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> Christian Keime (Éditeur scientifique)
> Monique Lachet-Lagarde (Adaptateur)
> Jean Dufournet (Traducteur)
> Andrée Mélines (Traducteur)

ISBN : 2081209632
Éditeur : Flammarion (2008)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 284 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il y a le Moyen Age des cathédrales, des chevaliers, des princes, de la Sainte Ampoule et de la Sainte Epine. Et puis il y a le Moyen Age de ceux qui ont construit les cathédrales, adoré en silence la Sainte Epine, souffert par les chevaliers et les princes : les «vilai... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 23 janvier 2014

    Gwen21
    Lorsque mes parents, voulant sans doute favoriser le développement de mon intérêt précoce pour la lecture et l’histoire, me mirent entre les mains le « Roman de Renart », j’avais une dizaine d’années et ni mon père ni ma mère ne s’étaient préparés à ce que fuse de mes lèvres juvéniles la question qui tue : « Papa, Maman, ça veut dire quoi violer ? »
    Je me souviens encore de l’embarras provoqué par ma question et je me remémore encore mieux dans quel état d’abattement me plongea la réponse malhabile qui me fut donnée et qui fit naître en moi une réelle répulsion pour le rusé Goupil qui avait « violé » la femme du loup Ysengrin, devenu dès lors son ennemi juré. Du haut de mes trois pommes, je compris soudain que la « ruse » n’était pas seulement une forme de facétie et d’espièglerie sans conséquence mais qu'elle pouvait également servir de sombres desseins et être utilisée dans un contexte violent et/ou malhonnête. J’en fus vraiment choquée, comme on peut l’être à cet âge mais, quelque part, je peux aussi affirmer que ce récit m’a fait mûrir.
    Quelques années plus tard, préparant une maîtrise d’histoire médiévale, j’eus l’occasion de me plonger directement dans l’étude d’un manuscrit original, enluminé à souhait. Avec la maturité acquise par mes lectures et mes études, je pus me pencher à nouveau sur ce texte fondateur qui, comme l'avait déjà fait Esope pendant l'Antiquité et comme le fera quelques siècle plus tard Jean de La Fontaine, humanise les animaux pour mieux toucher l’homme par la peinture rocambolesque de sa véritable nature, vertus et vices confondus.
    « Le Roman de Renart » est une œuvre collective à multiples voix. Selon les historiens, près d’une trentaine d’auteurs y aurait collaboré sur plus de 75 ans ! C’est pour dire combien cette œuvre littéraire peut nous apprendre sur les mœurs médiévales. Malgré un langage quelque peu suranné, la lecture est aisée, il ne faut pas craindre de l’entreprendre. La ruse, fil rouge du récit, n’est pas l’apanage du seul Maître Renart, les auteurs eux-mêmes ne sont pas en reste. Ainsi, je me suis bien amusée en constatant que le secrétaire du roi (invariablement représenté sous les traits d’un lion) était un âne !
    A part le lion, il ne faut pas s’attendre à croiser beaucoup d’animaux « exotiques », pratiquement inconnus d’un monde dont les confins méridionaux se situaient en Terre Sainte et les septentrionaux en Scanie.
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    • Livres 3.00/5
    Par Arakasi, le 19 février 2014

    Arakasi
    Oyez, oyez, mes amis ! En ce beau jour, Noble le lion, roi de toutes les bêtes, a décrété une grande paix réunissant les animaux ! Que la poule ponde en paix sur son perchoir, que le lapin dorme tranquillement au fond de son terrier et que les agneaux s’ébattent dans les près, nul mal ne leur sera fait, car toutes les bêtes sont frères aux yeux de sa Seigneurie. Las, parmi les barons de la forêt, un triste sire ne semble guère enclin à respecter les ordres royaux : ce cuistre, c’est Renart le goupil, jamais à court de manigances et d’intrigues sournoises pour se remplir la panse et apporter le malheur chez autrui. Non seulement il a égorgé la malheureuse poule Copette, mais il a également tranché par ruse la queue d’Ysengrin le loup et, dans son immonde malveillance, a violenté l’épouse de celui-ci, la digne dame Hersent. Les grands seigneurs de la Cour s’en indignent et ils ont bien raison, car la longue carrière criminelle de Renart n’a que trop duré… Mais qui saura y mettre fin ? Car le goupil est perfide, son esprit est aussi agile qu’un oiseau et sa langue plus douce que le miel. Malheur à qui s’approchera de lui sans user de toute sa prudence, car il pourrait bien y laisser ses oreilles, son œil, ses griffes ou quelque autre partie encore plus embarrassante de son anatomie !
    Qui n’a jamais entendu parler de Renart ? Héros du petit peuple du Moyen-Âge, ce redoutable bandit au poil roux a été l’objet d’un nombre incalculable de récits, dont beaucoup ne sont jamais parvenus jusqu’à nous. Bien avant les fameuses fables de La Fontaine, ces contes joyeusement amoraux décrivaient la société humaine par le biais d’animaux parlants et pensants : le lion Noble roi des animaux, le loup Ysengrin son connétable, l’âne Bernart son secrétaire, le bélier Belin son confesseur… Et, bien entendu, l’impayable Renart dont les aventures truculentes sont toutes prétexte à une critique en règle des grandes institutions médiévales, qu’elles soient laïques ou religieuses. Cet aspect satirique du « Roman de Renart » a un peu rouillé avec le temps, mais les vices qui y sont fustigés – l’avarice, l’orgueil imbécile, la jalousie, la paresse, la gloutonnerie, etc. – restent intemporels et, malgré les siècles écoulés, il est difficile de ne pas sourire face à tant d’humour et d’esprit corrosifs.
    Renart lui-même est un curieux personnage, bien difficile à cerner. Père attentionné et mari aimant, il est également – si vous voulez bien me passer l’expression – un sacré petit salopard psychotique à fourrure ! Méchant comme une teigne, il ne semble avoir que deux grandes priorités dans la vie : se gorger de nourriture et nuire à autrui autant qu’il en est capable. Certes, ses nombreux crimes ne sont pas complétement dépourvus de circonstances atténuantes, dont la principale est la bêtise confondante de ses victimes. Non content de gober tous les mensonges du goupil, malgré la réputation de celui-ci, elles s’empressent également de lui pardonner ses actions passées dès que celui-ci fait hypocritement pénitence. Tant de naïveté mériterait bien un coup de pied au derrière, mais pas forcément d’être écorché vif ou énucléé, non ? Et dire que l’on classe généralement cela dans la littérature enfantine ! M’enfin, ça ne m’étonne guère, tout compte fait : j’ai toujours su que les gosses étaient des petits monstres sanguinaires…
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 23 juin 2010

    Woland
    Texte établi et traduit par Jean Dufournet & Andrée Méline
    Du Renart de mes livres enfantins de lecture, j'avais conservé le souvenir d'un personnage extrêmement taquin mais somme toute sympathique alors qu'Ysengrin, son compère, était à la fois fort peu gâté intellectuellement parlant et beaucoup plus désagréable. De cette lecture intégrale, dans un texte traduit mais complet, mon point de vue sur l'un des duos les plus célèbres de notre littérature en revient plus nuancé.
    Non que l'on puisse contester au rusé goupil et "trompeur universel" son statut de personnage principal. Seulement, il tient bien plus de l'anti-héros que du héros et, à y regarder de près, présente un profil qui n'est pas sans rappeler celui du parfait psychopathe, surtout si l'on veut bien considérer que Renart (et tous les animaux mis en scène dans son "Roman") monte à cheval, est vassal et chevalier, part en guerre, fait fortifier son château de Malpertuis ... bref, agit comme le ferait un homme de noble naissance.
    Sa motivation première (la faim ne lui sert que d'alibi), c'est le besoin de nuire à autrui et même si Ysengrin joue souvent le rôle de la victime, Renart n'est pas regardant sur la question : tout lui est bon, sauf, bien sûr, les membres de sa famille, parmi lesquels il faut compter Grimbert, le blaireau. Si encore il se contentait de faire tourner les autres en bourriques en les rendant ridicules ! Mais non, il attire le chat Tybert dans un collet, occit Tardif le limaçon, pousse un vilain à tuer Brun l'ours, frappe les fils d'Ysengrin et leur urine dessus, viole et sodomise Hersent, l'épouse du loup, et enfin, non content de cela, s'arrange pour "tonsurer" son compère à grand renfort d'eau bouillante et pour que le malheureux, convaincu d'aller pêcher dans un lac gelé, y perde la queue. Et comme si cela ne suffisait pas, dans l'un des récits, après avoir attiré Ysengrin chez un vilain, il l'y enferme, le condamnant à défendre si chèrement sa peau qu'il y perd cette partie de l'anatomie à laquelle tiennent tant les individus de sexe mâle que, en tous cas chez la gent humaine, certains la confondent avec leur cerveau. ;o)
    Voleur parfois par nécessité (il faut bien se nourrir et nourrir sa famille), trompeur par plaisir, incorrigible par une volonté bien affirmée, Renart blesse, tranche, viole, mutile, tue et fait tuer comme pour s'amuser, par jeu. Il donne bien souvent l'impression de se trouver, pour une raison mal définie, seul contre le monde entier mais c'est une situation qui lui plaît. Courageux - c'est une qualité qu'on ne peut pas lui retirer - voire téméraire, il affronte cet ennemi protéiforme avec hargne, intelligence et désinvolture. Car, du psychopathe-type, Renart possède l'esprit retors et prévoyant et, si d'aventure l'on en venait à créer une version animalière du "Silence des Agneaux", le rusé goupil serait parfaitement à même d'y reprendre le rôle du Dr Lecter. ;o)
    Selon l'édition que je possède, il n'y a guère que dans les toutes dernières branches que, de temps à autre (et une fois pour son malheur personnel), Renart se montre accessible à la pitié. Autour de lui, rares sont ceux qui tirent avec bonheur leur épingle du jeu : Brun l'ours, énorme et déterminé, dont le goupil aura tout de même la peau, Tybert, le chat presque aussi rusé et encore plus gourmand que Renart, et bien sûr Ysengrin le loup, tantôt représenté comme un parfait imbécile, imbu de sa personne et plutôt brutal, tantôt comme une victime valeureuse de la haine de Renart. le couple royal, Noble le lion et son épouse, dame Fière, avec leur versatilité et leur recherche des plaisirs, représente à merveille les gouvernants en général mais, au bout du compte, ne retient guère la sympathie.
    Il faut en effet signaler que "Le Roman de Renart" se double d'une critique sociale. A vrai dire, elle ne fait qu'effleurer les souverains et l'ordre monarchique. En revanche, elle pointe très violemment du doigt les paysans et les vilains, chargeant ceux-ci de défauts aussi peu aimables que la ladrerie, la cruauté inutile envers le plus faible, le mensonge et le mépris de la parole donnée. Les femmes également en prennent pour leur grade. L'une des branches - la VII ou la VIII - s'attache à les représenter comme des créatures impures (je vous passe les détails mais vous pouvez les imaginer, et dans la langue la plus crue) et, de façon générale, l'ensemble les montre soit comme les servantes de leurs maris sur tous les plans, soit comme des créatures tout juste bonnes à satisfaire les désirs du mâle. Avec la femme, tout n'est que sexe - déjà : la preuve, c'est par le sexe que l'épouse du paysan avare tient son mari ...
    Mention spéciale toutefois à dame Hersent, au caractère rude mais bien trempé ainsi qu'à dame Hermeline, l'épouse de Renart envers laquelle, à vrai dire, celui-ci semble éprouver des sentiments qui dépassent de loin le simple amour charnel.
    Mon seul regret : l'insuffisance de mes connaissances en ancien français (ou plutôt en "roman", si j'ai bien compris), qui m'empêche de lire ces textes à haute voix et dans leur version originale. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 28 octobre 2010

    LydiaB
    Il n'existe pas, à proprement parler, de Roman de Renart, au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Il n'a jamais été une œuvre unique et cohérente avec un seul auteur mais une série de "branches" ou de contes où le goupil jouait le rôle principal.
    La plus ancienne de ces branches, composée par un poète du nom de Pierre de Saint-Cloud, date du début du XII° siècle. Elle retrace la "grande guerre" qui opposa Renart à son compère, le loup Ysengrin. Elle connut un immense succès et suscita très vite de nombreuses imitations et additions. Dès la première moitié du XII°s, une quinzaine de branches s'ajoutent à celle de Pierre de Saint-Cloud. Cette vogue dura jusqu'au XIII°s où le poète Rutebeuf et d'autres moins connus composèrent de longs poèmes à la gloire du goupil.
    Les auteurs des branches les plus anciennes s'étaient contentés de relater les exploits de Renart et les mésaventures d'Ysengrin sans leur donner de conclusion définitive. le récit prenait fin sur la scène où l'on voit Renart violer Hersent, la femme d'Ysengrin, sous les propres yeux de celui-ci. Les auteurs postérieurs reprirent le récit en faisant comparaître Renart devant toute l'assemblée des animaux pour y être jugé de son crime.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-du-moyen-%C3%A2ge/..
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    • Livres 2.00/5
    Par Nodamin, le 03 avril 2010

    Nodamin
    Je ne sais trop quoi penser de ce recueil d'histoires dont ce fourbe goupil est toujours au centre. S'il y a un fil conducteur, il est plutôt dans la seconde partie, qui narre le procès de Renart, ou plutôt son art de toujours échapper à la peine capitale grâce à sa verve infinie face à un roi mollasson.
    La première partie est une suite de récits disparates montrant toutes les facettes du rusé Renart en pleine action. On sera quelquefois tenté de le prendre en estime, car ses tours seront malins et drôles, mais la plupart du temps l'animal dépasse les bornes, dupant ses compagnons, généralement pour un peu de nourriture, cela pouvant aller jusqu'à déboucher à la mutilation ou la mort du comparse. Issue souvent bâclé en trois lignes comme s'il s'agissait d'un détail anodin.
    Ce qui au début choque également, c'est la facilité avec laquelle tout ce beau monde se fait berner. Parce que d'une, la gouaillerie de Renart est légendaire, chacun s'y adressant en est déjà bien informé et en a souvent préalablement été victime, et de deux, la soi-disant fameuse ruse utilisée est assez fréquemment aussi subtile qu'un éléphant dans un magasin de porcelaines.
    On pourrait se dire que tout ces personnages restent au final des animaux, mais ces animaux ont pourtant des rangs sociaux bien établis, un domaine, ils parlent, chevauchent ou manient l'épée… le parallèle est quand-même plus que flagrant.
    Quant à Ysengrin, le loup ennemi de Renart, sa présence ne rattrape pas la sournoiserie de son cousin, car s'il est musculairement plus fort que le roux, il a des réactions assez instinctives et cruelles et une intelligence plutôt limitée.
    Renart se moque de tout et n'agit que pour son intérêt personnel. Il est souvent méprisant et dangereux, et si certains arrivent à voir dans ses actes ou sa personnalité quelque chose d'attachant, ce n'est pas mon cas.
    Ces histoires se laissent lire et sont plutôt divertissantes, mais en dehors de leur valeur et témoignage historique, elles ne me laisseront pas un souvenir impérissable.
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Citations et extraits

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  • Par rvb, le 03 mars 2015

    Le Roi était assis dans le fauteuil, avec toute la dignité qui convenait au rang suprême, et les barons formaient une sorte de glorieuse couronne autour de sa personne.

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  • Par gilou33, le 02 mars 2015

    -Cousin Renart, vous voulez m'attirer dans un piège?
    -Bien sûr que non! répond Renart. Mais chantez donc en fermant les yeux.

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  • Par LydiaB, le 28 octobre 2010

    Seigneurs, vous avez assurément entendu conter bien des histoires : on vous a dit de Paris comment il ravit Hélène, et de Tristan comme il fit le lai du Chevrefeuil ; vous savez le dit du Lin et de la Brebis, nombre de fables et chansons de geste : mais vous ne connaissez pas la grande guerre, qui ne finira jamais, de Renart et de son compère Ysengrin. Si vous voulez, je vous dirai comment la querelle prit naissance et avant tout, comment vinrent au monde les deux barons.

    Un jour, j’ouvris une armoire secrète, et j’eus le bonheur d’y trouver un livre qui traitait de la chasse. Une grande lettre vermeille arrêta mes yeux ; c’était le commencement de la vie de Renart. Si je ne l’avais pas lue, j’aurais pris pour un homme ivre celui qui me l’eût contée ; mais on doit du respect à l’écriture et, vous le savez, celui qui n’a pas confiance aux livres est en danger de mauvaise fin.

    Le Livre nous dit donc que le bon Dieu, après avoir puni nos premiers parents comme ils le méritaient, et dès qu’ils furent chassés du Paradis, eut pitié de leur sort. Il mit une baguette entre les mains d’Adam et lui dit que, pour obtenir ce qui lui conviendrait le mieux, il suffisait d’en frapper la mer. Adam ne tarda pas à faire l’épreuve : il étendit la baguette sur la grande eau salée ; soudain il en vit sortir une brebis. « Voilà, » ce dit-il, « qui est bien ; la brebis restera près de nous, nous en aurons de la laine, des fromages et du lait. »
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  • Par Woland, le 24 juillet 2010

    [...] ... mais cependant,
    Il y en a beaucoup
    Pour soutenir la cause de Renart.
    Parmi eux, le seigneur Grimbert
    Qui n'avait jamais pu souffrir le seigneur Brun :
    Cousin germain de Renart,
    Il ne pouvait lui faire défaut ;
    Rousselet, l'écureuil,
    Dont la paresse est le moindre défaut,
    N'y court pas, il s'y précipite au galop,
    Comme Madame More, la marmotte,
    Courte la taupe, et sire Pelé
    Le rat, le bien nommé.
    Sire Galopin, le lièvre, se joignit à eux,
    Avec le loir, la martre et le castor,
    Le hérisson et la belette.
    Et le furet, loin de dissimuler ses intentions,
    La mine fière,
    Décidé à aider hardiment
    Renart en cas de besoin,
    Vint à lui sans crainte.
    Quelle foule à la rencontre !
    Renart n'a pas de cesse,
    Ainsi que ses partisans,
    Qu'ils n'aient atteint le village
    Où doit se tenir l'entrevue
    Et où se trouve déjà Isengrin.
    Les deux adversaires ont divisé
    Leurs troupes en trois,
    Le seigneur Isengrin dans la plaine
    Et Renart du côté de la montagne.
    Roenel, qui guette Renart,
    Cou baissé, langue pendante,
    Fait le mort,
    Ne bougeant ni patte, ni tête,
    En position dans le fossé.
    Il avait placé en embuscade,
    Près de la clôture d'un verger,
    Ceux qu'il avait amenés avec lui,
    Des mâtins aussi bien que des lices,
    Plus de cent de ses compagnons,
    L'élite des chiens sans conteste,
    Tous ennemis jurés de Renart.
    Brichemer dirigeait l'assemblée
    Et toute la cour s'inclinait devant lui
    Car il avait été d'un commun accord
    Désigné comme le porte-parole du conseil. ... [...]
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  • Par Arakasi, le 18 février 2014

    Alors se donnèrent le baiser d'amitié ceux qui ne s'aimoient guère et ne s'aimeront jamais. Qu'ils disent ce qu'ils veulent, qu'ils jurent toutes les réconciliations du monde, même en présence du Roi, ils se détesteront toujours, et je ne donnerois pas une prune de leurs baisers. C'est la paix la plus mensongère et la plus trompeuse ; pour tout dire en un mot, c'est la paix Renart.
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