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Par Davalian, le 01/05/2013
Vies des douze Césars de
Suétone
Jusqu'ici j'ai parlé d'un prince ; désormais ce que j'ai à rapporter est d'un monstre.
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Vie de Néron de
Suétone
XII. Il fait combattre des sénateurs et des chevaliers dans l'arène. Ses jeux quinquennaux. Il remporte le prix d'éloquence et de poésie. Il consacre au Capitole sa première barbe
(1) Néron regardait ces jeux du haut de l'avant-scène. (2) Dans l'espace d'un an, il construisit, près du Champ de Mars, un amphithéâtre en bois, dans lequel il donna un spectacle de gladiateurs, où il ne laissa périr personne, pas même les coupables, (3) mais il y mit aux prises quarante sénateurs et soixante chevaliers, dont quelques-uns jouissaient d'une fortune et d'une réputation à l'abri de tout reproche. Il choisit, dans les mêmes ordres, des combattants contre les bêtes, et pourvut à divers emplois de l'arène. (4) Il donna aussi une naumachie où des monstres marins nageaient dans de l'eau de mer. Il fit danser la pyrrhique à des jeunes gens auxquels il délivra ensuite des diplômes de citoyens romains. (5) Parmi les sujets de ces pyrrhiques, un taureau saillit Pasiphaé, qui était, ainsi que le crurent beaucoup de spectateurs, renfermée dans une vache de bois. Dès son premier effort, Icare tomba à côté de la loge de Néron et le couvrit de sang. (6) En effet, Néron présidait rarement alors, et regardait le spectacle par de petites ouvertures; mais, dans la suite, il s'établit en plein podium. (7) Il fut le premier qui institua à Rome des jeux quinquennaux qu'il appela "Néroniens". Ces jeux étaient de trois genres, à la manière des Grecs, c'est-à-dire qu'il y avait de la musique, des exercices gymniques et des courses à cheval. Après avoir consacré des bains et un gymnase, il offrit de l'huile aux sénateurs et aux chevaliers. (8) Le sort désigna parmi les consulaires les intendants des jeux, et on leur donna la place des préteurs. Néron descendit ensuite dans l'orchestre, au milieu du sénat, et reçut la couronne d'éloquence et de poésie latine que les plus illustres citoyens s'étaient disputée, et qu'ils lui accordèrent d'un consentement unanime. Il baisa celle que lui décernèrent les juges, comme joueur de luth, et la fit mettre au pied de la statue d'Auguste. (9) Dans les jeux gymniques qu'il donna au Champ de Mars, il déposa les prémices de sa barbe au milieu d'un sacrifice solennel, les renferma dans une botte d'or garnie des perles les plus précieuses, et les consacra à Jupiter Capitolin. (10) Il invita même les Vestales au spectacle des athlètes, parce qu'à Olympie on permettait aux prêtresses de Cérès d'y assister.
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Par gill, le 25/02/2012
Vies des douze Césars de
Suétone
La critique contemporaine a reconquis Suétone. Au lecteur moderne, accoutumée à une histoire bâtie sur les réalités quotidiennes et aux dimensions de l'humain, cet historien latin prodigue ses anecdotes tantôt dérisoires, tantôt tragiques. Aux curieux comme aux spécialistes de l'Antiquité, le biographe découvre, par une approche très documentée, piquante autant que vraie, les premiers maîtres de Rome.
On ne s'y trompera pas : le regard de Suétone n'est jamais aussi naïf qu'il y parait. Au fil des portraits, à travers les réussites et les échecs des Césars, se constitue peu à peu, l'image du prince idéal, rêvée par Suétone et qu'il propose (hommage ou reproche voilé ?) à l'empereur Hadrien....
(extrait de la quatrième de couverture de l'édition de poche traduite et commentée par Pierre Klossowski en 1990)
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Par LydiaB, le 26/10/2010
Vie douze cesars : claude-neron/cp5 de
Suétone
César avait seize ans lorsqu'il perdit son père. L'année suivante, il fut désigné flamine de Jupiter ; et quoiqu'on l'eût fiancé, dès son enfance, à Cossutia, d'une simple famille équestre, mais fort riche, il la répudia, pour épouser Cornélie, fille de Cinna, lequel avait été quatre fois consul. Il en eut bientôt une fille, nommée Julie. Le dictateur Sylla voulut le contraindre à la répudier, et, ne pouvant y réussir par aucun moyen, le priva du sacerdoce, de la dot de sa femme, de quelques successions de famille, et le regarda dès lors comme son ennemi. César fut même réduit à se cacher, et, quoique atteint de la fièvre quarte, à changer presque toutes les nuits de retraite, et à se racheter, à prix d'argent, des mains de ceux qui le poursuivaient.
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