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Par PLUMAGILE, le 09/02/2011
Du sang sur la soie de
Anne Perry
A la naissance, la beauté est un don. On ne tarde pas à atteindre l’âge où elle devient un art….avant d’être à l’âge où elle devient un miracle.
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Par Sharon, le 24/05/2013
La disparue de Noël de
Anne Perry
Le pouvoir de la bonne société est quasi sans limites, ma chère. S'en voir exclu équivaut presque à la mort.
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Par dbreit, le 03/12/2012
Silence à Hanover Close de
Anne Perry
Emily se répétait mentalement tout ce qu'une femme de chambre devait dire et faire : avoir un regard franc, mais modeste, ne parler que lorsque l'on vous adresse la parole, ne jamais interrompre ni contredire, et surtout ne jamais exprimer une opinion personnelle, attitude jugée impertinente. L'opinion d'une domestique n'interessait personne. Ne jamais demander à quelq'un de faire quelque chose à votre place. Appeler le majordome "monsieur" et la cuisinière et la gouvernante par leur nom de famille. Ne pas oublier de changer d'intonation. Etre disponible jour et nuit. Ne pas se plaindre de maux de tête ou d'estomac; sauf l'excuse d'une maladie grave, vous étiez là pour travailler. Seules les dames avaient le droit d'avoir des vapeurs.
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Le Crucifié de Farriers' Lane de
Anne Perry
Drummond tressaillit.
- Encore faudrait-il prouver l'adultère, Pitt. Il y a un abîme entre tomber amoureux d'une femme mariée et assassiner son époux ! Ce sont des gens civilisés, tout de même !
Pitt ne jugea pas utile de lui faire remarquer que le crime n'était pas l'apanage des barbares, qu'étaient aux yeux de la bonne société les autres races et les classes sociales défavorisées; d'ailleurs, tel n'était pas le fond de la pensée de Drummond.
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Le cadavre de Bluegate Fields de
Anne Perry
- Les gens se souviennent rarement des bons conseils que vous leur donnez. Ils s'en attribuent le mérite. Mais donnez-leur-en un mauvais, ils se souviendront aussitôt que l'idée ne venait pas d'eux et penseront que c'est vous qui êtes à blâmer. Pire que cela, ils s'empresseront de mettre tout le monde au courant.
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Avant la tourmente de
Anne Perry
Aux yeux de Sebastian, la mort était un concept, non pas une réalité, et il était en toute innocence convaincu de sa propre immortalité, une certitude qui va de pair avec la jeunesse.
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Par Cath36, le 15/02/2011
Du sang sur la soie de
Anne Perry
Seul un imbécile ressent le besoin d'être aimé. C'est agréable évidemment, et cela peut être utile, mais ce n'est pas nécessaire...Je hais la faiblesse ! ne vous fiez jamais à un faible...... ne vous fiez pas à quelqu'un qui a besoin d'être approuvé. Quand les choses tourneront mal, il sera du côté du vainqueur, quoi qu'il défende.Et ne vous fiez pas à quelqu'un qui a besoin qu'on l'encense.Il achète l'approbation, quel qu'en soit le prix.
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Par Cath36, le 10/04/2012
Dorchester terrace de
Anne Perry
Chaque passé comportait-il sa part de honte ? Chacun d'entre nous avait-il des moments qu'il ou elle aurait voulu revivre en se conduisant mieux cette fois ?
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Par Villoteau, le 27/02/2013
Les tranchées de la haine de
Anne Perry
Le matin même, lors d'un nouvel assaut inutile, Snowy Nunn avait vu son frère aîné se faire cisailler par un tir de mitrailleuse. On était bien loin des premiers jours du conflit où brillaient espoir et courage, quand les hommes étaient encore persuadés qu'à Noël la guerre serait terminée. En cette fin juillet 1917, le régiment originaire du centre du Cambridgeshire stagnait, enlisé sur la bande de territoire qui s'étirait d'Ypres à Passendale.
La mort et les amputations étaient devenues le lot quotidien. La terre puait les cadavres, les gaz empoisonnés et les latrines qu'on y creusait depuis trois ans. Mais qu'était-ce comparé au fait de voir sous ses yeux son propre frère réduit en bouillie sanguinolente ? Au début, paralysé par l'horreur, Snowy n'avait pas réagi.
- J'crois qu'il est passé par-dessus le parapet, répéta Barshey, la gorge serrée. Il est devenu fou. Il est parti tuer l'armée allemande à lui tout seul. Ils vont n'en faire qu'une bouchée.
- On va le retrouver, dit Joseph avec plus de conviction qu'il n'en avait en réalité. On l'a peut-être ramené au poste de premier secours. As-tu...
- J'ai déjà vérifié, l'interrompit Barshey. Je suis aussi passé à la popote et j'ai regardé dans tous les abris, dans le moindre trou où un homme pourrait ramper. Capitaine Reavley, moi, je vous dis qu'il est sorti de la tranchée.
L'estomac noué, Joseph comprit, tout comme Barshey, qu'il était inutile de s'accrocher à un espoir vain.
- Va voir vers le nord, moi, je vais aller vers le sud, dit sèchement l'aumônier. Mais sois prudent ! Ne va pas te faire tuer pour rien !
Barshey tourna les talons. Son éclat de rire eut tout d'un sanglot. Joseph s'éloigna dans la direction opposée, vers le sud et l'ouest, là où un homme avait plus de chances de sortir de la tranchée et de s'abriter derrière ce qui restait d'arbres calcinés, mutilés par la mitraille, presque nus, alors qu'on était en plein été.
- Bonsoir, pasteur, dit d'un ton tranquille la sentinelle grimpée sur la genouillère de la tranchée, le regard fixé sur l'obscurité grandissante.
On entendait le sempiternel grondement des pièces d'artillerie allemande. Les tirs de barrage nocturnes commençaient, des éclairs jaillissaient des canons au métal rougi. Les Britanniques répliquèrent. Dans le secteur se trouvaient également des régiments canadiens et australiens.
- Bonsoir. Tu n'aurais pas vu Snowy Nunn, par hasard ? demanda Joseph de but en blanc.
Le temps lui manquait pour faire preuve de plus de discrétion. La douleur avait chassé tout instinct de conservation. Évidemment, des types qui mouraient de mille façons, brûlés, noyés, gazés, gelés, déchiquetés, pris sous la mitraille et empêtrés dans les barbelés, Snowy en avait vu. Mais lorsqu'il s'agissait de votre propre frère, à l'intérieur la douleur atteignait son paroxysme. Enfant, Tucky avait été son ami, celui qui le protégeait, le compagnon des premières aventures, des premières blagues un peu osées, celui qui l'avait défendu dans la cour de récréation. Là, sous ses yeux, de la manière la plus obscène, Snowy avait eu l'impression d'assister à la mort de la moitié de lui-même.
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Par vavou, le 02/11/2010
Du sang sur la soie de
Anne Perry
Qu'était-ce que le Ciel? Elle se rendit compte avec étonnement qu'elle n'y avait jamais réfléchi. Ce devait être l'amour..... Que représente l'amour si l'on n'est pas ensemble, pour partager, rire et pleurer de concert, pour voir la même gloire et la même douleur? Qu'est-ce, si ce n'est pas donner, pour nourrir, être raisonnable et par dessus tout être généreux? et être désiré?Est-ce que chacun ne doit pas être désiré? N'est-ce pas profondément inscrit dans la nature humaine?
Que peut-on donner à Dieu, sinon aimer autrui de tout son cœur?
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