Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Mona de Pracontal (Traducteur)

ISBN : 2070776107
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lagos, début des années soixante. L'avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d'Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné ... > Voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (21)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 05 novembre 2013

    litolff
    Il y a quarante ans, la guerre du Biafra…
    Le 30 mai 1967, le Biafra déclare son indépendance. Cette sécession du Nigeria entraîne une guerre de trois ans, marquée par la famine des populations civiles.
    C'est ce conflit et le drame humanitaire qui l'accompagne que nous raconte Chimamanda Ngozi Adichie, dans un « Autant en emporte le vent » nigerian.
    Ugwu, à 13 ans, a quitté la brousse et sa famille pour servir comme boy chez Odenigbo, universitaire engagé avec enthousiasme pour le Biafra, à Nsukka au sud-est du Nigéria.
    Le personnage d'Ugwu, omniprésent tout au long du roman, et ses relations avec sa famille, illustre parfaitement les contrastes d'un pays où cohabitent une bourgeoisie aisée et cultivée et la brousse ancestrale qui garde ses traditions et ses superstitions.
    La belle Olanna et la forte Kainene, filles jumelles choyées d'un magnat nigerian assez répugnant, assistent à la naissance du Biafra, Olanna aux cotés d'Odenigbo, et Kainene aux cotés de Richard, un journaliste Britannique tombé amoureux de Kainene et du Biafra.
    Ils seront tous emportés dans un conflit meurtrier et verront leur destin bouleversé.
    Le conflit du Biafra avec un million de morts et fait partie d'un des tous premiers conflits très médiatisés et soutenus par la France. Les télévisions du monde montrèrent alors les enfants squelettiques au ventre énorme à cause de la malnutrition et il n'était alors pas question de ne pas finir son assiette sans « penser aux petits biafrais qui mouraient de faim ».
    Triste souvenir, et pourtant… ce roman est porté tout du long par un immense espoir et une certitude, celle que le Biafra va gagner et que la moitié du soleil arborée par son drapeau s'imposera au monde.
    Après l'Hibiscus pourpre, encore un très beau roman captivant d'une grande auteure africaine.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par JulyF, le 29 août 2015

    JulyF
    Le Biafra, c'était pour moi le nom d'une famine, une de celles qui ont donné naissance à l'aide humanitaire telle qu'on la connaît aujourd'hui. Après avoir lu Une moitié de soleil jaune' (traduction littérale), c'est aussi le nom d'un des premiers conflits interethniques post-décolonisation, l'histoire d'une utopie et celle d'une guerre sanglante qui a affamé des millions de personnes.
    Ce roman a été écrit pour rendre justice à ceux qui ont vécu cette guerre côté Biafrais et nous raconte leur vie au début de l'indépendance du Nigeria, les premiers massacres, l'exode, et finalement le retour après la fin de la guerre. Les trois narrateurs sont issus de milieux différents (un pauvre villageois, une riche bourgeoise et un Anglais écrivailleur), ce qui nous permet de découvrir aussi bien le Nigeria dans son ensemble que la variété des craintes et des souffrances imposées par la guerre et la famine aux populations. J'ai apprécié dans ce roman la virtuosité du récit et la découverte d'un épisode peu glorieux de l'histoire humaine. Comme dit le roman écrit par l'un des personnages : "le monde se taisait quand ils sont morts". le problème, c'est que le Nigeria maintient encore ce silence...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 25 juillet 2010

    Woland
    II - le récit que nous fait la romancière africaine court de l'indépendance du Nigéria, en 1960, aux mois qui suivent la fin du conflit, en 1970. Tout commence de façon assez banale, par l'arrivée d'un jeune paysan, Ugwu, à qui sa tante a procuré une place de domestique chez Odenigbo, un brillant universitaire, grand amateur de livres et de discussions. Socialiste, et même un peu plus, anti-colonialiste enragé, Odenigbo attend beaucoup de cette indépendance nationale toute neuve. Igbo par la naissance, il ne doute pas de pouvoir, un jour ou l'autre, tenir dans la réussite de son pays le rôle qui lui est dû.
    Dans sa maison de Nsukka, la ville où il enseigne, Odenigbo reçoit une micro-société qu'Ugwu, âgé de treize ans au début du roman, prend peu à peu l'habitude d'observer en ses moments de loisirs. Il y a Olanna, bien sûr, celle dont Odenigbo est amoureux et qui deviendra la "madame" d'Ugwu ; Okéoma, le poète, secrètement amoureux de la jeune femme ; Melle Adebayo qui, elle, est secrètement amoureuse d'Odenigbo ; le docteur Patel, d'origine indienne ; l'arrogant docteur Ezéka ... et bientôt, Richard Churchill, seul Blanc du roman, qui épousera Kainene, la jumelle d'Olanna et se déclarera lui-même "Biafrais."
    Autour d'eux, tout un grouillement de personnages : la mère d'Ugwu, à qui l'odeur du dentifrice utilisé par Odenigbo donne la nausée, Anulika, sa soeur, qui sera violée par cinq envahisseurs haoussas, Nnesinachi, la jeune fille dont rêve Ugwu et qui se mettra en ménage avec un Haoussa, mais aussi le père et la mère d'Olanna et de Kainene, deux exemples-types de Noirs vivant à l'occidentale et qui, dès les premières défaites de l'armée biafraise, s'enfuient à Londres, et enfin toutes ces figures, terrorisées, indifférentes, désespérées, frappées par la folie ou cherchant à survivre au prix de la vie du voisin, qu'Olanna croisera dans son repli vers le village natal d'Odenigbo.
    Difficile de les oublier. Difficile d'oublier la façon dont Ngozi Adichie nous remet en mémoire la terrible famine qui s'abattit sur le Biafra et qui, avec les combats et les pogroms, fit entre un à deux millions de morts. Difficile de ne pas "voir" ces enfants qui, avec leurs os saillants, leurs ventres bombés comme des melons, et leurs grands yeux creux, nous évoquent les camps de concentration créés par les Britanniques lors de la guerre des Boers et remis au goût du jour par les Nazis avec le succès que l'on sait. Difficile ...
    Difficile aussi de ne pas établir le lien entre la disparition de Kainene, Kainene la Cynique, Kainene la Forte, la "moitié" d'Olanna, et cette moitié du soleil qui s'est éteinte le jour où le Biafra est mort.
    "L'Autre Moitié du Soleil", un roman qui coule comme le Fleuve de la Nostalgie et du Regret - la nostalgie, le regret de ce qui aurait pu, de ce qui aurait dû être, et qui ne fut jamais. Un roman à la mémoire de Ceux Qui Ne Sont Plus. Un roman pour nous rappeler le Biafra et ce qu'il représenta pour tout un peuple. A lire, c'est sûr. ;o)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 25 juillet 2010

    Woland
    I - Half of a Yellow Sun
    Traduction : Mona de Pracontal - Prix Baudelaire 2009 pour cette traduction
    Nous remercions les éditions Gallimard-Folio qui, en partenariat avec BlogOBook, nous ont donné l'occasion, à titre gracieux, de lire ce roman et d'en faire la critique.
    Envoutant. Il n'y a pas d'autre mot pour définir le chant douloureux et nostalgique que représente le roman de Chimamanda Ngozi Adichie. Cette mélopée douce, poignante, qui grimpe çà et là à quelques aigus volontairement discordants pour marquer les horreurs d'une guerre perdue d'avance, puis retombe progressivement jusqu'à la torpeur triste de la défaite, enveloppe le lecteur dès les premières pages et résonne encore au fond de son coeur, longtemps après qu'il ait refermé le livre.
    Les plus âgés parmi nous se rappelleront sans problème la guerre du Biafra, qui dura officiellement de juillet 1967 à janvier 1975. En dépit de la "concurrence" que lui fit à l'époque l'omniprésente guerre du Viêtnam, cette guerre civile entre Nigérians fut et demeure l'un des conflits les plus médiatisés au monde et dans L Histoire. le photojournalisme prenait alors son essor, en même temps que se créait "Médecins sans frontières", organisation qui allait contribuer énormément à faire connaître au reste du monde les conditions de vie atroces qu'imposait aux Biafrais le blocus terrestre et maritime mis en place par le Nigéria avec le soutien, entre autres, des Britanniques.
    Etat pluri-ethnique et pluri-religieux, le Nigéria se compose essentiellement de trois grandes ethnies : les Haoussas du Nord, musulmans, les Yoroubas de l'Ouest, chrétiens et musulmans, et enfin les Igbos de l'Est, chrétiens et animistes. Pour conserver la maîtrise du pays, les Britanniques avaient favorisé les Haoussas et les Igbos. Mais ces derniers, qui vivent à l'Est du pays, possédaient en outre l'essentiel des réserves de pétroles et des mines de charbon. On les retrouvait dans l'administration et dans les affaires, domaine où ils avaient tout loisir de développer leur remarquable sens du commerce.
    Tout resta dans l'ordre tant que les Haoussas et les Igbos restèrent alliés. Mais après l'Indépendance, les Yorubas, qui s'estimaient plus ou moins mis à l'écart, fondèrent un nouveau parti et s'allièrent avec les plus conservateurs des Haoussas. Cette alliance, qui excluait les Igbos, fut ressentie comme le début d'une mainmise ethnique et religieuse sur le pays tout entier, d'autant que les nouveaux alliés parlaient de retirer la gestion des mines et des puits de pétrole aux Igbos.
    En 1965, les élections mettaient en présence Haoussas et Yorubas conservateurs d'une part, Igbos et Yorubas progressistes de l'autre. Avec le soutien plus que probable des Britanniques, le vote fut truqué et les premiers remportèrent la victoire, avec une écrasante majorité. La réaction ne se fit pas attendre : un premier coup d'état igbo fut mené le 15 janvier 1966 et, dans les semaines qui suivirent, le chef des putchistes, Johnson Aguiyi Ironsi remettait en cause le principe de la Fédération.
    Ce fut à ce moment que, dans le Nord, débutèrent les premiers massacres d'Igbos ...
    Une fois qu'elle est lancée, il devient difficile de désamorcer une machine infernale. Après l'assassinat d'Ironsi, le 29 juillet, la junte militaire, à majorité musulmane, confie le pouvoir à un chrétien, le général Yakubu Gowon. Malgré les tentatives de celui-ci pour ramener le calme, les pogroms anti-igbos continuent de plus belle. Et puis, Gowon, que les Igbos accusent déjà de se montrer plutôt tiède en ce qui concerne la répression des massacres, fait passer la gestion des puits de pétrole et des mines de charbon sous son contrôle.
    Odumegwu Ojukwu, gouverneur militaire de la région de l'Est, refuse alors tout net de reconnaître le nouveau gouvernement fédéral. En janvier 1967, le Ghana tente une médiation mais la volonté du général Gowon de conserver le pétrole et le charbon sous l'emprise fédérale va être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. L'Est du Nigéria fait sécession le 26 mai et, le 30, la République du Biafra est proclamée. Elle aura pour symbole, au coeur de son éphémère drapeau, un demi-soleil d'or qui donne son nom au roman de Chimamanda Ngozi Adichie. ;o) (A suivre ...)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Streala, le 19 janvier 2015

    Streala
    Le récit tragique du parcours d Ugwu ,jeune garçon engagé comme "boy"(pour utiliser le jargon colonialiste ) par un universitaire nigérian progressiste et sa jeune femme:ils connaîtront la guerre civile qui déchire leur pays ,le Nigeria.
    Le grand roman sur cet épisode oublié ou mal connu de l histoire africaine que constitue la sanglante guerre fratricide du Biafra.( années soixante)
    J ai lu ce livre en Anglais ,style impeccable ,récit passionnant et poignant de la premiere a la dernière page,la traduction est certainement impeccable .
    Déjà ,les enfants soldats,le viol collectif comme arme de guerre,les famines programmées ,les ethnies fratricides...
    A lire sans hésiter.
    J ai préféré ce roman a "americanah" ,plus récent qui n apporte pas grand chose de neuf dans le paysage littéraire:les tribulations d une nigériane qui ne se rend compte qu arrivée aux états unis qu elle est noire :bien sûr victime du racisme ,bien sûr aigrie par toutes ces epreuves...et des pages entières sur le cheveu africain et les difficultés a le coiffer...cfr white girl black girl de jc Oates,the Time of our singing( beaucoup mieux!) de R Powers,ou un roman dont j ai oublié l auteur et qui s appelait je crois " not the right type of hair"
    De plus ,l intrigue de americanah est on ne peut moins plausible: la narratrice, Ifemelu , à bout de ressources financières et échappant de justesse à la prostitution ,est engagée comme baby-sitter par une riche famille Wasp (type les Kennedy ) et là,attention:le jeune et bel héritier celibataire de cette lignée de pur sang tombe amoureux d elle et la prend comme fiancée au mépris de toutes les convenances et du quand dira t on
    Las,,Ifemelu lassée des vols en première classe et des lounges d aerport ,le largue pour un intello végétarien a moitié black et bien sous tout rapport( peut être un peu moralisateur ?)pour finalement retourner au Nigeria lassée de son existence dorée aux usa!
    Dans son pays natal elle retrouve son amour d adolescence ( à qui elle n avait fort abruptement plus jamais écrit ni telephone pendant plus de 10 ans)et entreprend de le séduire....bof bof...je vous disais ,rien de nouveau sous cette moitie ci du soleil...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

> voir toutes (18)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par litolff, le 31 octobre 2013

    L’idée que les tueries récentes seraient le produit d’une haine « séculaire » est trompeuse. Les tribus du Nord et les tribus du Sud sont en contact depuis longtemps ; leurs échanges remontent au moins au IXe siècle, comme l’attestent certaines magnifiques perles découvertes sur le site historique d’Igbo-Ukwu. Il est sûr que ces groupes ont dû également se faire la guerre et se livrer à des rafles d’esclaves, mais ils ne se massacraient pas de cette façon. S’il s’agit de haine, cette haine est très récente. Elle a été causée, tout simplement, par la politique officieuse du « diviser pour régner » du pouvoir colonial britannique. Cette politique instrumentalisait les différences entre tribus et s’assurait que l’unité ne puisse pas se former, facilitant ainsi l’administration d’un pays si vaste.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation

  • Par caro64, le 25 mars 2015

    La seule véritable identité authentique pour l'Africain, c'est la tribu. Je suis nigerian parce que l'homme blanc a crée le Nigeria et m'a donné cette identité. Je suis noir parce que l'homme blanc a construit la notion de noir pour la rendre la plus différente possible de son blanc à lui. Mais j'étais ibo avant l'arrivée de l'homme blanc.

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la citation

  • Par kathel, le 12 août 2010

    Ugwu aurait bien aimé pouvoir ressentir vraiment de la peine pour le politicien qui avait été tué, mais les politiciens n’étaient pas comme les gens normaux, c’étaient des politiciens. Il lisait des articles sur eux dans le Renaissance et le Daily Times - c’étaient des gens qui payaient des voyous pour tabasser leurs adversaires, qui s’achetaient de la terre et des maisons avec l’argent du gouvernement, qui importaient des armadas de longues voitures américaines, payaient des femmes pour qu’elles bourrent leur corsages de faux bulletins de vote et fassent semblant d’être enceintes -. Quand il égouttait une casserole de haricots bouillis, le mot qui lui venait à l’esprit pour décrire l’évier visqueux était politicien.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par bibliophage, le 02 janvier 2010

    C'était comme s'il saupoudrait du piment sur sa plaie : des milliers de Biafrais étaient morts et cet homme voulait savoir s'il y avait du nouveau sur la mort d'un Blanc. Richard écrirait là-dessus, sur cette règle du journalisme occidental : cent Noirs morts égalent un Blanc mort.

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par bibliophage, le 02 janvier 2010

    Est-ce l'amour, ce besoin irraisonné de t'avoir à mes côtés la plupart du temps ? Est-ce l'amour, ce sentiment de sécurité que j'éprouve dans nos silences ? Est-ce ce sentiment d'être à ma place, d'être complète ?

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

> voir toutes (73)

Videos de Chimamanda Ngozi Adichie

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Chimamanda Ngozi Adichie

Livres mentionnés dans la vidéo :
- Son carnet rouge (Tatiana de Rosnay) - J'irai cracher sur vos tombes (Boris Vian) - Les Stagiaires (Samantha Bailly) - Rebecca (Daphné du Maurier) - Rage (Stephen King) - le Combat de l'Épouvanteur (Joseph Delaney) - Petit déjeuner chez Tiffany (Truman Capote) - Les Contes Macabres (Edgar Allan Poe) - Level 26, tome 1 (Anthony E. Zuiker) - L'Excessive (Alexandra Lapierre) - Oona & Salinger (Frédéric Beigbeder) - Franny and Zooey (J.D. Salinger) - Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie) - The Norse Myths (Kevin Crossley-Holland)
Où me trouver :
Blog : http://tetedelitote.canalblog.com Facebook : https://www.facebook.com/TetedeLitote Twitter : https://twitter.com/Cyri_F Instagram : http://instagram.com/cyri.f Livraddict : http://www.livraddict.com/profil/tetedelitote/
Intro : John Williams - Star Wars Theme








Sur Amazon
à partir de :
24,13 € (neuf)
12,90 € (occasion)

   

Faire découvrir L'autre moitié du soleil par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (162)

> voir plus

Quiz