surtout la psychologie des personnages, le cadre dans lequel ils évoluent, leurs débats intérieurs, les odeurs d'une ville engloutie sous des tonnes de gravats. C'est sans doute dans ce personnage de Gregor Reindhardt que j'ai trouvé le plus d'affinités, les meilleures clés pour tenter de comprendre comment les Allemands, peuple discipliné, religieux et cultivé avaient pu basculer dans un système totalitaire aussi abominable que le nazisme. Et puis ensuite, l'état de guerre, le piège, le danger mortel à exprimer le moindre doute …

Ce troisième épisode se déroule en 1947 dans Berlin occupé par les quatre puissances victorieuses. Grâce à l'influence d'un officier américain, Gregor a été réintégré à un poste - même si inférieur au précédent, il peut y exercer son talent d'enquêteur hors pair - à la police criminelle, ce qui lui vaut le mépris de ses collègues. Sans oublier que les forces soviétiques ont placé à tous les échelons de cette administration des hommes acquis à leur idéologie. Survient une série de meurtres à la mise en scène étrange, qui décime d'anciens pilotes de chasse d'une escadrille ayant opéré en Afrique du Nord … Les services britanniques, soviétiques et américains s'y intéressent …

Sans trop s'attarder sur les difficultés de ravitaillement encore très prégnantes en cette année 1947 où l'unité de compte est la cigarette américaine, nous suivons dans son raisonnement et ses recherches méticuleuses le héros tout meurtri de cette histoire, accompagné de son vieux compagnon d'armes et qui retrouve enfin son fils, rescapé des camps soviétiques mais dans un sale état. Reinhardt a maintenant 49 ans, souffre de plus en plus de son genou broyé à coup de pelle dans une tranchée britannique en 1918, prend sans cesse des coups et en assène, réussit à se sortir de situations périlleuses où ses collègues le placent.

La fin - Ahhh, l'art du "twist" ! - est stupéfiante … Mais hélas, l'auteur nous dit lui-même qu'il n'y aura pas de suite aux enquêtes de Gregor Sebastian Reinhardt. Dommage !
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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