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Citations de Brenda Jagger (7)


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  • Par iarsenea, le 14/07/2010

    Les chemins de maison haute de Brenda Jagger

    Dans la société où nous vivons, les femmes intelligentes ne sont pas les plus heureuses, crois-moi, les hommes les désirent mais ils en ont peur.

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  • Par iarsenea, le 10/07/2010

    Les chemins de maison haute de Brenda Jagger

    Il doit pourtant y en avoir un, me disait-elle. Quelqu'un finira bien par me remarquer et comprendre qu'il lui est désormais impossible de vivre sans moi... Oui, je sais, je me suis remise à lire des romans, ce qui déplaît infiniment à Hannah, mais les choses doivent pourtant bien se passer ainsi, de temps en temps du moins. Sinon, comment ferait-on pour savoir ce qu'il faut mettre dans ce genre d'histoires ?

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  • Par iarsenea, le 10/07/2010

    Les chemins de maison haute de Brenda Jagger

    La soudaine apparition de l'industrie et des machines avait donné naissance à une race d'hommes jusqu'alors inconnue, d'hommes sans passé ni prestige qui avaient découvert, pour acquérir la fortune, d'autres voies que la possession héréditaire de vastes domaines ou le maniement des armes, et qui devenaient trop riches, trop remuants et trop exigeants pour que la noblesse continuât d'ignorer leur existence.

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  • Par iarsenea, le 11/07/2010

    Les chemins de maison haute de Brenda Jagger

    On racontait, cette année-là, l'histoire d'une petite fille de l'usine Hobhouse qui, en essayant de dégager sa soeur prise dans les rouages d'une machine, avait elle aussi eu le bras arraché; les deux fillettes avaient saigné jusqu'à la mort avant d'avoir pu être emportées à l'infirmerie.
    [...] Ces deux fillettes étaient les seuls soutiens d'une mère malade et de six frères et soeurs en bas âge ; depuis l'âge de huit ans, elles se levaient tous les matins à trois heures et demie pour se rendre à pied à l'usine de Nethercoats, distante de plusieurs kilomètres, où elles travaillaient quatorze heures d'affilée avant de rentrer chez elles dans la nuit, comme elles en étaient parties, le plus souvent les pieds en sang et, non moins fréquemment, les épaules couvertes de bleus sous les coups de ceinture du contremaître.

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  • Par iarsenea, le 11/07/2010

    Les chemins de maison haute de Brenda Jagger

    On voyait toujours, à la grille, une file d'enfants, fillettes de cinq ou six ans portant un paquet de chiffons ressemblant à des poupées mais qui, en fait, étaient des bébés qu'elles amenaient à l'usine pour être nourris par leurs mères. On voyait alors les femmes se détacher de la foule, donner le sein à leur nourrisson qu'elles rendaient à leur nurse de cinq ans avant de retourner en hâte à leur atelier, entourées de deux ou trois enfants plus âgés.

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  • Par iarsenea, le 11/07/2010

    Les chemins de maison haute de Brenda Jagger

    Je dormais encore quand, à cinq heures et demie très précises, elle se refermait bruyamment pour séparer les courageux qui, tôt levés, méritaient leur plein salaire des paresseux qui en étaient indignes. Mais j'étais dehors à huit heures et demie, l'heure du petit déjeuner, quand les grilles se rouvraient un quart d'heure pour laisser entrer les retardataires, réprimandés et mis à l'amende, pendant que les autres, au travail depuis déjà trois heures, sortaient dans la cour respirer l'air pollué de fumée noire, avaler en hâte un quignon de pain frotté de saindoux et se soulager avant que les machines repartent, car il leur faudrait alors demander la permission de s'absenter de leur poste.

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  • Par iarsenea, le 10/07/2010

    Les chemins de maison haute de Brenda Jagger

    Avant que les usines n'apparaissent, Virginie, pas un seul de ces tisserands ne gagnait moins de trente shillings par semaine, alors que maintenant certains doivent se contenter de quatre shillings, à peine de quoi survivre, mais assez pour s'obstiner, s'accrocher et exécuter les quelques travaux que nous voulons bien encore leur sous-traiter, et le faire chez eux, comprends-tu ? Quand j'étais jeune, vois-tu, ils mangeaient de la viande et du pain blanc, ils avaient de quoi s'offrir de temps à temps une bouteille de rhum, mais maintenant ils n'ont plus que du porridge et des pommes de terre, et quand même cela vient à manquer ils doivent se rabattre sur la soupe d'orties, oui, d'orties, dont ils te diront que c'est bon si tu avais l'audace d'aller leur demander ce qu'ils en pensent. Pauvres diables...

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