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Par magdala, le 23/05/2012
Ma vie sans moi suivi de Le monde d'une voix de
Armand Robin
O souvenirs sautant de glaçons en glaçons,
tels des corbeaux criards sur les champs de l'hiver !
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Par Grapheus, le 25/02/2011
Ma vie sans moi de
Armand Robin
Je serai dans le monde à partir de minuit
Avec les ronces et le travail de la rosée.
À partir de minuit je serai dans le monde
Avec le grand travail de la rosée dans les ronces!
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Par Furtif, le 12/05/2010
Fragments de
Armand Robin
Mère, qui fus si sainte dans ta simple vie
De bruyère ignorée,
J’ai besoin que tes doigts harassés mais vaillants
Me montrent le Christ,
Ce bon seigneur qui fleurissait sur les vitraux
Mère, si le Christ existe, tu es près de lui.
Là-haut sur ce ciel courbe,
Tu te penches près de lui comme un trèfle.
S’il existe, dis-lui
Que ton fils dans un enfer mène sa vie,
Qu’il a besoin de passer humblement près de lui.
Dis-lui
que je voulais n’avoir pas besoin de lui
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Par brigetoun, le 06/11/2011
Le temps qu'il fait de
Armand Robin
l'aube se répand pure, allègre et légère sur les prés limpides de soleil. Par tout l'univers en fête, les hommes, informés secrètement que le réel cette fois dépasse les songes, se hâtent de quitter leurs couches et, fluides, circulent dans l'air fraternel côte à côte avec les fées du printemps.
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Par brigetoun, le 06/11/2011
Le temps qu'il fait de
Armand Robin
Entre le ciel et la terre, privés de couleurs et de formes, rampait une buée fragile et frissonnante ; parfois elle titubait, s'accrochait aux rochers, aux mottes de glaise, timide haleine de malade. Sur les talus proches chancelaient les contours noircis de quelque hêtre
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Par brigetoun, le 27/05/2011
Le temps qu'il fait de
Armand Robin
revenir à ma ferme, à mon doux lieu de peine ! Ne croyez pas que je cèderai ; jamais, jamais, jamais, cieux emportés par la folie ! jamais, entendez ; jamais, landes terrasses, murs au dos brisé, mers dont en mon pauvre pays on ignorait la voix, mers qui êtes sales, plus tristes à voir que mouchoir de pauvre vieux pleurant son unique cheval perdu, jamais, jamais, terre et cieux furieux, jamais vous ne m’aurez !
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Par brigetoun, le 27/05/2011
Le temps qu'il fait de
Armand Robin
Le soleil a grandi, son rire s'est élargi ; sa bosse de grosse bête brave a forci. Les pas des héros s'égouttent de trèfle en trèfle, s'approchent, partout éclaboussant des rumeurs de rosée remuée. Brumes et souvenirs de lune bougent aussi. Terre et ciel tressaillent dans la lumière infiniment vibrante.
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Par brigetoun, le 27/05/2011
Le temps qu'il fait de
Armand Robin
Candide brille le livre. À chaque page il en surgit
Des hommes purs, très blancs qui modulent pour l'âme libre
Des hymnes de silence que la nuit dépossédée
La nuit trompée, la nuit conquise vient écouter,
Tendant au long du pauvre lit sa joue très douce
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Par brigetoun, le 27/05/2011
Le temps qu'il fait de
Armand Robin
Le Printemps passe parmi ses arbres. Ses jambes deviennent hêtres de folie. Il est seul, il est chez lui. Ses rêves, ses soucis brisebruissebuissonnent en avance sur lui. C'est ainsi pour les dieux, les chantres... « et les pères splendides ! »
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Par brigetoun, le 27/05/2011
Le temps qu'il fait de
Armand Robin
il fallait marcher et leurs pas, l’un après l’autre, continuaient à tomber dans cette mort, mécaniquement, régulièrement, tic tac d’horloge au milieu d’une demeure où le temps n’existe plus personne