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LydiaB
  28 mars 2016
Autant annoncer la couleur de suite : j'ai adoré ce livre, vraiment. J'en suis même arrivée à me freiner dans ma lecture histoire de ne pas le terminer trop vite. Que celui qui n'a pas eu, un jour, envie de répondre à un élève comme l'auteur le livre dans ses pensées lui jette la première pierre. Oh, alors bien sûr, le registre de langue n'est pas soutenu. Puristes, passez votre chemin ! Car la langue employée tient à 50 % du langage familier, reflétant le langage des gamins ou l'énervement. Mais justement, c'est bien cela qui fait rire. Les situations exposées sont toutes plus ou moins vécues un jour et chacun a réagi ainsi, parents, profs ou élèves. de toutes façons, le but de l'auteur n'était pas de gagner le Goncourt. Elle a mis dans un livre les billets qu'elle tenait au départ sur son blog.

Princesse Soso nous donne donc un aperçu de ce que peut être la vie d'un prof d'anglais dans un collège. Elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas (et ne dira surtout pas par peur de se faire taper sur les doigts par celui qu'elle a nommé elle-même Ray Ktora). Son livre est structuré selon l'année scolaire et les événements qui en découlent. C'est ainsi que nous ferons connaissance avec Kevvin (oui, avec deux -v), Manolito et Cynthia de la 6ème B, ou avec Favin, le pétomane de la Segpa. Les portraits sont loin d'être une caricature, croyez-moi.

A travers l'humour, il n'en reste pas moins que Princesse Soso s'interroge sur notre mode d'enseignement, sur la façon de gérer du Rectorat, de l'Inspection académique ou encore, plus haut, du Ministère de l'Education Nationale. Les parents ne sont pas de reste car il y a , en ce qui les concerne, pour certains, tout un mode d'éducation à revoir. Et c'est également ceci qu'il faut retenir. Il est bien dommage de voir des profs motivés, ayant la vocation, ne pas être soutenus, ou trop peu, par toutes ces instances.

À lire sans attendre !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Ziliz
  28 mars 2016
Je n'aimais ni la couverture (genre "histoires de blondes"), ni le pseudo de l'auteur, ni le titre, et pourtant j'ai acheté ce livre, attirée par des éloges unanimes sur la blogosphère (une blogo peuplée de profs...). J'aurais dû me fier à ma première impression. Dans cet ouvrage, je n'ai apprécié ni le ton, ni l'humour. Tout le monde en prend pour son grade, sauf les profs. Peut-être est-ce pure paranoïa de parent (non démissionnaire, je crois) d'un ado pas "choupi" de 4ème ? J'ai juste été d'accord de loin en loin avec les récriminations contre certaines réformes absurdes de l'Education Nationale. C'est vraiment trop peu pour avoir envie de vous dire "lisez ce témoignage", mais d'autres lecteurs le font très bien.

Dans le registre "expérience d'enseignant", je préfère 'Le journal d'un remplaçant' de Martin Vidberg, plus respectueux envers les élèves (en difficulté également) et leurs parents.

••• billet retrouvé sur mon blog (en découvrant aujourd'hui l'avis enthousiaste de LydiaB), rédigé en janvier 2011, sans doute peu de temps après une rencontre bilatérale parents-profs catastrophique...
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AnaisValente
  15 avril 2012
« le dimanche on lit au lit… mais le samedi aussi ! »

Je vous avouerais qu'au début de la lecture de ce livre, j'ai eu quelques difficultés à accrocher. Très bien écrit, très drôle, rien à redire, mais un peu décousu et poussé à l'extrême dans l'humour. Trop d'humour tue l'humour, parfois.

Puis, d'un coup d'un seul, sans prévenir, de façon presque déséquilibrée, le livre bascule dans un discours revendicatif d'une prof pas encore désabusée, mais presque, dont les propos pourraient sembler parfois à la limite du choquant. Mais ce n'est que réalité.

Et puis, enfin, tout s'est équilibré dans ma tête, entre mes petits neurones d'ancienne élève bien comme il faut. Tout a coulé de source. Ce n'est pas drôle à la limite de la caricature, ma petite Anaïs, c'est la réalité. La juste réalité. La simple réalité. Qui claque au visage. Qui choque. Qui débecte. Et qui fait rire. Ce n'est pas un désespoir qui s'exprime, c'est la réalité. Rien que la réalité. Toute la réalité. Et ce cocktail détonnant donne un cocktail explosif à mourir de rire. C'est drôle, c'est grinçant, c'est stupéfiant, et c'est parfois tellement pathétique de voir où va le monde scolaire, ma bonne dame, qu'on n'a qu'une solution : en rire (comme disait l'autre, je m'efforce de rire de tout, afin d'éviter d'en pleurer).

Y'a du très très bon dans ce livre, notamment les deux lectures possibles des notes dans le carnet des élèves, qui m'ont presque fait me rouler par terre tant je m'esclaffais, mais me suis abstiendue, vu que j'étais dans le bus, et que ça fait mauvais genre de se rouler par terre dans un bus croyez-moi. Morceaux choisis : Brianna ne se donne pas les moyens de progresser (lire : Brianna est une grosse feignasse), Prescillia ne s'investit pas dans sa scolarité (lire : il serait temps qu'elle lâche son eye-liner violet), Melinda doit adopter une attitude décente (lire : il n'existe pas de BEP strip-teaseuse, Melinda devrait éviter d'avoir sa langue collée au larynx des garçons), Jordan rend copie blanche sur copie blanche (lire : Merci, enfin du boulot en moins, continue). Et j'en passe…

Très bon aussi, les petits noms dont s'affublent les meilleures amies : M'zumelle ou M'gwinasse (pour la best best friend), M'tampax (pour la friend bouche-trou), M'clitOO ou M'truie (pour la simple copine)… ça ne s'invente pas, et ça fait rire ou frémir, c'est selon. Moi ça me ferait plutôt frémir, mais soit.

En parlant de noms, ou plutôt de prénoms, ceux des élèves sont aussi trop de la balle parfois. Pas besoin de vous donner d'exemples, devinez… Directement inspirés des séries télé américaines, of course.

Et puis je m'en voudrais de ne pas mentionner l'épisode de la réunion des parents, ou « comment le prof a la définitive et vomitive confirmation que, non, vraiment, les chiens ne font pas des chats ». C'est normal si je me tape la cuisse en émettant un rire gras à chaque paragraphe ?

Je pensais, de plus en plus, à tort, que je devenais une vieille rombière et que la jeunesse actuelle m'insupportait, moi et moi seule. Que le côté pourri gâté des ados qui se veulent adultes à onze ans au lieu de rester dans leurs Barbies et leurs Légos n'insupportait que moi. Que les parents en totale démission, plus préoccupés par les crédits qu'ils souscrivent pour s'offrir le dernier cri en matière d'écran ou de GSM que par l'éducation de leurs sept chiards n'insupportaient que moi. Que ceusses qui disent que les enseignants sont des feignasses qui glandent pour des milliards d'euros et des milliards de jours de congé n'insupportaient que moi (ben qu'ils aillent faire prof, ceusses-là, rira bien qui rira le dernier). Que l'orthographe écoeurante et le langage SMS des djeuns n'insupportaient que moi. Que ces gosses pas choupi pour deux euros qui, plus tard, feront comme papa et maman, savoir chômach' ou CPAS, n'insupportaient que moi. Que les gamines sapées comme des Pretty Woman en puissance (version début du film bien sûr) qui, en l'espace de sept jours, passent quatorze fois, sur leur Facebook, du statut en couple au statut célibataire, n'insupportaient que moi.

Et bien non, ça insupporte aussi l'auteure, et ça, ça m'a vraiment m'a mis du baume au coeur.

En cherry on the clafoutis, j'ai appris un nouveau verbe en lisant « Chroniques d'une prof qui en saigne ». Languedeputer. J'adore j'adopte. Et j'ai déjà réussi à le replacer dans la foulée, au bureau, meilleur endroit pour languedeputer en choeur, isnt't it Princesse Soso ?

Et comme tous ces élèves dont l'auteure nous parle avec tant d'humour, qu'elle aime ou qu'elle hait de tous ses neurones, qu'elle voudrait aider ou exterminer à grands coups de compas, en fonction du moment, finissent toujours par devenir des clients de là oùsque je bosse… je me demande si je vais pas enfin concrétiser ce à quoi je pense depuis plusieurs mois et créer, moi aussi, mes chroniques professionnelles. Passqu'il y a de quoi raconter croyez-moi. J'ai déjà rempli, petit à petit, des pages et des pages Word pleines de mes clients, de leur QI, de leurs revendications, de leurs humeurs et de leurs plans drague. Un jour, peut-être, vous ferais-je partager ça…

En attendant, lisez les Chroniques d'une prof qui en saigne, vous vous y reconnaîtrez sans doute… le tout est de savoir si vous vous reconnaîtrez dans le rôle A. de la prof… B. des parents… ou C. des élèves…

Lien : http://www.le-celibat-ne-pas..
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keisha
  14 novembre 2010
En période de rentrée scolaire fleurissent souvent des récits sur l'univers impitoyââââble de l'Education Nationale. Pamphlets au vitriol, livres exhalant la douce nostalgie du "c'était mieux avant" , souvent parsemés de y'apluka, parfois aigris, émanant de grosses têtes pensantes n'ayant pas vu l'ombre d'un soupçon d'élèves in situ (c'est à dire, en classe) depuis des années, d'enseignants ayant jeté l'éponge, d'anciens profs heureux de partager leur expérience : avec Princesse Soso, professeur d'anglais trentenaire dans un collège rural, nous avons un agent vraiment dans la place, qui nous dévoile tous les dessous de ce monde inconnu, et ce avec un humour au vingt-deuxième degré (au moins) et dans un langage bien personnel proche du terrain (à savoir, les schtroumpfs confiés à ses mains professorales).



Ô parents des choupinets de 6ème Z, ceux qui disent bonjour, s'il vous plait, ont leur matériel, font le travail demandé, sachez qu'il existe des enfants dont l'éducation a subi quelques ratés ou qui n'ont pas envie de bosser et pour qui l'école est une annexe du goulag. Découvrez avec Princesse Soso le quotidien d'une classe ordinaire, la dure vie du professeur remplaçant ou stagiaire et le langage parfois abscons de la didactique. Découvrez les parents irresponsables, les coupes budgétaires de l'Education nationale, le contenu des petits mots échangés par les élèves...



Et toi, professeur (oui, il y en a qui passent ici), penses-tu que c'est pur masochisme de lire cette littérature qui rappelle trop le boulot?



Que nenni! Princesse Soso, trop forte, trop marrante! Ou plutôt elle utilise l'humour hyperdécapant pour raconter ce qui fait ouvrir parfois grands les yeux (oui, même moi j'ai été sidérée par certaines anecdotes). Mine de rien elle propose quelques pistes concrètes pour améliorer le schmilblic (par exemple exclure un élève de l'établissement ne sert à rien sans suivi éducatif de l'élève - pour ceux qui l'ignorent c'est actuellement le jeu de la patate chaude)(sans parler du collège unique, des classes relais inexistantes et des effectifs, mais là cela devient technique).



Et surtout on sent l'amour de son métier et des élèves, l'envie d'enseigner et de voir briller les yeux des gamins ...



Un livre que j'ai dévoré en riant pas mal (même si parfois jaune) , où pour une fois j'ai reconnu mon quotidien à 95% Depuis je scrute plus les miens, d'élèves, et les écoute plus attentivement. Alors oui, les leggings avec short (troué), j'en ai vu un hier, "Il insulte ma mère" réponse "connard", c'était ce matin. Mais les super mignonnes qui me regardent en disant "Les 3ème, y sont bêêêtes" et "Oh M'dame, c'est les garçons, hein", là aussi c'est du vécu, avec regards complices. "Le devoir il est trop facile, je peux le rendre en avance?" versus"Je l'ai fait mais laissé chez mon père" (c'est faux). Leur crédulité désarmante "Ah bon vous avez une machine à corriger les copies?". le côté fatigant "M'dame, quelle page?" (c'est au tableau). Et oui, cinq élèves veulent devenir mon ami sur Facebook (tu peux attendre longtemps!) . Depuis lecture chez Princesse Soso de la journée à Canterbury , je me demande si j'ai bien fait d'accepter d'accompagner les 3ème completely debilous chtarbés au printemps en Angleterre durant une semaine. J'aime quand par inadvertance ils utilisent pour me parler un mot qu'ils me pensent inconnu (M'dame vous êtes véner) , s'excusent et traduisent gentiment. J'aime quand ils découvrent que je connais un peu leur univers (Ah bon vous connaissez Twilight?) . Je termine avec le p'tit bonhomme qui m'a dit "Madame, ma mère elle est partie de la maison deux jours avant Noël".


Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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ASaulot
  17 juillet 2019
J ai passé un bon moment avec Princesse Soso et ses élèves. En fait je me suis reconnue dans bien des situations à jongler entre délires administratifs, parents de mauvaise foi et élèves facétieux et attachants. Pour tous ceux qui s intéressent de près à l école je recommande chaudement ce roman témoignage qui suit l auteur pendant une année avec ses classes. Entre humour percutant et rire jaune, Princesse Soso nous offre un regard impitoyable et hilarant sur l école et ses différents acteurs.
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liliba
  06 octobre 2013
À l'heure où nos chères têtes blondes viennent de reprendre le chemin de l'école, nous ne pouvons que vous conseiller ce livre totalement jubilatoire, paru en 2010, mais qui n'a pas pris une ride et qui égratigne quelque peu notre bonne vieille éducation nationale, mais le fait avec un humour et une intelligence rare.

Pas de grande littérature ici, on est dans le concret. Et le concret, ce sont des élèves qui savent à peine lire (ni parfois parler) le français et qui donc sont mal barrés pour apprendre 3 mots d'anglais. Des élèves qui n'en n'ont rien à faire de l'école, qui ne sont pas motivés, que rien n'intéresse, qui sont parfois violents, souvent insultants, continuellement insolents. Des élèves qu'on aurait envie de gifler plutôt que de leur enseigner quoi que ce soit. Oh bien sûr ils ne sont pas tous comme ça, heureusement. Il en existe de biens mignons, intelligents, motivés, sérieux, travailleurs, de vrais choupis qu'on aurait presque envie d'adopter… Mais dans cet établissement de campagne, ils sont rares.

Princesse Soso parle de son quotidien et écrit comme elle parle, transmettant par là même l'énergie (le stress) de ses journées de prof et nous faisant ressentir l'ambiance de sa classe. Au départ, cette jeune prof trentenaire a partagé ses heurs et malheurs professionnels dans un blog (http://foodamour.free.fr), et nous avons donc affaire à du vécu quotidien, du frais, du sanglant parfois, de l'affectif. Ses chroniques la suivent dans ses différentes classes tout au long de l'année, pour nous montrer la progression (ou reculade) de chacun.

Le lecteur fera connaissance des improbables Kevvin (qui s'écrit bien avec deux v), de Cynthia, Manolito, Brianna, Prescillia et beaucoup d'autres qui sont tour à tour insupportables ou attachants, souvent désarmants, et dont bon nombre font pitié. Quel avenir en effet envisager pour ces enfants (car rappelons, nous sommes au collège, ce sont bien des enfants, même s'ils veulent se donner des airs d'adultes) qui ne sont pas aidés par leur milieu familial, c'est un euphémisme, et que l'école ne peut pas élever à la place de leurs parents. Car voilà un problème que souligne Princesse Soso. L'école est là pour éduquer, oui. Mais pas pour élever. Pas pour enseigner le b.a. ba de la politesse, de la vie en société ou de la façon de se tenir, pas pour apprendre à dire bonjour ou merci… L'école n'est pas le sauveur de tous les pauvres gamins qui n'ont pas reçu d'éducation à la maison, elle a bien déjà assez de mal à leur faire apprendre quoi que ce soit, l'école n'est pas miraculeuse non plus pour ceux qui ne veulent rien y faire… et l'école n'est pas coupable…

On comprend aisément en lisant ce livre la baisse de motivation de certains profs, leur découragement, leur énervement parfois… Ce métier est une vocation, mais encore faut-il que cette vocation soit nourrie, soutenue, aidée, ce que ne semblent pas faire les instances supérieures trop obsédées à faire passer des lois bureaucratiques qui n'ont que peu de choses à voir avec le terrain. Mais ne croyez pas que Princesse Soso passe son temps à cracher sur son dur métier ! Pas du tout, au contraire, elle l'adore, ce métier, et c'est pourquoi cela lui fait si mal au coeur de voir l'école se dégrader et ne plus remplir son rôle.

J'ai été impressionnée par la maturité des réflexions de l'auteur, qui bien que toute jeune et n'ayant pas encore eu d'enfant au moment où est paru son livre, a des idées sur l'éducation qui me semblent tout à fait pertinentes, de même que ses réflexions sur le « mammouth » et les réformes bonnes ou mauvaises qu'on pourrait instaurer pour moderniser l'éducation nationale et la rendre plus adaptée au monde d'aujourd'hui. Elle dit tout haut ce que beaucoup pensent sans oser avancer un commentaire, elle critique ouvertement, mais propose des solutions et on aime cette langue qui n'est pas de bois, à laquelle on est peu habitué sur le sujet. Elle n'a même pas peur du méchant Ray Ktora !

Alors c'est un peu caricatural, certes, mais c'est aussi fait pour ça. Pour qu'on regarde, qu'on écoute, qu'on prenne conscience. Qu'on arrête de faire les autruches parce que nous sommes des privilégiés qui mettons nos gamins dans de bons collèges, de bons lycées, parce que chez nous, ça ne se passe pas comme ça, ils filent droit, nos marmots ! On en rit, beaucoup, et dans le même temps on est atterré. Eh oui, c'est la vérité vraie, à peine augmentée avec une petite dose d'humour (une bonne dose, à vrai dire) pour que ça soit digeste, mais rien n'est inventé, c'est du vécu pur et dur. Et comme le dit si bien l'auteur, mieux vaut en rire, parce que sinon c'est à pleurer, comme les bulletins qui sont désespérants en version officielle et à hurler de rire en version officieuse.

Vous en apprendrez un bout sur l'argot des écoles, les expressions, les modes, le langage SMS (mais tout ça a dû changer depuis, ça va vite chez les djeuns), sur la manière aussi dont ces jeunes se voient, se projettent dans l'avenir. chômach', assedic, allocs… Vous découvrirez l'hallucinante vulgarité du langage, de la gestuelle, de l'habillement, dont on se dit que ce n'est pas étonnant qu'elle entraine la violence, et des déviances en tous genres. Et puis pour vous défouler, vous « languedeputerez » avec vos amis pour débriefer cette lecture vraiment atypique. Sans oublier jamais que même si certains passages paraissent totalement surréalistes, nous sommes pourtant bien dans « la vérité si j'mens » et qu'il n'est possible de tout raconter qu'avec un humour acharné.

Grinçant, hilarant, décapant, édifiant, énervant parfois, étonnant en tout cas, Chroniques d'une prof qui en saigne est un livre à lire !
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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DragonLyre
  21 juillet 2012
Dès le titre, le ton est donné. Mélange d'humour, de références pseudo-culturelles et de réalité cinglante, nous sommes directement plongés au coeur de l'action dans ce livre. Moi qui ai en effet voulu devenir professeur mais ayant abandonné en cours de route, je me rends compte grâce à ce témoignage que je n'aurais jamais été à la hauteur... Au fil des pages, on découvre de nombreuses anecdotes. Parfois amusantes, parfois choquantes, le métier de professeur n'est vraiment pas de tout repos. On se rend compte grâce à Princesse Soso que les collégiens ne sont pas aussi mignons qu'on veut bien nous le faire croire et que bien souvent, les professeurs doivent aussi se battre contre les parents démissionnaires qui ne bougent pas d'un pouce même lorsqu'on leur fait remarquer qu'il y a de quoi ouvrir un dossier de carence éducative. L'enfant-roi, livré à lui-même, perturbé et perturbateur. On découvre ainsi une élève de cinquième prête à accoucher, bien des autres qui s'habillent de façon provocante, aussi inappropriée en classe que pour une fille de cet âge. On découvre les élèves pour qui l'école est devenue un terrain de jeux et de violence, d'insultes et de bagarres, ou carrément un lieu où multiplier les conquêtes, fumer en douce et mépriser les adultes.

L'auteur est pleine d'humour mais cela ne l'empêche pas d'aborder les problèmes la tête haute grâce à sa force de caractère. Elle n'hésite pas à expliquer pourquoi telle ou telle réforme de l'Education nationale n'est que sottises, elle met les pieds dans le plat mais l'assume comme lorsqu'elle fait remarquer à quel point il est idiot d'enseigner l'anglais à des enfants ne sachant même pas lire et écrire le français. Bien souvent, l'attitude des éléments perturbateurs trouve son point de départ à la maison. de nombreux parents prennent l'école à la rigolade et répondent avec virulence lorsque Princesse Soso essaie de leur faire comprendre où le bât blesse.

Le système scolaire français s'essouffle (classes surchargées, trop hétérogènes, manque de moyens matériels comme d'effectifs,...) mais elle ne s'en étonne guère et essaie de lutter à son échelle. L'école est devenue chaotique, inadaptée au temps et aux jeunes d'aujourd'hui. L'insolence est maître chez ces collégiens voulant grandir plus vite que la Nature ne l'a voulu. Un témoignage à ne pas rater alliant avec adresse vécu, jeux de mots, dérision, désillusions et remises en question... mais où on découvre également tout le coeur et la dévotion d'une jeune femme envers son métier.
Lien : https://dragonlyre.wordpress..
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Arlavor
  07 février 2012
En novembre 2010, je cherchais des livres de la rentrée littéraire dans une librairie parce que bon, pour être libraire, il faut bien réviser la rentrée littéraire et tous les prix et tout et tout.

Et en me baladant dans les rayons, mon regard a été attiré tout de suite par un bouquin. Ben ouais…moi quand je vois des Bisounours, je suis comme une guêpe avec du miel ou des moustiques avec des ampoules allumées. La couverture était tellement sympa que j'ai eu envie d'aller un peu plus loin. Déjà, rien que le nom de l'auteur fait rêver. Princesse soso…C'est royal quoi ! Et puis le titre…ben j'aime bien les jeux de mots alors j'ai trouvé ça marrant. le titre c'est Chroniques d'une prof qui en saigne.

Donc comme le montre la couverture, Princesse Soso, c'est une prof d'Anglais (ouais, la carte du royaume uni n'est pas là juste pour faire joli) et puis aussi prof principale d'une classe dans un collège. Dans un collège un peu paumé dans la campagne, loin de tout. Je savais même pas que ça existait les villages hyper paumés. Et princesse Soso nous fais entrer dans la vie de son collège (en changeant les noms, hein) et de ses élèves.

Et c'est quand même assez hallucinant de voir le comportement des élèves. Je me rappelle pas que c'était comme ça quand j'étais au collège et bon, ça ne date que d'y a 6-7 ans. Les choses ont du beaucoup changer en peu de temps. Et puis même les parents n'ont pas de comportements super avec les profs. J'aime bien la dernière phrase du résumé. « le collège est une jungle. Voici un accès backstage pour découvrir l'envers du décor. »

Tout le livre est divisé en trois partie, correspondant au trois trimestres d'une année scolaire. Logique. Il y a des passages qui racontent ce qu'il se passe dans le collège, les problèmes avec les élèves et tout ça, mais aussi des passages ou ça parle de problèmes par rapport au gouvernement et à l'éducation et Princesse Soso tente d'apporter des solutions à tous ses problèmes. Et c'est pas con ce qu'elle dit en plus.

Alors ce livre, j'ai trouvé qu'il se lisait vraiment facilement et j'ai bien aimé le style d'écriture bourré de aka, de choupi et de pleins d'autres trucs marrants comme des supers références. Parler de choses sérieuses en utilisant l'humour, c'est vraiment ce qu'il y a de mieux pour que les gens assimilent les choses. C'est vrai que si ça avait été un livre hyper sérieux, je suis pas sûre que j'aurais aimé le lire.

Enfin, tout ça pour dire que c'est un super bouquin qu'il faut lire. En plus c'est moderne. Parce que Princesse Soso semble être une prof geek. Perso, je n'en ai jamais rencontré dans les couloirs du lycée ou du collège, mais c'est pas pour ça que ça n'existe pas. Allez les amis, vous pouvez le lire. Il est publié aux éditions Privé et il est sorti le 21 octobre 2010. En plus, il est pas trop cher....Offrez le à vos profs.

Sinon, Princesse Soso a un blog sur Internet. Je l'ai trouvé parce qu'une personne est tombée sur mon blog en tapant « une fille discrète et marginale dans ma classe » et que quand je l'ai retapé sur google, son blog était dans la liste des réponses. C'est plutôt sympa à lire, vous devriez aller y faire un petit tour.
Lien : http://lemondedarlavor.blogs..
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ASAI
  12 décembre 2019
J'avais acheté ce livre pour un ami (le meilleur) qui est enseignant et donc qui en saigne. Il me raconte souvent ses tranches de vies au collège. J'ai lu avant lui, j'ai dévoré car c'est très drôle, et surtout tellement vrai. Une réussite car l'écriture n'est pas plaintive, ni colérique, ni désabusée. Certes, certaines formules répétées sont agaçantes, parfois une autosatisfaction devient assez gênante. Et la portée de l'ouvrage ne sera que de se dire "c'est tellement vrai". Il n'y a pas de visée politique (au sens noble). Néanmoins, on peut essayer de le faire lire aux recteurs, aux inspecteurs, directeurs de cabinet, chargés de communication... un voeu pieux.
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carine38
  26 avril 2013
C'est mordant, c'est caustique.... Et malheureusement trop réaliste !
Tout le monde en prend pour son grade, des élèves aux parents en passant par l'administration....
Les seuls à peu près épargnés, bizarrement : les enseignants.... Comme s'ils étaient irréprochables, comme si le "désamour" que les jeunes rencontrent vis-à-vis de l'enseignement n'était jamais de leur faute....
Peut-être que cette jeune prof est effectivement une très bonne prof mais ce n'est pas le cas de tous ses collègues, il ne faudrait pas l'oublier.

La lecture est très facile, il faut simplement connaître un peu le jargon des ados.
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