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Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

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Note moyenne : 3.69/5 (sur 46 notes) Alphonse de Lamartine

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Mâcon , le 21/10/1790
Mort(e) à : Paris , le 28/02/1869

Biographie :

Alphonse de Lamartine, de son nom complet Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine est un poète, romancier, dramaturge et prosateur en même temps qu'un homme politique français, l'orateur d'exception qui proclama et dirigea la Deuxième République. Il est l'une des plus grandes figures du romantisme en France.

Alphonse de Lamartine naît dans une famille de petite noblesse attachée au roi et à la religion catholique à Mâcon : il passe son enfance en Bourgogne du sud, en particulier à Milly. Après un temps en collège à Lyon, il poursuit son éducation à Belley, où il rencontre Aymond de Virieu, avec lequel il fit plus tard un voyage en Italie, celui que Lamartine évoqua dans le sensible roman de Graziella.

En octobre 1816, il rencontre Julie Charles à Aix-les-Bains et vit avec elle un amour tragique puisque Julie meurt en décembre 1817. Il écrit alors les poèmes des Méditations dont le recueil est publié en 1820 et obtient un grand succès.

Alphonse épouse Marianne-Elisa Birch, une jeune Anglaise, en 1820, et occupe des fonctions de secrétaire d'ambassade en Italie avant de démissionner en 1830. Il publie alors d'autres poèmes comme, en 1823, les Nouvelles Méditations poétiques et La Mort de Socrate, ou, en juin 1830, les Harmonies poétiques et religieuses après avoir été élu à l’Académie française en 1829.

En 1830, il entre en politique et se rallie à la Monarchie de juillet mais échoue à la députation. Il voyage alors en Orient visite la Grèce, le Liban et les lieux saints du christianisme. En 1833, il est élu député et le restera jusqu'en 1851 : il évolue du royalisme au républicanisme et prononce des discours remarqués et joue un rôle important au moment de la Révolution de 1848 mais il se retire de la politique après sa lourde défaite lors de l'élection présidentielle qui porte au pouvoir Louis Napoléon Bonaparte en décembre 1848.

Lourdement endetté, il doit vendre Milly en 1860 et écrire des œuvres alimentaires comme de nombreuses compilations historiques (peu solides aux yeux des historiens d'aujourd'hui) ou son Cours familier de littérature (1856-1869) à côté de textes plus réussis mais mineurs comme Le Tailleur de pierre de Saint-Point (1851). Son dernier grand poème La Vigne et la Maison est écrit en 1857.
> lire la suite Source : wikipédia
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roman   poésie   poèmes   recueil de poèmes   classique   mer   romantisme   nature   mélancolie   recueil   frisson   montagnes   politique   amour   voyage en orient   france   orient   italie   littérature française   19ème siècle  

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Citations de Alphonse de Lamartine

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  • Par Malaura, le 10/01/2012

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    Ainsi tout change, ainsi tout passe ;
    Ainsi nous-mêmes nous passons
    Hélas ! Sans laisser plus de trace
    Que cette barque où nous glissons
    Sur cette mer où tout s’efface.

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  • Par Aela, le 05/02/2011

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    J'ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie;
    Je viens chercher vivant le calme du Léthé.
    Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie:
    L'oubli seul désormais est ma félicité.

    Mon coeur est en repos, mon âme est en silence;
    Le bruit lointain du monde expire en arrivant,
    Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance,
    A l'oreille incertaine apporté par le vent;

    Le vallon
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  • Par SEcriture, le 10/04/2010

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    La lac

    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
    Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
    Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
    Jeter l'ancre un seul jour ?
    Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
    Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
    Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
    Où tu la vis s’asseoir !
    Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
    Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
    Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
    Sur ses pieds adorés.
    Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence,
    On entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
    Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
    Tes flots harmonieux.
    Tout à coup des accents inconnus à la terre
    Du rivage charmé frappèrent les échos ;
    Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
    Laissa tomber ces mots :
    "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours !
    "Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
    Coulez, coulez pour eux ;
    Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
    Oubliez les heureux.
    "Mais je demande en vain quelques moments encore,
    Le temps m’échappe et fuit ;
    Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
    Va dissiper la nuit.
    "Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
    Hâtons-nous, jouissons !
    L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
    Il coule, et nous passons !"
    Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
    Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
    S’envolent loin de nous de la même vitesse
    Que les jours de malheur ?
    Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
    Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
    Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
    Ne nous les rendra plus !
    Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
    Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
    Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
    Que vous nous ravissez ?
    Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
    Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
    Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
    Au moins le souvenir !
    Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
    Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
    Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
    Qui pendent sur tes eaux.
    Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
    Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
    Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
    De ses molles clartés.
    Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
    Que les parfums légers de ton air embaumé,
    Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
    Tout dise : Ils ont aimé !
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  • Par Orphea, le 12/07/2010

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    L'isolement

    Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
    Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
    Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
    Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

    Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
    Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
    Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
    Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

    Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
    Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
    Et le char vaporeux de la reine des ombres
    Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

    Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
    Un son religieux se répand dans les airs ;
    Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
    Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

    Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
    N’éprouve devant eux ni charme ni transports ;
    Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante :
    Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

    De colline en colline en vain portant ma vue,
    Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
    Je parcours tous les points de l’immense étendue,
    Et je dis : Nulle part le bonheur ne m’attend.

    Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
    Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
    Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
    Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

    Que le tour du soleil ou commence ou s’achève,
    D’un œil indifférent je le suis dans son cours ;
    En un ciel sombre ou pur qu’il se couche ou se lève,
    Qu’importe le soleil ? je n’attends rien des jours.

    Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
    Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
    Je ne désire rien de tout ce qu’il éclaire ;
    Je ne demande rien à l’immense univers.

    Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
    Lieux où le vrai soleil éclaire d’autres cieux,
    Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
    Ce que j’ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux.

    Là, je m’enivrerais à la source où j’aspire ;
    Là, je retrouverais et l’espoir et l’amour,
    Et ce bien idéal que toute âme désire,
    Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour.

    Que ne puis-je, porté sur le char de l’Aurore,
    Vague objet de mes vœux, m’élancer jusqu’à toi !
    Sur la terre d’exil pourquoi resté-je encore ?
    Il n’est rien de commun entre la terre et moi.

    Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
    Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ;
    Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
    Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !
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  • Par SEcriture, le 10/04/2010

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    L'automne

    Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
    Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
    Salut, derniers beaux jours; Le deuil de la nature
    Convient à la douleur et plaît à mes regards.

    Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire ;
    J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
    Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
    Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois.

    Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
    À ses regards voilés je trouve plus d’attraits :
    C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
    Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.

    Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
    Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
    Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
    Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui.

    Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
    Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau !
    L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
    Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

    Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
    Ce calice mêlé de nectar et de fiel :
    Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
    Peut-être restait-il une goutte de miel !

    Peut-être l’avenir me gardait-il encore
    Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu !
    Peut-être dans la foule une âme que j’ignore
    Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu !…

    La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyre ;
    À la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
    Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu’elle expire,
    S’exhale comme un son triste et mélodieux.
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  • Par Cielvariable, le 18/07/2011

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    Ô temps! suspends ton vol, et vous, heures propices
    Suspendez votre cours:
    Laissez-vous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours!

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  • Par hotaru, le 26/01/2012

    Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine

    Le passé, l'avenir, ces deux moitiés de vie dont l'une dit jamais et l'autre dit toujours.

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  • Par -Clea-, le 22/08/2011

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières ?
    Vains objets dont pour moi le charme est envolé ;
    Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
    Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.

    Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
    D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
    En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
    Qu'importe le soleil ? Je n'attends rien des jours.

    extrait de L'isolement.
    > lire la suite

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  • Par ivredelivres, le 02/09/2010

    Voyage en Orient de Alphonse de Lamartine

    Athènes et le Parthénon
    L’effet de cet édifice, le plus beau que la main humaine ait élevé sur la terre, au jugement de tous les âges, ne répond en rien à ce qu’on en attend (...) vous voyez s’élever irrégulièrement de vieilles murailles noirâtres, marquées de tâches blanches

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  • Par LiliGalipette, le 24/12/2011

    Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

    L'AUTOMNE :

    Salut, bois couronnés d'un reste de verdure,
    Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
    Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
    Convient à la douleur et plaît à mes regards.

    Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire ;
    J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
    Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
    Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois.

    Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
    A ses regards voilés je trouve plus d'attraits ;
    C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
    Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.

    Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
    Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
    Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
    Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui.


    Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
    Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
    L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
    Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

    Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
    Ce calice mêlé de nectar et de fiel :
    Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
    Peut-être restait-il une goutte de miel !

    Peut-être l'avenir me gardait-il encore
    Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu
    Peut-être, dans la foule, une âme que j'ignore
    Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu

    La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
    A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux :
    Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu'elle expire,
    S'exhale comme un son triste et mélodieux.
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