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EAN : 9782908988062
Éditeur : Revue Céramique et Verre (01/01/1993)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
L’eau inonde et noie, le feu brûle et consume. Ces deux éléments sont pourtant les « compagnons » du potier de toujours.
Telle est la nécessaire épreuve à laquelle le potier soumet son argile, redécouvrant ainsi chaque jour, à sa racine, l’ambivalence de l’eau et du feu. Mais qui, au juste, est le plus touché par ce double pouvoir ? La poussière d’argile ou le potier qui confie aux éléments l’ouvrage de ses mains ?
Et plus encore, cet itinéraire, secr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ATOS
  24 septembre 2019
« Regarde si tu crois que cela en vaut la peine » ! A force de pétrir la terre on se pétrit soi même.
On se transforme, on se métamorphose. Mais il faut de la mesure en toute chose. de l'eau, du feu. du travail, de la patience. Savoir regarder, écouter, comprendre d'où viennent les choses, pour imaginer où peuvent aller un jour les hommes...
Trop d'eau et voilà que l'argile dévale, engloutit, noie et enlise... trop de feu et voilà poussières, failles, et brisures. Alors comment faire naître la lumière ? Comment chasser toutes nos malédictions ?
Il faut bien l'alliance de l'eau et du feu pour faire naître un arc en ciel. Car, « qui voudrait de cette roche corrompue qui a quitté son paradis de cristal »? Qui veut bien recevoir, se charger, porter cet argile dont ni le jardinier ni le cantonnier ne voudrait ? Qui voudrait bien de cette « stérile », cette laissée pour compte ?
L'argile ...«  c'est bas, c'est pesant, ça salit, ça colle, et il arrive lorsqu'elle a été tirée d'un ancien marécage, qu'elle sente la pourriture ».. Qui..qui à part le potier ? Ce têtu, cet obstiné, ce volontaire, cet assidu, cet inventeur, explorateur, cet espérant, ce croyant, cet artisan, cet arpenteur, ce chercheur ?
Qui d'autre ? Lui seul. L'artiste. « Dans la terre on écrit rien... » mais on peut y voir, pour qui sait regarder, on peut y lire pour qui sait entendre.
Métier de potier. Métier de la terre, métier de l'eau, de la flamme et de la cendre. Transfiguration des matières, alchimie... « et puisque la cendre est dite fin de tout, pourquoi de chaque cendre ne point tout recommencer » ? Voilà l'annonce d'un miracle..
Mais est-ce miracle ce qui naît de main d' homme ?
Il n'y a rien à craindre d'y voir notre espoir. C'est peut être là, la seule façon de chasser toutes nos malédictions.
On n'écrit rien dans la terre, mais on peut y voir une résurrection.
Transformer un labeur en travail et faire de ce travail une bénédiction. C'est possible ! Frère Daniel nous le conte.
Regarder une figue, regarder le tronc qui l'a porté, regarder l'orage, le vent, la couleur d'un ciel, regarder le bon grain et l'ivraie, regarder le nuage de poussière. Regarder par chacun de ses sens. « Regarde » c'est une prière d'attention. Regarder la fraîcheur et l'obscurité, regarder la plénitude et le manque, regarder le prolongement et la brisure, regarder les volutes, l'éclair et la flamme, regarder le ciel, regarder se balancer l'encensoir du monde.
« Regarde si tu crois que cela en vaut la peine ». Car cela en vaut la peine.
« Tu as changé en scories ton argent, coupé ton vin, falsifié ton visage. Confondue avec ce masque qui te colle si bien à ta peau, il m'est impossible de te reconnaître telles qu'aux origines je t'ai désirée ; C'est pourquoi je te mènerai dans le feu, je t'épurerai comme on épure l'argent, enlevant au creuset tes scories ». de loin de très loin je te ferai revenir et je pourrai mettre à nouveau en toi ma complaisance ; Car c'est dans le feu que tu auras réappris les mots de l'amour ».
Non, on n'écrit rien dans la terre, mais on ajoute une lettre . Potier, le métier de celui qui inscrit la première lettre. Un des métiers, et il sont peu nombreux , à donner, à rendre vie, à donner sens.
La première lettre qui ne doit pas être effacé.
L'Aleph du monde. L'enseignement.
Galmi tes yeux ont vu - Psaume 139:16.  
« regarde si tu crois que cela en vaut la peine ».
Tout meurt,
Tout se dissout
Pour que naisse la vie . Jean Amrouche, Cendres, extrait.
Merci pour l'enseignement reçu.
Astrid Shriqui Garain.
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