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Critiques sur Sous un ciel qui s’écaille (11)
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Ellane92
  02 décembre 2013
Ce livre de Goran Petrovic est plein de qualités : l'auteur nous livre un morceau d'histoire au travers de la vie d'un petit village aux habitants bien campés. Les paragraphes sont courts, bien écrits, et souvent drôles. L'idée d'évoquer la fin d'un monde au travers des changements intervenant dans la vie des spectateurs de l'Uranie est séduisante.
J'ai trouvé toutefois que "Sous un ciel qui s'écaille" souffrait d'un manque "de liant", de liens entre les protagonistes, qui pourraient donner une direction à l'ouvrage. le livre nous livre des histoires, les unes après les autres, rangée de fauteuils par rangée de fauteuils, avant-après la mort de Tito, mais ne raconte pas une histoire. En refermant le livre, je me suis dit : "oui. Et alors ?".
C'est dommage, il y avait beaucoup de potentiel dans ce "cinéroman", de l'originalité, du pittoresque, du drôle, de l'émouvant, du ridicule, mais pour moi, le tout manque d'aboutissement.
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moustafette
  21 août 2011
1980 a marqué un tourmant dans l'histoire de la Yougoslavie.
Pour le narrateur, cela a eu lieu à l'Uranie, salle de cinéma de Kraliévo, une petite ville de Serbie. Pour lui et les autres spectateurs, il y aura un avant et un après cet après-midi de Mai.

Projet ambitieux construit et inauguré en 1932 par le futé et original Laza Iovanivitch, l'hôtel Yougoslavie sera revendu en 1939, la salle de bal et de spectacle étant alors transformée en cinéma, cinéma qu'on nationalisera après la guerre. L'histoire du bâtiment suivra celle du pays et des hommes.
Balayant du pinceau de son projecteur littéraire les rangées de la salle en ce dimanche de Mai 1980, le narrateur nous dresse une galerie de portraits des habitants de Kraliévo pris dans les changements perpétuels de cette mosaïque balkanique qu'un homme réussira pourtant à unifier pour un temps. La construction particulière du roman sert à merveille ces personnages loufoques, attachants, souvent déboussolés, mais réussissant malgré tout à s'adapter car ils n'ont guère d'autres choix, à l'image du vieil Simonovitch, ouvreur de son état et mémoire de l'Uranie, ou d'Ibrahim, propriétaire de la pâtisserie Mille et une délices.

Comme une métaphore du passé et d'un futur annoncé, le plafond de la salle s'écaille, l'éclat des peintures de la fresque représentant l'Univers se ternit, le ciel s'effrite lentement mais sûrement sur la tête des spectateurs. le ciel, le vrai, attendra les années 90 pour tomber définitivement sur la tête des hommes. A moins que ce soit l'inverse...

Un petit roman très original qui tourbillonne dans tous les sens tel un film qu'on rembobine, qu'on laisse sur "pause" pour mieux le faire repartir en accéléré mais qui, malgré tout, se joue toujours des soubresauts de l'Histoire.


Lien : http://moustafette.canalblog..
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doyoulikefrogs
  11 mai 2017
Poétique. Comme dans une pièce de théâtre, chaque personnage prend place dans cette salle de cinéma de l'hôtel Yougoslavie. Et comme dans la littérature truculente des pays de l'Est, les personnages vont vers leur décadence, vers une fin certaine mais porteuse d'espoir.

Si j'ai acheté ce livre c'est pour l'exotisme du nom de l'auteur, ce que vendait la quatrième de couverture et aussi le fait que les récits un peu slaves, venus de l'Est, me plaisent très souvent.

L'hôtel Yougoslavie m'a ravie. J'ai adoré tous les personnages dont l'auteur dépeint extrêmement bien les caractères, sans aucun stéréotype. Comme dans un film, chacun à sa place à joue son rôle dans cette histoire qui nous fait vivre la fin d'un royaume, une chute inéluctable. A travers le prisme de cette salle de cinéma Uranie, c'est le cirque des âmes complexes qui évoluent chacune de leur côté et pourtant comme une collectivité. L'histoire de l'un a toujours des conséquences sur celle de l'autre.

A la fois drôle, tendre, acide, poétique, anticonformiste et dramatique, voire mélancolique, l'auteur nous chante des temps pas si anciens que cela, et la fermeture de la salle de cinéma et la décrépitude de son plafond, c'est la fin de la Yougoslavie, le début d'une occidentalisation forcée. le royaume court inexorablement vers son destin.

Mais une fin n'est-elle pas justement un commencement?

Un roman à lire absolument, pour tous les amoureux des mots, de littérature et de grande Histoire et de petites histoires aussi.
Lien : http://www.unefrancaisedansl..
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traversay
  29 août 2012
Qui se souvient d'un film de Goran Markovic : Tito et moi (92), une tragédie burlesque au charme très slave ? Sous un ciel qui s'écaille de Goran Petrovic y fait immédiatement penser, par son ton, cocasse et poétique à la fois, et sa façon, sans en avoir l'air, de dire des choses graves avec légèreté.
C'est toute le vingtième siècle de la Serbie (et de l'ex-Yougoslavie) qui est raconté dans ce "cinéroman". Pas de façon chronologique, non, mais dans un désordre subtilement agencé où le destin d'une trentaine de personnages, pas moins, est évoqué, avec pour point de départ une séance pas comme les autres, qui eut lieu un certain jour de mai 1980, au cinéma Uranie.
Entre une perruche qui refuse de parler, un projectionniste qui coupe des morceaux de film pour construire son oeuvre personnelle, un ouvreur qui a le sentiment d'être aux portes du paradis, et une galerie inoubliable de spectateurs tous croqués avec un sens du portrait ébouriffant, Petrovic crée un microcosme serbe haut en couleurs et en douleurs, ces dernières apparaissant en filigrane, l'auteur ayant l'élégance de préférer la dérision au sérieux.
Le plus étonnant est qu'en moins de 200 pages, Goran Petrovic réussisse à en dire bien plus qu'un pavé de 500. Un vrai tour de farce, pardon de force, proprement jubilatoire, avec une pointe de mélancolie sous la plume. Difficile de faire plus slave.
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Hebephrenie
  12 février 2011
** Critiqué dans le cadre du programme Masse Critique **
« Comme je l'ai déjà dit, je ne peux pas me rappeler le titre du film que l'on passait. Quoique, réflexion faite, cela ne me paraît pas d'un grand secours, car je ne parviens même pas à démêler ce qui de tout ceci faisait partie du film, ou de l'événement historique, ou encore de la tentative d'en faire de la littérature ».
Goran Petrović nous convie à un voyage au coeur de la vie des habitants d'une petite ville serbe en 1980. Un cinéma, l'Uranie, un projectionniste, Bonimenteur, un ouvreur, Simonovitch. Un film dont le nom a été oublié, l'intrigue évacuée. Mais avec une précision ethnologique, nous découvrons les destins croisés des spectateurs de la salle, du 1er rang à l'arrière fond de la salle. Un par un, nous apprenons les occupations, préoccupations, aspirations.
La construction du livre s'avère à mon sens simpliste (malgré une découpe en petits chapitres titrés de façon amusante) : la création de bâtiment qui abritera l'Uranie, par un étrange personnage ayant fait fortune grâce à l'appariement de godillots gauches, puis de godillots droits, achetés dans deux ventes aux enchères séparées. Puis la description uniforme des spectateurs. Puis l'Histoire qui (la mort du maréchal Tito), contrairement à la grande hache de Pérec, ne bouleverse pas tant de chose que ça. Puisque la dernière partie du roman s'évertue à décrire la trajectoire finale des spectateurs. Une réflexion inaboutie sur la place de la grande histoire dans la vie quotidienne.
Mais des bonnes idées bien sûr, en particulier l'apparition ponctuée d'un étrange animal, un perroquet nommé « Démocratie », dont on a juré qu'il parlerait un jour. Les problèmes de son premier propriétaire, ayant tenu des propos sur « démocratie » gênant le régime en place. Et puis l'oiseau qui sauve finalement son second propriétaire, par quelques mots répétés dans un cirque.
Et puis ce plafond de l'Uranie, dont le stuc s'effrite, laissant s'évanouir étoiles, comètes, planètes, en poussière sur les spectateurs.
Je concéderai somme toute être peu friande de romans loufoques et drôlatiques. « Sous un ciel qui s'écaille » est l'un de cela, puisque la mosaïque kaléidoscopique des personnages, du voyeur à la prostituée n'acceptant pour client que des militaires (et les faisant bien sur payer en fonction de leur grade), de l'opportuniste politique au pâtissier cachant le tatouage de sa femme, sont des éclats de vie impromptus.
Un roman cinématographique bien fade en somme, soutenu heureusement par de solides métaphores.
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jmfhcb
  19 février 2011
J'ai vraiment de la chance avec mes partenariats Babelio : encore un livre qui m'a beaucoup plu. Pourtant ce n'était pas gagné. C'est un livre pour lequel j'avais hésité à la rentrée littéraire de septembre 2010 mais quelques critiques négatives sur ce livre (vous pouvez en consulter sur le site de Babelio par exemple : cela me donne l'impression d'être une mauvaise lectrice d'aimer les livres que personne n'aime) et sur son premier Soixante-neuf tiroirs (qui pourtant est dans ma PAL) m'avaient soufflé d'attendre.J'ai coché la petite cas à l'opération Masse critique et bien m'en a pris.

On est donc dans une petite ville de Serbie : cela signifie un microcosme. le romancier par ce procédé arrive à dépeindre toutes les couches de la société, de l'avocat au voyou, de l'artiste au professeur, de la cuisinière à la prostituée. Ben oui, il y a de tout dans une petite ville de province. Goran Petrovic décrit des personnages, cocasses et atypiques chacun avec une caractéristique bien particulière, qui prête souvent à sourire.

Cette fameuse séance d'un dimanche de 1980 (c'est la mort de Tito dont on parle dans la quatrième de couverture) marque en effet la fin d'un monde qui avait déjà commencé à ne plus être. le roman se construit finalement en deux grandes parties : une présentation des personnages avant la séance et un descriptif des destins, souvent tragiques, des différents personnages après cette fameuse séance (il y a quand même une trentaine de personnages, du coup cela prend du temps). À tout cela s'entremêle l'histoire du cinéma, qui avant était un hôtel, permettant à l'écrivain de dresser un portrait de la Serbie du 20ième siècle.

Le style est fluide mais surtout il adopte le ton de l'humour et d'un "voilà cela se passe comme ça et il faut faire avec parce que c'est juste la vie", qui rend le tout tellement léger, et peut donner une impression d'ironie.

Vraiment un très bon roman ! Merci Babelio et Les Allusifs !
Lien : http://cecile.ch-baudry.com/..
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Seraphita
  18 décembre 2010
Mai 1980, dans un cinéma d'une petite ville serbe. Une trentaine de spectateurs assiste à la projection d'un film. Soudain, « le pinceau de lumière a cassé net ». La projection s'interrompt brutalement. Puis, à la faveur d'« une lueur apparue sur le côté », une terrible nouvelle est annoncée au public. Quelle nouvelle vie chacun va-t-il pouvoir se redessiner ?

J'ai eu bien du mal à rédiger un résumé de ce livre, tant l'intrigue est mince. Je me suis aidée pour ce faire du résumé proposé en quatrième de couverture. J'ai été très déçue par ce roman de l'auteur serbe Goran Petrovic, né en 1961 à Kraliévo, en Serbie. C'est d'ailleurs dans cette ville que se déroule le roman. La présentation de l'auteur nous informe que celui-ci est « lauréat des plus grands prix littéraires dans son pays ». Dans ce cinéroman, ce n'est pas vraiment une histoire qu'il raconte ; il brosse plutôt une galerie de portraits, dans une perspective à la fois sociale et psychologique. Ces personnages nous sont décrits dans le cinéma de Kraliévo, en fonction du rang qu'ils occupent habituellement. Cette petite chronique ethnologique est assez intéressante. Mais on entre vite dans le registre de la digression qui, à la longue, devient ennuyeuse. Il y a tant de personnages que le lecteur s'y perd (en tout dans le cinéma, figure une vingtaine de rangs : le nombre de spectateurs s'en voit multiplié…). le résumé que j'ai essayé de rédiger laisse à penser que l'auteur a bâti une intrigue solide : il n'en est rien. Il faut se laisser porter par les portraits variés et associations d'idées de l'auteur : je n'y suis pas parvenue.

Un mot sur les (nombreux) titres qui ponctuent le roman : si l'idée semble intéressante (cela met le lecteur en appétit pour la suite), les titres en eux-mêmes paraissent énigmatiques et déroutants : ils peuvent même rebuter par leur aspect trop long : « Extrait des actualités du fonds de la cinémathèque yougoslave » ou « Même au paradis, les gens colleraient partout leurs chewing-gums » ou encore « de la première à la neuvième rangée ». On a même droit à des extraits d'inscriptions sur les sièges du cinéma.

Un mot sur le titre du roman : « Sous un ciel qui s'écaille ». Ce ciel correspond en fait au plafond du cinéma l'Uranie de Kraliévo qui a tendance à s'effriter :
« Pendant que du vieux plafond du cinéma Uranie, de sa stucature exécutée de main de maître, de sa représentation symbolique de l'Univers, du Soleil, de la Lune, des planètes, des constellations et des comètes, tout doucement, sans bruit, se détachaient d'impalpables particules de chaux, quasi invisibles » (p. 191).

Un roman qui ne m'a pas captivée mais qui comporte une idée originale : la présentation de personnages en fonction de leur positionnement habituel dans le cinéma, ce qui peut faire penser à un récit ethnographique.
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Eleusis
  12 mai 2015
On reproche beaucoup à ce livre d'aller nulle part, d'avoir une construction simpliste, intrigue trop mince. Ce sont des remarques que je peux tout à fait comprendre : Sous un ciel qui s'écaille porte en sous-titre ciné-roman et si on comprend tout de suite le rapport avec le cinéma, celui avec la forme roman est bien plus nébuleux. Peut-être qu'en allant chercher du côté du romanesque comprendrait-on un peu mieux l'intention de l'auteur ou de l'éditeur (tout est toujours de la faute des éditeurs !). Sous un ciel qui s'écaille est en effet un récit hybride, entre la nouvelle, le conte et le roman. Il y a une introduction (la genèse du lieu où s'installe le cinéma) ; un début (un film qui commence et le portrait, rangs par rangs, de ses spectateurs) ; des digressions diverses (notamment l'histoire de la perruche Démocratie et de ses propriétaires successifs) ; un événement perturbateur (l'annonce de la mort de Tito) ; et une fin (les métamorphoses dans la vie de chacun de nos spectateurs initiaux). Et tout cela sous une grande peinture cosmique qui s'écaille, vrai ciel qui nous tombe sur la tête.

C'est fantaisiste, c'est poétique, et pourtant ça dit pas mal de choses de l'humain et des épreuves traversées par le peuple serbe. L'auteur a eu l'intelligence de nous le faire ressentir, en demie-teinte, par la suggestion, et je trouve ça d'autant plus fort. L'absurde dont Petrovic fait usage est ainsi un procédé à double visage, qui dit à la fois la poésie du monde comme sa violence. Alors il y a certes peu de suspense dans ces pages, mais j'y ai trouvé des portraits à la fois tendres et caustiques et une étrangeté familière qui m'a rappelé Italo Calvino. Une belle façon de parler des grands bouleversements du siècle.
Lien : https://gnossiennes.wordpres..
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truchotrobina
  16 janvier 2013
Sous un ciel qui s'écaille, dénommé par son auteur Goran Petrovic « cinéroman », pourrait paraître farfelu et léger, mais dévoile une société serbe en proie à son histoire… et à l'Histoire. Dans une petite ville de province, Kralievo, un cinéma aux références mythologiques (il s'appelle l'Uranie !) est construit. Parmi les multiples personnages du roman, un projectionniste coupe des morceaux de pellicule dans le but de réaliser son propre film composé de ces rushs remontés selon une logique propre. Et le livre est un peu comme cela : il donne l'impression de juxtaposer les spectateurs d'un film, pour former une société complexe, avec chacun ayant son histoire propre, à travers l'histoire autant imaginaire que réaliste de la Serbie au XXe siècle.
Dans une langue riche et légère, à la Rabelais ou Gogol, faites une excursion en ex-Yougoslavie, le voyage vaut le détour !
(écrit pour le magazine du boulot )
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vdujardin
  26 avril 2012
Je trouve que c'est une excellente idée de partir d'une salle de cinéma (au ciel -plafond- qui s'écaille et au lourd rideau bleu nuit poussierreux) pour aborder l'histoire de la Yougoslavie au 20e siècle, de la première guerre mondiale à l'explosion de la Yougoslavie dans les années 1990, à partir des portraits des spectateurs - très variés - à une séance de cinéma... qui sera interrompue suite à l'annonce de la mort de Tito. le ton est léger, et pourtant, vous y verrez des bandits, un collabo, des cancres de trois collèges différents, deux Roms (un illettré et l'autre qui interprète les sous-titres à partir de la centaine de mots qu'il reconnaît), un ancien pilier du parti local (très drôle, son portrait par petites touches), des filles de la cafétéria d'à-côté qui viennent assister à quelques minutes du film, un avocat, une perruche, des amoureux, un marchand de bois pas très net... une micro-société, reflet de la société d'hier et d'aujourd'hui. Un petit livre charmant, qui change des longs romans, tout est dit avec légèreté en quelques pages. Merci aux bibliothécaires d'avoir mis ce livre dans leur sélection de nouveauté, sinon, je ne l'aurais jamais lu... Et j'adore la couverture qui change de celles que l'on voit ces temps-ci, extra, ce visage pixellisé et les yeux en bobines de film, très en accord avec le livre, en plus...

Lien : http://vdujardin.over-blog.c..
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