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Critique de Mome35


Mome35
  08 mars 2018
Si vous aimez les commissaires Montalbano ou Brunetti, les héros d'Andrea Camilleri et de Donna Leon, vous aimerez Costas Charitos. Il est de la même veine. Un policier intègre, fouineur, épicurien, gastronome, amoureux de de sa femme (ou sa copine pour Montalbano) et soucieux du bien-être de sa famille.
Petros Markaris, qui est presque de la génération de Camilleri (il est né en 1937), s'est fait depuis quelques années le pourfendeur d'un gouvernement grec qui a laissé l'état exsangue et ses habitants dans le dénuement. Dans ce roman, ô combien prémonitoire, pour nous français qui découvront un nouveau président et une nouvelle entité politique dominatrice, l'auteur met en scène une Grèce sortant de la crise par la réussite aux élections de nouveaux maîtres.
Le pays est ainsi régi par un nouveau parti qu'on ne sait s'il est de droite ou de gauche, mais qui dispose de moyens financiers colossaux. de fait, la Grèce sort peu à peu de la stagflation. Les voitures encombrent à nouveau les rues d'Athènes. Les armateurs qui avaient fui pour s'installer en Grande-Bretagne reviennent. le chomage régresse et de nouvelles banques font leur apparition.
Mais, alors que trois victimes trouvent d'emblée un peu trop facilement leurs assassins, Charitos lui, se demande d'où vient l'argent ? Avec son instinct de chasseur et contre sa hiérarchie, il va enquêter et trouver réponse à ses interrogations. La chute nous laisse un peu sur notre faim parce que la morale n'y trouve peut-être pas son compte. Mais Charitos aura, tout du moins, suivi sa propre éthique et rendu le sourire aux siens. Il nous étonnerait quand même qu'il en reste là.
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