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Par litolff, le 23/02/2013
Autour de ton cou de
Chimamanda Ngozi Adichie
L'hiver m'a prise par surprise. Un matin, je suis sortie de l'immeuble et j'en suis restée bouche bée. On aurait dit que Dieu déchiquetait des mouchoirs en papier blanc et jetait les confettis d'en haut.
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Par litolff, le 20/02/2013
Autour de ton cou de
Chimamanda Ngozi Adichie
Elle avait fini par comprendre qu'élever les enfants à l'américaine, ça signifiait jongler d'une angoisse à l'autre, et que cela venait d'une surabondance de nourriture : parce qu'ils avaient le ventre plein, les Américains avaient le temps d'avoir peur que leurs enfants aient une maladie rare sur laquelle ils venaient de lire un article, et ils pensaient qu'ils étaient en droit de protéger leurs enfants des déceptions, du besoin et de l'échec. Parce qu'ils avaient le ventre plein, les Américains pouvaient s'offrir le luxe de se féliciter d'être de bons parents, comme si s'occuper de son enfant était l'exception et non la règle.
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Par litolff, le 20/02/2013
Autour de ton cou de
Chimamanda Ngozi Adichie
Ces garçons qui avaient grandi avec Sesame Street et Enid Blyton, mangé des corn flakes au petit déjeuner toute leur enfance durant et porté des sandalettes soigneusement cirées pour aller à l'école primaire du personnel universitaire, les voilà qui découpaient aujourd'hui les moustiquaires des fenêtres de leurs voisins, en retiraient les lames de verre et grimpaient dans les maisons pour voler télévisions et magnétoscopes.
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Par litolff, le 24/02/2013
Autour de ton cou de
Chimamanda Ngozi Adichie
Elle voulait qu'Azuka apprenne les coutumes de ces étrangers parce que si les uns dominaient les autres, ce n'était pas parce qu'ils avaient plus de valeur mais parce qu'ils avaient de meilleurs fusils.
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Par litolff, le 24/02/2013
Autour de ton cou de
Chimamanda Ngozi Adichie
J'ai été content quand j'ai vu ta photo, a-t-il ajouté en faisant claquer ses lèvres. Tu avais la peau claire. Il fallait que je pense au physique de mes enfants. Les Noirs à la peau claire s'en sortent mieux en Amérique.
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Par litolff, le 16/11/2010
Purple Hibiscus de
Chimamanda Ngozi Adichie
J’étais dans ma chambre après le déjeuner, en train de lire le chapitre V de l’Epître de Jacques parce que j’allais parler des racines bibliques de l’onction des malades pendant le temps familial, quand j’entendis les bruits. Des coups rapides et lourds sur la porte gravée à la main de la chambre de mes parents. Je m’imaginai que la porte s’était coincée et que Papa essayait de l’ouvrir. Si je l’imaginais assez fort, alors ça deviendrait vrai. Je m’assis, fermai les yeux et me mis à compter. Compter donnait l’impression que ça ne durait pas si longtemps que ça, que ça n’était pas si grave. Parfois, c’était fini avant que j’arrive à vingt. J’en étais à dix-neuf quand les bruits cessèrent. J’entendis la porte s’ouvrir. Les pas de Papa sur les marches étaient plus lourds, plus gauches que d’habitude.
Je sortis de ma chambre au moment où Jaja débouchait de la sienne. Debout sur le palier, nous regardâmes Papa descendre. Maman était jetée sur son épaule comme les sacs de riz en jute que les ouvriers de son usine achetaient en gros à la frontière à Seme.
« Il y a du sang par terre, dit Jaja. Je vais chercher la brosse à la salle de bains. »
Nous nettoyâmes le filet de sang, qui s’étirait jusqu’en bas comme si quelqu’un avait descendu un bocal d’aquarelle rouge percé, qui aurait dégouliné tout du long. Jaja frottait, et moi j’essuyais.
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Purple Hibiscus de
Chimamanda Ngozi Adichie
"A la maison la débâcle a commencé lorsque Jaja, mon frère, n'est pas allé communier et que Papa a lancé son gros missel en travers de la pièce et cassé les figurines des étagères en verre. Nous venions de rentrer de l'église. Mama plaça les palmes fraîches, mouillées d'eau bénite, sur la table à manger. Plus tard, elle les tresserait pour en faire des croix, un peu avachies, qu'elle accrocgerait au mur, à côté de notre photo de famille dans son cadre doré. Elles y resteraient jusqu'au mercredi des Cendres, où nous les emporterions à l'église pour les donner à brûler et réduire en cendres. Papa, vêtu d'une longue robe grise comme les autres oblats, aidait tous les ans à distribuer les cendres. Sa file était la plus lente car il appuyait son pouce couvert de cendres bien fort sur chaque front pour tracer une croix parfaite et prononçait posément et avec conviction, en articulant chaque mot, le "Tu es poussière et tu retourneras à la poussière"."
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Par parmifil, le 28/12/2008
Purple Hibiscus de
Chimamanda Ngozi Adichie
Les tyrans continuent de régner parce que les faibles n'ont pas la force de résister.
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L'autre moitié du soleil de
Chimamanda Ngozi Adichie
Est-ce l'amour, ce besoin irraisonné de t'avoir à mes côtés la plupart du temps ? Est-ce l'amour, ce sentiment de sécurité que j'éprouve dans nos silences ? Est-ce ce sentiment d'être à ma place, d'être complète ?
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Par ChezLo, le 11/12/2007
Purple Hibiscus de
Chimamanda Ngozi Adichie
"Avant, notre chauffeur, Kevin, venait d'abord me prendre aux Filles du Coeur Immaculé, puis nous allions chercher Jaja à St Nicholas. Jaja et moi déjeunions ensemble en rentrant à la maison. Maintenant, depuis que Jaja suivait le nouveau programme pour élèves doués de St Nicholas, il avait des cours après l'école. Papa avait modifié son emploi du temps mais non le mien, je ne pouvais donc pas l'attendre pour déjeuner avec lui. Je devais avoir déjà mangé, fait ma sieste et commencé à travailler quand Jaja arrivait à la maison.
Néanmoins, Jaja savait ce que j'avais à déjeuner tous les jours. Nous avions un menu affiché sur le mur de la cuisine, que Mama changeait deux fois par mois. Mais il me le demandait toujours, de toute façon. Nous faisions cela souvent, de nous poser l'un à l'autre des questions dont nous connaissions les réponses. Peut-être était-ce pour éviter de poser les autres questions, celles dont nous ne voulions pas connaître les réponses."
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