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Citations de Le Point (72)


 Le Point
[ article de 2010 sur un fils de ... ]
C'est une nomination qui ne devrait pas passer inaperçue.
Pierre Bachelot, fils de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a été nommé à la direction générale de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Il entrera en fonction mardi.
Il s'agit d'un poste de chargé de mission directement attaché auprès de la directrice générale de l'Institut, une fonction qui existait déjà ponctuellement, mais qui a été mise en valeur dans le cadre de l'élaboration du projet d'établissement de l'INPES et du changement récent de l'organigramme. Pierre Bachelot sera chargé de développer une stratégie d'influence ou de lobbying, notamment auprès du Parlement, et de veiller à ce que la santé soit intégrée dans toutes les politiques publiques.

Pierre Bachelot, qui est âgé de 41 ans, est diplômé de l'Institut supérieur des Arts de Paris. Son cursus professionnel est lié au parcours politique de sa mère. L'actuelle ministre de la Santé a été députée RPR du Maine-et-Loire, puis députée européenne, ministre de l'Écologie.
Pierre Bachelot a été assistant parlementaire de sa mère entre 1992 et 2002, attaché parlementaire au cabinet de la ministre de l'Écologie (de mai à juin 2002), puis conseiller parlementaire de juin 2002 à mars 2004, une fonction qu'il occupait également au cabinet de la ministre de la Santé depuis juin 2007... De 2004 à 2007, Pierre Bachelot a également été responsable des relations institutionnelles d'un groupe industriel spécialisé en environnement.
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>> https://www.lepoint.fr/politique/le-fils-de-roselyne-bachelot-nomme-a-l-inpes-27-05-2010-460062_20.php
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Elle (Odette de Crécy) était apparue à Swann non pas certes sans beauté, mais d'un genre de beauté qui lui était indifférent, qui ne lui inspirait aucun désir, lui causait même une sorte de répulsion physique, de ces femmes comme tout le monde a les siennes, différentes pour chacun, et qui sont l'opposé du type que nos sens nous réclament. Pour lui plaire elle avait un profil trop accusé, la peau trop fragile, les pommettes trop saillantes, les traits trop tirés. Ses yeux étaient beaux, mais si grands qu'ils fléchissaient sous leur propre masse, fatiguaient le reste de son visage et lui donnaient l'air d'avoir mauvaise mine ou d'être de mauvaise humeur.
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La Recherche est, plus que tout autre chef-d'oeuvre, un livre miroir, c'est à dire un livre qui se transforme selon l'âge et l'état d'esprit de celui qui le lit. C'est, du coup, un livre sans cesse renouvelé, dont chaque lecture procure des réponses aux questions qu'on ne se posait pas lors d'une lecture précédente. Les proustiens les plus exigeants suggèrent ainsi que ce livre doit être lu trois fois.. Une fois pour être ébloui et n'y rien comprendre. Une deuxième fois pour guérir de son premier chagrin d'amour.. Une troisième fois pour se préparer à mourir. Chacun y puisera donc quelque chose qui l'aide à mieux vivre, et même, à l'occasion, à mieux mourir, et pas seulement à passer le temps, qui, avec Proust, n'est jamais perdu mais toujours, comme chacun sait, retrouvé.
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 Le Point
■ Jean-Pierre Darroussin rétropédale sur Polanski.
Il a voulu faire rire, mais sa blague est tombée à plat… Voilà, en gros, l'explication de Jean-Pierre Darroussin sur son attitude étrange lors de la remise du prix de la meilleure adaptation à Roman Polanski, le soir des César. On se souvient qu'il avait surpris tout le monde en bredouillant puis en écorchant le nom du cinéaste après avoir ouvert l'enveloppe, comme pour éviter d'avoir à prononcer son patronyme face caméra. Beaucoup y ont vu une prise de position tranchée de l'acteur du 'Cœur des hommes', comme pour marquer son désaccord avec un prix que Polanski aurait usurpé en plein mouvement #MeToo… S'attirant du coup une volée de critiques, comme celles de l'acteur Patrick Chesnais, écœuré par le lynchage en direct du réalisateur : « Je suis effondré et révolté par les prestations pathétiques et nauséabondes de Foresti et Darroussin qui ont volontairement écorché le nom de Roman Polanski sur la scène des César, ils se sont discrédités à jamais… »
« C'est d'une grande maladresse de ma part », explique après coup Jean-Pierre Darroussin dans un texte publié sur le site du magazine culturel Transfuge. Il raconte comment il s'est retrouvé là, appelé par les César pour remettre un prix, alors que tout le monde se défilait… « J'étais un peu étonné, cela fait 10 ans qu'on ne m'avait pas appelé pour les César… Ils me disent que personne ne veut venir, que tout le monde a la trouille. Moi, je me dis que je n'ai rien à craindre et j'accepte l'invitation. » Sur place, la tension est extrême, il monte sur scène, décachette l'enveloppe et voit inscrit le nom de Polanski. « Et là, c'est idiot, c'est idiot, instinctivement je pense m'en tirer par une pirouette et je me dis que je vais faire le sketch de la grenouille à petite bouche, raconte-t-il. Je fais la petite bouche. À ce moment-là, personne n'a mesuré le sens que cette blague allait prendre. Je me tourne en dérision moi-même, en voulant montrer ma position inconfortable. »
Une explication quelque peu alambiquée, la blague de la grenouille n'étant vraiment pas évidente à percevoir ce soir-là sur scène… Darroussin, sans présenter vraiment ses excuses, reconnaît tout de même une faute et jure qu'il n'a pas « cherché à humilier Polanski » : même si « l'homme n'a peut-être pas la conscience tranquille », il reste selon lui « un génie du cinéma ». Et pour couper court à toute polémique, il précise également qu'il n'est pas antisémite. « La mère de mes deux filles est juive, détaille-t-il dans sa tribune. Et donc, mes filles sont juives. »
Les choses étant dites sur Polanski, l'acteur ménage également les féministes, sans doute pour éviter d'être accusé cette fois d'avoir retourné sa veste… « Je suis évidemment par ailleurs totalement solidaire du combat des femmes, je suis prêt à manifester à leurs côtés, explique le comédien. Les violeurs doivent être condamnés, le monde change et c'est très sain (…) Le mouvement #MeToo est nécessaire. Mais il faut avoir de la hauteur, il ne faut pas tout mélanger. »
De quoi contenter cette fois tout le monde…

• Marc Fourny, 10/03/2020
>> https://www.lepoint.fr/culture/jean-pierre-darroussin-retropedale-sur-polanski-09-03-2020-2366302_3.php#xtor=CS3-190
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Un grand écrivain très fervent admirateur de Du côté de chez Swann qui avait paru alors, fut si choqué par une scène entre Mlle Vinteuil et son amie, qu’il supplia M. Marcel Proust de la supprimer. Cette scène étai courte, M. Proust ne l’aimait guère, Swan “tenait” sans elle. Il voulut la retrancher pour faire plaisir à son Maître. Mais alors il s’aperçut que cette scène, nullement indispensable dans le premier volume, soutenait entièrement le sixième et le septième, lesquels se fussent effondrés sans ce pilier. La scène en elle-même insignifiante, grande par les conséquences sentimentales, morbides et tragiques que sa brusque réminiscence déchaînera un jour, cette scène resta. Les volumes qu’elle étaya ne sont pas encore parus. Ils feront comprendre sa nécessité architectonique.
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En revenant de la campagne d'Egypte, en 1799, il fait escale à Ajaccio avec Murat, Berthier et de nombreux scientifiques. Pour impressionner son aréopage, le futur empereur conte son enfance et révèle l'importance de cette grotte. Puis, il quitte pour toujours la Corse.
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Les esprits des gens sont comme des greniers des idées du passé. Toutes les pratiques sociales sont les expressions des idées du passé. Ainsi, lorsque nous voulons créer une nouvelle entreprise, nous devons tout d'abord planter l'idée nécessaire dans les cerveaux, pour qu'elle devienne un jour une idée établie, une idée du passé. Pourquoi ? Une action porte toujours en elle l'immédiat, mais une idée s'enracine toujours dans le passé (...)
Les idées donnent naissance aux actions. Les actions donnent à leur tour naissance à de nouvelles idées. Ce flux éternel est l'essence du chemin du dieu de l'évolution. Le dieu ne se trouve pas dans un temple au-dessus de la société, ni enterré sous ses pieds. Il se love dans les esprits. Il est l'agrégat des idées des gens. Il constitue un grand cercle d'unité et de complétude.

Extrait de "Dialogues politiques entre trois ivrognes", de Nakae Chômin.
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Les États-Unis d'Amérique ont décidé par le Coinage Act du 2 avril 1792, la création de leur nouvelle monnaie nationale, baptisée le « dollar ». Mais cette monnaie n'est pas encore en circulation, et les premiers dollars, attendus avec méfiance, ne seront frappés que dans quelques mois. Le mot « dollar » est une altération de « thaler », pièce de monnaie ayant cours chez les Habsbourg et qui tire son nom du village où elle a été frappée pour la première fois, en 1519.

1949 - [p. 46]
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Dès qu’il sentait une pression excessive s’exercer sur lui, instinctivement, [C. G. Jung] se repliait sur lui-même pendant quelques jours, voire quelques mois, alléguant un pressant besoin de concentration pour coucher par écrit un grand nombre d’idées intéressantes.
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Pour J.K. Rowling, Lupin est bien plus qu'un sorcier atteint de lycanthropie, il est une métaphore du handicap et en particulier de toutes ces " maladies qui entrainent une stigmatisation, comme le sida ". " Les pathologies transmises par le sang charrient toutes sortes de superstitions, à cause de tabous autour du sang ", écrit-elle dans l'une de ses addenda à la saga, classant le professeur aux vêtements défraichis parmi ses personnages favoris.
[...]
Longtemps replié sur lui-même, Remus Lupin finira par accepter qu'on l'aime et épousera Nymphadora Tonks. La naissance de leur petit Teddy, en pleine guerre contre Voldemort, est l'une des plus belles illustrations de la philosophie de Dumbledore : l'amour vainqueur envers et contre tout.
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De façon irrationnelle, le monde occidental a fait de la consommation une fin en soi.
Ernst Friedrich Schumacher (page74)
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394 mots dans la phrase la plus longue d'« A la recherche... ». Soit 2417 caractères espaces compris.

1751 - [p. 64]
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Le but d’une analyse jungienne est de révéler la force psychique cachée dans l’inconscient pour réaliser l’authentique projet qui est en soi.
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"La science fiction, déclarait Bradbury, est l'art du possible. La fantasy est l'art de l'impossible."
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Transgressant le standard des séances de 45 minutes cher au freudisme, Lacan pratique l’interruption de séance à l’instant où l’analysant vient, sans s’en rendre compte, d’énoncer un fantasme sans son habituel déguisement, estimant que cela peut avoir des effets d’ouverture. […]
Quand, par exemple, une femme fait le lapsus de s’accorder au masculin, l’analyste, en levant la séance, réalise une ponctuation qui ouvre la parole sur les identifications masculines de la patiente. Cette intervention peut être plus efficace qu’une interprétation, qui, à certains moments dans la cure, risque de provoquer une résistance et une fermeture.
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La « technique active » est donc agent provocateur : ses injonctions ou interdictions vont à l’encontre du principe de plaisir. Elles favorisent l’apparition chez les patients de conduites qui, ainsi mises au jour, peuvent être interprétées et reconstruites en souvenir.
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Moi, ça et surmoi sont à la fois conscients et inconscients, de sorte que la seconde topique ne remplace pas la première : elle la complète, en décrivant les mêmes phénomènes psychiques sous des angles différents.
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Sous couvert d'imaginer le futur, la SF analyse le présent ; sous prétexte de robots, elle parle des hommes ; sous l'apparence d'un genre codifié et limité, elle embrase toute la littérature.
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- Boris Cyrulnik, Harry Potter est-il un cas clinique intéressant ?

- Passionnant, parce qu'il nous parle de la condition de l'enfant et de l'adolescent, et nous montre les mécanismes de résilience. Quand on a eu un malheur dans son enfance, si on veut enclencher un processus de résilience (qui consiste non à revenir à l'état initial, mais à reprendre un développement normal), il faut trouver un lieu de parole, un substitut familial ou quelqu'un pour servir de tuteur. Cela permet de ne pas être prisonnier du passé, de devenir maitre de son monde intime. Il faut rêver et ensuite passer à l'acte pour réaliser la plus grande part possible de ses rêves. C'est ce que fait Harry Potter. [...]
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Une épouse et une maîtresse toutes dévouées : plusieurs décennies durant, Jung vécut sa bigamie au grand jour.
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