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Par letilleul, le 04/08/2010
Maus (L'intégrale) de
Art Spiegelman
Et là, dans le camp de concentration Auschwitz, on est arrivés. Et on savait que de là, on sortirait plus jamais...
On savait ce qui se passait - qu'ils allaient nous gazer et nous jeter dans les fours - c'était en 1944...Tout on savait. Et on était là.
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Maus (L'intégrale) de
Art Spiegelman
- Bon... Alors la voilà, notre Hongrie...
- Et pour nous tous il n'y a qu'un seul moyen de sortir... par ces cheminées...
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Par yv1, le 18/07/2011
Maus (L'intégrale) de
Art Spiegelman
La vie est toujours du côté de la vie, et d'une certaine manière, on en veut aux victimes. Mais ce ne sont pas les MEILLEURS qui ont survécu, ni qui sont morts? C'était le HASARD ! [...] Je ne parle pas du VOTRE, mais combien de livres ont déjà été écrits sur l'Holocauste. A quoi bon ? Les gens n'ont pas changé... Peut-être leur faut-il un nouvel holocauste, plus important. (p.205)
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Par ccha, le 13/04/2011
Maus (L'intégrale) de
Art Spiegelman
- Je ne parle pas du vôtre, mais combien de livres ont déjà été écrits sur l'Holocauste. A quoi bon? Les gens n'ont pas changé... Peut-être leur faut-il un nouvel Holocauste, plus important. [...]
- Mmm. Samuel Beckett a dit : "Chaque mot est comme une tache inutile sur le silence et le néant."
- Oui.
- D'un autre côté, il l'a DIT.
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A l'Ombre des Tours Mortes de
Art Spiegelman
J'ai vu des pigeons hébétés rester immobiles sur les trottoirs de Lower Manhattan pendant des jours après les explosions du 11-9-2001. Ça va faire deux ans, et la plupart des New-Yorkais semblent être revenus à leur train-train quotidien... mais, sous la surface, nous ne sommes tous encore qu'une bande de pigeons hébétés...
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Par alouett, le 02/09/2011
Maus : un survivant raconte. 2, Et c'est là que mes ennuis ont commencé de
Art Spiegelman
Je sais que c’est dément, mais d’une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz AVEC mes parents ; comme ça je pourrais vraiment savoir ce qu’ils ont vécu !… Je dois me sentir coupable quelque part d’avoir eu une vie plus facile qu’aux
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Par alouett, le 02/09/2011
Maus (L'intégrale) de
Art Spiegelman
Je sais que c’est dément, mais d’une certaine manière je voudrais avoir été à Auschwitz AVEC mes parents ; comme ça je pourrais vraiment savoir ce qu’ils ont vécu !… Je dois me sentir coupable quelque part d’avoir eu une vie plus facile qu’aux
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Maus (L'intégrale) de
Art Spiegelman
Préface de Marek Halter : "Qu'y a-t-il de commun entre une bande dessinée et la Shoah ? "Zahkor" ! souviens-toi en hébreu. cette injonction apparaît quelques 169 fois dans le texte biblique, comme si les sages réunis à Yavné, vers la fin du premier siècle, pour compiler les textes et les chroniques qui allaient composer le Livre des livres, avaient pressentis le rôle primordial dévolu à la mémoire dans le destin d'un peuple appelé à la dispersion et à l'exil. Art Spiegelman est le fils d'un des survivants des ghettos polonais. Né à Stockholm en 1948, il vit à New York et dessine des B. D. Maus, son livre, est l'histoire d'une souris dont le chat a décidé d'avoir la peau. La souris est le juif, le chat le nazi. Le destin de Maus est de fuir, de fuir sans espoir l'obsession du chat qui lui donne la chasse et lui trace le chemin de la chambre à gaz. Mais Maus est également le récit d'une autre traque, celle d'un père par son fils pour lui arracher l'histoire de sa vie de juif entre 1939 et 1945 et en nourrir sa propre mémoire, se conformant ainsi à l'obligation de se souvenir. De transmettre aussi. Et avec quelle énergie ! Car de la rencontre peu naturelle de la B. D. et de la Shoah naît un choc. Le choc d'une forme réputée mineure pour un événement majeur. Tout comme Woody Allen a su, avec ses images en noir et blanc, nous désintoxiquer du cinéma pour mieux nous le faire voir, Art Spiegelman parvient à effacer de notre souvenir les récits un peu fatigués de la Shoah pour leur substituer un montage neuf, contemporain et fort. D'où la réussite de Maus, cette oeuvre de la première génération "d'après". Grâce à l'art de Spiegelman, le destin de Maus ne cessera de nous hanter."
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Maus : un survivant raconte. 1, Mon père saigne l'histoire de
Art Spiegelman
- Ton fusil est froid, pourquoi tu ne tires pas ?
Je ne voyais pas sur quoi tirer mais j’ai fait un trou plus grand et j’ai tiré. Après, les balles sont venues sur moi. J’ai creusé encore ma tranchée, mais j’ai arrêté de tirer. Mais j’ai regardé dans mon fusil et j’ai vu… un arbre ! Et l’arbre bougeait, vraiment ! Bon, si ça bougeait, je devais tirer ! Il a levé un bras pour montrer qu’il était blessé. Pour se rendre. Mais j’ai continué à tirer à tirer et tirer, jusqu’à ce que, à la fin, l’arbre s’est arrêté de bouger. Qui sait, sinon il pouvait me tuer.
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Maus : un survivant raconte. 1, Mon père saigne l'histoire de
Art Spiegelman
Dans la cuisine, il y avait un coffre à charbon, large de plus d’un mètre, et dedans j’ai fait un trou pour descendre à la cave. Et là on a fait un mur de briques caché par un tas de charbon. Derrière ce mur, on était un peu en sûreté. Même quand avec des chiens ils sont venus –ils savaient qu’il y avait des juifs là- mais ils n’ont pas pu nous trouver. Les chiens couraient comme des fous. Mais dans le coffre à charbon, que du charbon il y avait ; ils pouvaient pas le soulever. Et la cave, c’était seulement une cave.