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Le livre sans nom de
Anonyme
Sanchez avait horreur que des inconnus entrent dans son bar. En fait, il détestait également les habitués, mais il les accueillait tout simplement parce qu'il avait peur d'eux. Éconduire un habitué, ce serait signer son propre arrêt de mort. Les criminels qui fréquentaient le Tapioca étaient toujours à l'affût de la moindre occasion d'y prouver ce qu'ils valaient, parce que c'était le plus sûr moyen d'acquérir une renommée, jusqu'au sommet de la hiérarchie du monde du crime.
Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. Ses murs étaient jaunes, et pas d'un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. Rien d'étonnant à cela : l'une des nombreuses règles tacites du Tapioca était l'obligation, pour l'ensemble de la clientèle, de fumer. Cigares, pipes, cigarettes, joints, narguilés, cigarillos, bangs, tout était autorisé, excepté ne pas fumer. Ne pas fumer était tout à fait inacceptable. Le fait de ne pas boire de l'alcool était aussi considéré comme un péché, mais le plus grand des péchés, c'était d'être un inconnu dans ses lieux. Dans ce bar, personne n'aimait les inconnus. Les inconnus n'apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux.
Aussi, lorsqu'un homme, vêtu d'une longue cape, capuche rabattue sur la tête, entra et s'assit sur un tabouret de bois au bar, Sanchez eut la certitude qu'il ne ressortirait pas en un seul morceau.
La vingtaine d'habitués attablés cessèrent leur conversation et toisèrent longuement l'homme encapuchonné assis au bar. Sanchez remarqua qu'ils s'étaient également arrêtés de boire. C'était mauvais signe. S'il y avait eu une musique d'ambiance, elle se serait sûrement interrompue dès l'entrée de l'inconnu. Le seul son audible était à présent le bourdonnement continuel du gros ventilateur fixé au plafond.
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Par -Clea-, le 29/01/2012
Trois naufrages de
Anonyme
Il est difficile de se faire entendre, quand le vent enlève les paroles à mesure qu'elles s'échappent des lèvres..
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Par Piling, le 17/08/2008
Première phrase du livre
Roman de Baïbars 6 : Meutre au hammam de
Anonyme
incipit :
Lorsque Baïbars avait été enlevé à Alexandrie, Jaouane, comme vous vous en souvenez sans doute, s'était enfui à Jaffa en compagnie de son âme damnée Bartacouch. Les deux compères avaient élu domicile chez le babb Godefroi, vivant entourés d'honneurs, dans le luxe et l'opulence. Mais, quelque temps après, le bruit leur parvint que Gênes avait été prise par les fidaouis ismaéliens, et que Baïbars, libéré, était revenu sain et sauf en Egypte. Je vous laisse imaginer la rage qui s'empara de Jaouane en apprenant ce nouvel échec. Remâchant sa haine et son amertume, il quitta aussitôt Jaffa et, toujours flanqué de Bartacouch, prit la route de Safad.
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Par Satine, le 31/08/2011
Le livre sans nom de
Anonyme
Discussion entre les deux moines d’Hurbal Kyle et Peto qui vient de livrer un combat contre Rodeo Rex le roi de l’arène :
« Apparemment, Rex a sciemment bridé la force de son coup de poing pour s’assurer qu’il ne casserait aucune de tes dents. C’est plutôt gentil de sa part, tu ne trouves pas ? demanda Kyle.
- Oh, qu’est-ce que c’est sympa, il a bien mérité qu’on lui offre à boire ! Putain de merde, ma tête. Merde. rétorqua Peto .
-Pourrais-tu cesser d’être grossier, s’il te plaît Peto ? Il ne me semble pas nécessaire de parler ainsi.
- Bien sûr. Demande un peu à Rodeo Rex de te mettre un putain de pain dans la gueule. On verra quel effet ça te fait, ducon. »
Un autre extrait à propos du « livre sans nom » qui est un indice important à l’enquête. Il débute ainsi :
« Cher lecteur, seuls les cœurs purs sont dignes de contempler les pages de ce livre. Chaque page que vous tournez, chaque chapitre que vous lirez vous rapprochera un peu plus de la fin. Tous n’y arriveront pas. Les nombreuses histoires et les nombreux styles sont susceptibles d’éblouir et de confondre. Et, tandis que vous recherchez la vérité, elle ne cessera jamais d’être sous vos yeux. Les ténèbres viendront et, avec elles, un mal indicible. Et ceux qui auront lu le livre pourraient ne jamais revoir la lumière. »
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Par Piling, le 12/07/2008
Première phrase du livre
Le Livre des ruses : La stratégie politique des Arabes de
Anonyme
incipit :
Sache, ô lecteur que, parmi les dons octroyés par le Dieu Très-Haut à l'homme pour le rendre supérieur au reste des animaux et l'éclairer, figure le lot d'intelligence particulier à chacun, qui fait que l'on connaît Dieu, qu'on le loue et remercie, que l'on distingue entre le vrai et le faux, le beau et le laid, le juste et l'injuste, que l'on met les choses à leur vraie place en ayant une opinion saine à leur sujet et en les employant d'après leur valeur réelle, que l'on acquiert les qualités dignes d'éloge et que l'on évite les actes blâmables. Par son intelligence, l'homme gagne un bon renom en cette vie et arrive à la situation des Justes dans l'autre. "L'intelligence consiste à s'en tenir à la détermination des choses, en paroles et en actes", a dit Pythagore. Un penseur a dit : "Celui qui ne tire aucune utilité de son intelligence est exposé aux dommages que peut lui causer son ignorance". Mouslim, fils de 'Aqîl, a déclaré : "Le point de départ de l'intelligence est la prise en considération des autres hommes."
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L'oeil de la lune de
Anonyme
A la page 178 du LIVRE SANS NOM, la dame mystique met en garde contre l'OEIL DE LA LUNE avec ces mots : Son aura est extrêmement puissante, et il n'aura de cesse d'attirer le mal à lui où qu'il aille. Tant que vous l'aurez vous ne serez pas en sécurité. En réalité vous courez déjà un réel danger de l'avoir touché.
Si vous tenez maintenant entre vos mains l'OEIL DE LA LUNE, profitez en tant qu'il est encore temps .........................
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Par Couperine, le 26/10/2010
La chanson de roland. publiee d'après le manuscrit d'oxford de
Anonyme
Les païens fuient, les Francs les poursuivent vivement.
Ils les rattrapent dans le Val Ténebreux.
Vers Saragosse ils les pourchassent à force d’éperons,
à coups redoublés ils les massacrent,
ils leur coupent les routes et les chemins les plus larges.
Et voici devant eux le cours de l’Èbre,
très profond, effrayant et rapide.
Il n’y a là ni canot, ni bateau, ni chaland.
Les païens implorent un de leurs dieux, Tervagant,
puis sautent dans l’eau, mais personne pour les protéger.
Les soldats en armes sont les plus pesants ;
ils coulent à pic en grand nombre ;
les autres flottent à la dérive,
les plus favorisés ont bu tant d’eau
que tous se noient dans d’atroces souffrance.
Les Français s’écrient : « Quel malheur pour vous, Roland ! »
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Par Ecureuil, le 29/01/2010
Quand vous serez en Irak : Guideà l'attention des forces américaines servant en Irak, 1943 de
Anonyme
L'un des intérêts de ce type de brochure réside aussi dans ce qu'il vous apprend sur celui qu'il l'écrit. Comme toujours, le regard sur l'Autre en apprend autant sur celui qui observe que sur celui qui est observé.
(Préface, p14)
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Par Anouschka, le 09/11/2011
L'oeil de la lune de
Anonyme
Quand on avait la chance de tuer quelqu'un, il fallait toujours la saisir. Sans quoi, ce quelqu'un pouvait toujours revenir vous sucer le sang. Tuer d'abord, se poser des questions ensuite.
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Par brigetoun, le 08/12/2009
préalable comme en plein jour de
Anonyme
À côté de cimetière, des larmes font se frotter. Une piscine est derrière le mur, perspective à chaque fois plongeante. Ornements, arcs, de cercle. Une fois les stratégies à nu le décor est posé. Les images se fendent, se percent, saturent, mais toujours en appellent une autre.
Le cimetière est deux-en-un, entièrement carrière et jardin, sauf ici cette concentration des pierres trop efficace. Tout recommence.