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Cynismes de
Michel Onfray
Il n'est d'autre remède aux tyrannies que de cultiver l'énergie des puissances singulières, des monades.
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Antimanuel de philosophie de
Michel Onfray
Généralement, un individu dispose d'une liberté minimale et subit des contraintes maximales. Certains sont puissamment déterminés par leur milieu, leur époque, leurs gènes, et leur liberté est égale à zéro (ainsi un autiste, un trisomique, un enfant du tiers monde ou du quart monde) ; d'autres, plus chanceux, car ils n'ont pas davantage choisi leur état, voient leur part de liberté plus grande parce que les déterminismes auxquels ils ont eu à faire face, ou auxquels ils font face, pèsent moins lourd. Dans tous les cas, on constate que la liberté existe en doses différentes chez les individus — totalement inexistante chez certains, importante pour d'autres. Mais à chaque fois, pour l'essentiel (les grandes lignes et les grandes directions d'un caractère ou d'un tempérament), on est choisi par plus fort que soi, on obéit. La croyance à la liberté ressemble étrangement à une illusion.
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Antimanuel de philosophie de
Michel Onfray
Partout où régnent des textes de loi, des règles du jeu, des règlements intérieurs, et dès qu'en vertu du droit naturel une loi vous semble moins procéder de l'équité que de l'arbitraire, vous avez légitimement le pouvoir, et moralement le devoir, de ne pas obéir, d'objecter selon votre conscience, de refuser d'apporter votre concours à l'exercice d'un
commandement qui heurte votre conception de la justice ou votre vision de la dignité ou de l'humanité. Là où la morale disparaît, la loi ne peut contraindre, elle ne le doit pas. Si elle y réussit, c'est en partie avec votre assentiment et à cause de votre passivité ou de votre collaboration. La loi et le droit existent pour les hommes, pas le contraire.
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Par parmifil, le 08/08/2010
Traité d'athéologie : Physique de la métaphysique de
Michel Onfray
A viser le Paradis, on manque la Terre.
..la synagogue, le temple, l'église ou la mosquée, tous endroits où l'intelligence se porte mal et où l'on préfère depuis des siècles l'obéissance aux dogmes et la soumission à la Loi - donc à ceux qui se prétendent les élus, les envoyés et la parole de Dieu
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Antimanuel de philosophie de
Michel Onfray
Peut-on recourir à la violence ?
Parfois, quand tout a été tenté, tout, vraiment tout, et qu'on risque sa peau, sa santé mentale ou physique à subir un individu décidé à vous nuire, on ne peut l'éviter. Faire un principe absolu de la non-violence, c'est donner raison a priori à l'adversaire prêt à utiliser tous les moyens. Si le monde était idéal, on n'aurait pas besoin d'en venir à ces extrémités, bien évidemment, mais il ne l'est pas et, en termes de salut personnel, la violence peut réaliser ce que la sécurité publique, la morale, la santé mentale ne parviennent pas à obtenir malgré leurs efforts séparés ou conjugués. Elle est un mal nécessaire, s'en priver revient à déclarer vainqueur l'individu convaincu de ne pas y renoncer — et ce spécimen ne disparaîtra pas, malheureusement...
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La puissance d'exister : Manifeste hédoniste de
Michel Onfray
La séparation de la sexualité d'avec l'amour n'exclut pas l'existence de sentiment, de l'affection ou de la tendresse. Ne pas vouloir s'engager pour la vie dans une histoire de longue durée n'interdit pas la promesse d'une douceur amoureuse.
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Par Walktapus, le 27/11/2010
Antimanuel de philosophie de
Michel Onfray
Dès votre plus jeune âge, l'école vous prend en charge pour vous socialiser, autant dire pour vous faire renoncer à votre liberté sauvage et vous faire préférer la liberté définie par la loi. Le corps et l'âme sont façonnés, fabriqués. On inculque une façons de voir le monde, d'envisager le réel, de penser les choses. On norme. L'écolier du primaire, le collégien, le lycéen, l'étudiant des classes préparatoires subissent l'impératif de rentabilité scolaire : les points à accumuler, les notes à obtenir, au-dessus de la moyenne de préférence, les coefficients qui décident de ce qui est important ou non pour bien vous intégrer, les livrets qui constituent autant de fiches de police associées à vos mouvements administratifs, les copies à rédiger selon un code très précis, la discipline à respecter dans le moindre détail, l'objectif du passage dans la classe supérieure, le théâtre du conseil de classe qui examine l'étendue de votre docilité, la distinction des sections en fonction des besoins du système, l'obtention des diplômes comme autant de sésames, même si, en soi, ils ne servent à rien : tout vise moins pour vous une compétence (sinon pourquoi n'être pas bilingue après sept années d'apprentissage d'une langue étrangère ?) qu'une mesure de votre aptitude à l'obéissance, à la docilité, à la soumission aux demandes du corps enseignant, des équipes pédagogiques et de direction.
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La sculpture de soi de
Michel Onfray
De la profusion d’une biographie, il s’agit d’extraire les lignes de force avec lesquelles bâtir une architecture singulière.
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Contre-histoire de la philosophie : Tome 1, Les Sagesses antiques de
Michel Onfray
Pour bien calomnier, il faut travestir la réalité, la tordre, lui infliger de légères distorsions, partir du vraissemblable, s'arranger pour qu'il semble véritable. Une hypothèse possible, une volonté de nuire, une perversion, il suffit de peu pour lancer un bruit, constuire la réputation, nuire véritablement, profondément. Car quelques-uns de ces reproches porcèdent de faits avérés, certes, mais mal interprétés à desseins.
Les Sagesse antiques, Le Livres de Poche, p. 189
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Le Souci des plaisirs : Construction d'une érotique solaire de
Michel Onfray
pages, 30, 138
Du côté de Shiva, la célébration de la vie, le partenariat avec les corps, la positivité du plaisir, la force de la jouissance, le sexe joyeux, la sexualité libre, la vitalité du sperme, le culte du phallus, les logiques culturelles du linga masculin et du yoni féminin, les jeux de l’amour dionysiaque, le moteur du désir les femmes complices, la joie vertueuse, l’extase physique…
Du côté du Christ, la célébration de la mort, le divorce avec les corps, la négativité du plaisir, la noirceur de la jouissance, le sexe sanieux, la sexualité coupable, le sperme peccamineux, véhicule du péché originel, le culte de la croix, un instrument de torture, les logiques de la honte et de la pudeur d’après la faute, les perversions de la chasteté et de la virginité, le désir coupable, les femmes démoniaques, les passions tristes, la continence physique…
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