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Mathis vient d'être licencié alors il est déboussolé…
Mathis vient d'être licencié alors il n'a plus confiance en lui…
Mathis vient d'être licencié alors il a peur de rentrer chez lui pour annoncer cette nouvelle à sa femme… comme dans la chanson d'Eddy Mitchell, « il ne rentre pas ce soir… »
Mathis vient d'être licencié alors il erre dans la ville… allant où le vent le pousse… mais le vent malin va surtout pousser sous ses roues un malheureux livreur de pizzas dont le scooter ne transporte pas que des aliments comestibles et licites…
S'en suit une descente aux enfers où les « employeurs » de Zaïm vont lui réclamer des comptes…, où la police va le suivre à la trace espérant bien qu'il soit pris pour cible par les caïds du milieu…, où les flics ne sont pas toujours ce que l'on croit…, où une étincelle va embraser tout un quartier et bien au-delà… Peu crédible me direz-vous ? … quoi que… L'actualité début juillet nous l'a bien démontré…
Une seule certitude dans ce roman… ça risque de mal finir !
Un humour corrosif, des dialogues assez crus mais sans vulgarité outrancière… avec un crescendo dans l'action qui rappelle les films de Tarantino !
Curieusement, un passage m'a marquée : au milieu des scènes sanglantes, Yannick Provost nous offre une courte parenthèse sur le quotidien d'un émigré et son calvaire pour arriver jusqu'en France… Un moment suspendu dans ce polar pour un témoignage écrit sans concession mais avec beaucoup de tendresse pour son personnage Zaïm, celui à l'origine de l'enchainement de désastres qui s'abat sur Mathis…
J'ai aussi beaucoup aimé toutes les références musicales et cinématographiques... dont on voit que l'auteur est connaisseur !
C'est le second roman de Yannick Provost il vaut la peine de se pencher sur cet auteur… dont je vais donc suivre désormais les sorties… et hop ! encore un de plus 😉
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A mi chemin entre réservoir dogs et une journée en enfer, Yannick Provost nous joue un peu les Tarantino, et ce n'est pas pour déplaire
Pourtant la journée de Mathis démarrait normalement, mais parfois le hasard ne fait pas bien les choses
Un concours de circonstances
Au mauvais endroit au mauvais moment et tout bascule
Voilà comment résumer le reste de sa journée
De gibier devra t il devenir chasseur pour survivre
Un très bon thriller rapide à lire, pas de grande énigme à résoudre, pas de psychologie à outrance, pas de prise de tête
Non juste de l'hémoglobine sur fond de trafic de stupéfiant
Simple et efficace
De temps en temps ça détend
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Comme tous les matins, Mathis Quatrenfeux part au travail en laissant dormir sa femme. Sauf que cette journée n'est pas comme toutes les autres : c'est celle de son licenciement.
Il se retrouve sur le trottoir sans savoir que faire. Comment annoncer ce malheur à Marie ? Il monte en voiture et roule sans but. Et là, alors qu'il quitte une place de parking il est percuté de plein fouet par un jeune livreur de pizzas qui déboule à toute allure. le tableau n'est pas beau à voir : d'un côté, un scooter démantibulé, de l'autre, un gamin qui ne vaut guère mieux.
Au commissariat, l'homme entend des agents des Stups s'énerver : ils suivaient ce garçon qui transportait une nouvelle drogue particulièrement agressive. Comment remonter jusqu'aux « frangins », les patrons, maintenant ?
A moins que... Mathis ferait certainement un appât de choix !
Les opérations Masse critique sur Babelio, je les attends toujours impatiemment. Celle-ci est consacrée aux « mauvais genres ».
Je tombe sur un titre qui me met en tête la chanson bien connue d'Eddy Mitchell. Sans doute un bon choix, d'autant que le sous-titre précise : « roman policier, mais pas que... »
Malheureusement pour moi, j'en attendais tout autre chose que ce que j'ai trouvé. En effet, en lisant les quelques lignes de présentation, je m'imaginais un cadre bon chic bon genre, pris entre les feux croisés de la police, l'accusant d'avoir provoqué la mort d'un jeunot et des dealers lui imputant la perte de leur précieuse marchandise.
Je me figurais une introspection dans le chef d'un homme perdu, qui, comme dans la chanson, n'ose pas réintégrer ses pénates et avouer ses problèmes.
Je me suis trouvée embarquée dans un polar de deuxième zone, bien glauque et ultra-violent, mal écrit (« Un môme pas tout à fait majeur, pas tout à fait en règle. Et pleinement dealer », c'est une phrase ? Ou encore « Kes tu vas faire avec mon gun ? »), rempli de fautes (« un truc à finir allonger », « Noire, bien entendue », etc.) sans parler d'une bonne dizaine de « dénoter » à la place de « détonner »...
A la fin, si on devait empiler tous les cadavres on atteindrait sans peine le sommet de la Tour Eiffel. Quant aux invraisemblances, que dire... Toute l'histoire se déroule en une journée, mais celle-ci compte au moins deux cent quarante heures.
Le cadre, un quinquagénaire bien propre sur lui, se transforme soudain en clone de Rambo, capable de marcher, courir et conduire une moto hyper-puissante après avoir été poignardé, ou de sauter à travers une vitre, j'allais dire sans une égratignure, mais, au contraire, bien qu'il soit en lambeaux, il peut encore assumer des tâches herculéennes. J'en passe et des meilleures.
Bref, c'est ma faute, j'ai mal choisi et je suis désolée de paraître ingrate vis-à-vis de Babelio et des éditions La Jouanie qui me l'ont envoyé.
Ce genre de bouquin doit certainement plaire à un large public, mais je n'en fais pas partie.
J'ai dû me forcer à le lire jusqu'au bout, ce que je n'aurais sans doute pas fait si je n'avais pas dû rédiger une critique.
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Paris - Mathis, cadre dans une entreprise, est licencié.
Le soir en rentrant chez lui, il percute un livreur de pizzas qui, malheureusement pour lui, ne livrait pas que des plats italiens.......

Quand vous n'avez pas de bol, le sort s'acharne sur vous, demandez à Mathis!
Au chômage, vivant une relation compliquée avec sa femme, le pauvre cumule, quand il a ,en plus, une bande de caïds aux trousses.
Yannick Provost nous entraîne dans un roman noir qui tourne au cauchemar. Pendant la lecture, on se dit que ça ne pourrait pas être pire! C''est sans compter l'imagination de l'auteur qui va encore plus loin sans que ça vire au granguignolesque.
Arrive un moment où tu lui parles (je sais, je devrais consulter) en lui disant "Tu pousses le bouchon un peu loin, Maurice" (Seuls les plus de 40 ans comprendront).
Eh bien, trop tard, il l'a fait, le bougre!
J'avais aimé "Tu joues, tu meurs", mais avec celui-ci, Yannick Provost grimpe encore d'un échelon.
Vous savez désormais ce qu'il vous reste à faire.......
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Les arabesques ambrées d'un bourbon lèchent les bords du verre épais de Mathis Quatrenfeux, ex-cadre fraîchement remercié. Dans le fond d'une boîte de jazz, alors que les notes de la chanson d'Eddy Mitchell n'ont jamais sonné aussi juste, "il ne rentre pas ce soir". Mais vous connaissez la Loi de Murphy ? Quand vous pensez que tout va mal, alors vous venez d'appuyer sur le bouton qui entraîne la spirale. Mathis va en faire les frais, et ce roman nous propulse dans une machine à remonter dans le temps, pour tenter de comprendre quels facteurs favorables ont pu aboutir à une telle journée catastrophique : en tirant le fil du parcours du cadre, mais également du jeune homme à scooter qu'il vient de percuter, mettant un gros coup d'arrêt à un cheminement juteux. A ses périls, les risques étant totalement consommés.
Ce roman démarre au rythme de Mike Hammer, et dérape façon Tarantino. Et au milieu ? Un pauvre type qui devient peu à peu super-héros malgré lui, grâce à un flegme implacable.
"Mathis ne rentre pas dans son jeu. L'autre veut attiser sa colere, lui faire perdre ses moyens. Il prend tous les risques pour renverser la situation. Comme dans toute négociation tendue, c'est souvent la plus calme des parties, la plus réfléchie qui l'emporte.
Reste à espérer que ça se passe comme dans une négo commerciale, pense Mathis.
Il arme à nouveau le flingue et lève le percuteur en visant la seconde jambe. Il est en mode automatique.
Quand tu joues avec des chiens enragés, tu ne leur apportes pas des croquettes.
- On va faire comme dans les films. Je questionne, tu réponds. Tu te tais, tu prends une balle. Hoche la tête si tu comprends.
L'autre se marre. Pour un peu, il desserrerait sa jambe pour applaudir. Pas de bol, il a besoin de ses mains.
-Tu penses vraiment avoir les épaules pour la jouer à la Scarface ? dit-il avec un air de défi ? Faut en avoir dans le calbute.
- Je vais répondre à ta question. Ou t'es pas cinéphile et ce n'est pas grave, ou t'es con et ça, c'est dommage pour toi. Permets-moi de te rafraichir la mémoire. À la fin, Pacino, il meurt ! Pour le reste, t'emballe pas, j'apprends vite. Depuis ce soir, j'ai de très bons profs.
Le motard fait la tronche. Celle-ci, il ne l'avait pas vu venir. le mec est devenu barjot ou alors il cachait bien son jeu. - Il n'y a plus que cinq dans le barillet. Crois-moi, on ne va pas perdre de temps. A chaque mauvaise réponse, je balance un pruneau et j'enlève un morceau. T'as quatre chances. La dernière, tu la sentiras passer. Qui est ce Boss ? demande-t-il, surpris par sa propre fermeté."

Ce roman est difficilement classable, tirant autant sur le polar que sur le roman noir. L'humour y est également grinçant, pour notre plus grand plaisir. le regard sur notre société est assez tranché, et les échos des derniers événements dans nos cités enflammées trouvent des reflets entre ces lignes.

L'air de la chanson d'Eddy Mitchell ne m'a pas lâchée une seconde pendant ma lecture, et le style de Yannick Provost me colle au Jazz. Je note déjà ses autres romans !
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Livre lu dans le cadre de la MasseCritique, j'étais assez curieux de découvrir ce roman de Yannick Provost dont le titre m'as tout de suite fait penser à la chanson d'Eddy Mitchell (ce qui est totalement assumé par l'auteur et colle bien avec son sujet).

Dans l'ensemble, c'est une lecture que j'ai beaucoup apprécié. Peu de temps mort, c'est rythmé et je me suis laissé entraîné dans cette descente aux enfers de Mathis. Après, j'ai quand même trouvé qu'il y avait une accumulation sur lui. le sort s'acharne tellement que parfois, j'ai eu un peu de mal à y croire mais sans jamais pour autant sortir du récit.

Cela vient peut être du rythme justement qui ne prend pas le temps de se poser un peu, de développer certains points ou de laisser souffler un peu notre héros qui était juste là au mauvais endroit, au mauvais moment.

Concernant le style, j'ai eu un peu de mal au début, l'univers jazzy m'a un peu perdu mais je suis très vite retombé sur mes pieds et adopté l'univers de l'auteur. J'ai trouvé ça à la fois léger mais construit. Ca attise ma curiosité sur son précédent roman que je n'ai pas lu.

Autre détail, j'en parle pas d'habitude mais je tenais quand même à souligner la qualité du livre en tant qu'objet. Il se tient vraiment bien en main, les pages sont très agréable tout comme la couverture ce qui rend la lecture encore plus plaisante.

Quoiqu'il en soit, "Il ne rentre pas ce soir..." fut pour moi une bonne surprise. Tout ne m'a pas convaincu dans l'intrigue surtout dans la façon de s'enchaîner mais j'ai quand même pris du plaisir à lire ce récit. En bonus, la petite playlist finale est une riche idée pour ceux qui veulent aller plus loin et jouer les prolongations.
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"Mathis est dans un monde parallèle. Hier, son univers était composé de tableaux aux multiples valeurs, de performance, de présentations et de négociations commerciales. Aujourd'hui, il est entouré d'assassins et de trafiquants."

Au mauvais endroit au mauvais moment. La vie de Mathis, cadre parisien jusqu'ici sans histoire, pourrait se résumer à cet implacable constat. ou à des "si". Si Mathis n'avait pas été viré de son entreprise, il n'aurait pas quitté son bureau, il n'aurait pas pris sa voiture, et il n'aurait pas percuté le scooter d'un dealer chargé de convoyer une toute nouvelle drogue. Pauvre Mathis, dont les ennuis vont vraiment s'accumuler. La loi de Murphy dans sa version la plus destroy, c'est le moins que l'on puisse dire !

Je tiens tout d'abord à remercier chaleureusement Babelio et les éditions Lajouanie de m'avoir envoyé gracieusement "ce roman policier mais pas que..." pour reprendre exactement la formule indiquée dans la première de couverture. Alors certes, le titre "Il ne rentre pas ce soir..." peut paraître un peu racoleur. Et surtout trompeur sur la marchandise, si j'ose m'exprimer ainsi. de prime abord, on pourrait s'attendre à trouver un énième thriller commercial ultra-calibré. Il n'en est rien, cela ne pourrait pas être plus éloigné de la vérité.

Car Il ne rentre pas ce soir... est un vrai bon roman noir comme je les aime. Un opéra policier violent, sanglant avec un suspense hallucinant. Ou plutôt un jazz policier, un jazz noir comme le cauchemar, sorte de chant funèbre sur une société de démence et de sang. Les Tontons flingueurs version France d'aujourd'hui. Ou plus précisément Paris et sa banlieue, le théâtre des opérations. Pour cette histoire d'amour et de haine, de flics et de gangsters, de trahisons et de vengeances. L'auteur nous a concocté une intrigue taillée au couteau, riche en suspense et en rebondissements. Qui se doublent d'un portrait au vitriol de la société francilienne en totale décomposition. Une société fracturée, divisée, archipellisée.

Au final, un vrai roman d'auteur, qui a du caractère, de la densité, de la profondeur. Yannick Provost nous emmène dans un univers criminel impitoyable, implacable, légèrement adouci par le son du jazz, qui rythme ce récit mené pourtant à un rythme d'enfer, jusqu'au final "tarantinesque". J'ai bien accroché au style d'écriture très marqué de l'auteur. Un style sophistiqué quand il le faut, et cru quand il le faut aussi.

Je préfère vous avertir, l'auteur ne fait pas dans la dentelle, car oui je le répète nous sommes dans un monde impitoyable où personne ne se fait de cadeau. C'est la loi du talion. Gros coup de coeur pour moi, très belle découverte. Avec un dernier conseil : ne vous attachez pas trop aux personnages du livre. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse le soin de découvrir ce très bon roman noir que je recommande sans réserve.
Lien : http://www.conseilspolarsdep..
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Cher Vous,
Deuxième roman de Yannick Provost, Il ne rentre pas ce soir... change complétement de registre.
Si avec Tu joues, tu meurs !, l'auteur mettait en scène de jeunes adultes complétement geek, avec Il ne rentre pas ce soir..., c'est dans la peau d'un cadre à l'approche de la cinquantaine que Yannick Provost se glisse.
Mathis, ce matin, en se levant un peu péniblement, n'imagine pas qu'il vient de mettre le pied dans l'effroyable cercle de la loi de Murphy.
Malgré tous les efforts fournis, les heures données à son entreprise, ses plus belles années cédées au Dieu Travail, les statistiques et la DRH ont tranché :
"Merci pour toutes ces années, Signez en bas de la feuille, Au revoir Monsieur... Vous êtes prié de quitter les lieux dès maintenant et sans faire d'histoires s'il vous plait..."
Et c'est comme ça qu'une journée somme toute banale devient une belle grosse journée de mouise. Parce qu'il ne faut jamais oublier que :
"Le pire est toujours certain même s'il est improbable."
Et le pire, Mathis va mettre les deux pieds dedans quand, dans un moment d'inattention, il va bousculer le scooter d'un livreur de pizzas...
Yannick Provost est amateur de Jazz, de films d'action... et de whisky aussi... Et le tout se trouve réuni avec beaucoup de fluidité dans ce second roman.
A nous compter cette vie qui part totalement en quenouilles, il fallait pouvoir assumer le rythme qui se devait d'être effréné. Et c'est un pari réussi parce qu'il n'y a absolument aucun temps mort dans cette journée absolument incroyable que l'auteur fait vivre à son personnage principal.
Il faut dire que l'histoire est très joliment servie par une bande son de qualité mais également une galerie de personnages secondaires tout aussi travaillée que la personnalité de Mathis.
Un roman sur les chapeaux de roues qui se lit en une seule traite afin de savoir comment va se terminer, pour Mathis, cette journée absolument délirante.
Un polar mais pas que... parfaitement rythmé qui permet à l'auteur de passer le fameux cap du "second roman" haut la main.
A lire, si vous pensez que votre journée a été réellement pourrie... histoire de relativiser :-)


Lien : http://cecibondelire.canalbl..
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J'ai découvert Yannick Provost et la maison d'éditions Lajouanie au quai du polar coquelicot à la Ferté Saint Aubin en septembre 2023,
Je suis très contente de ma découverte 🤓
Je l'ai dévore en une journée, j'ai été prise dans l'intrigue tout de suite, le prologue nous baigne dedans des le départ, toute la suite est bien menée et je n'ai pas vu venir la fin. Au top!
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