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> Mona de Pracontal (Traducteur)

ISBN : 2070776107
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lagos, début des années soixante. L'avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d'Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 05 novembre 2013

    litolff
    Il y a quarante ans, la guerre du Biafra…
    Le 30 mai 1967, le Biafra déclare son indépendance. Cette sécession du Nigeria entraîne une guerre de trois ans, marquée par la famine des populations civiles.
    C'est ce conflit et le drame humanitaire qui l'accompagne que nous raconte Chimamanda Ngozi Adichie, dans un « Autant en emporte le vent » nigerian.
    Ugwu, à 13 ans, a quitté la brousse et sa famille pour servir comme boy chez Odenigbo, universitaire engagé avec enthousiasme pour le Biafra, à Nsukka au sud-est du Nigéria.
    Le personnage d'Ugwu, omniprésent tout au long du roman, et ses relations avec sa famille, illustre parfaitement les contrastes d'un pays où cohabitent une bourgeoisie aisée et cultivée et la brousse ancestrale qui garde ses traditions et ses superstitions.
    La belle Olanna et la forte Kainene, filles jumelles choyées d'un magnat nigerian assez répugnant, assistent à la naissance du Biafra, Olanna aux cotés d'Odenigbo, et Kainene aux cotés de Richard, un journaliste Britannique tombé amoureux de Kainene et du Biafra.
    Ils seront tous emportés dans un conflit meurtrier et verront leur destin bouleversé.
    Le conflit du Biafra avec un million de morts et fait partie d'un des tous premiers conflits très médiatisés et soutenus par la France. Les télévisions du monde montrèrent alors les enfants squelettiques au ventre énorme à cause de la malnutrition et il n'était alors pas question de ne pas finir son assiette sans « penser aux petits biafrais qui mouraient de faim ».
    Triste souvenir, et pourtant… ce roman est porté tout du long par un immense espoir et une certitude, celle que le Biafra va gagner et que la moitié du soleil arborée par son drapeau s'imposera au monde.
    Après L'hibiscus pourpre, encore un très beau roman captivant d'une grande auteure africaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 25 juillet 2010

    Woland
    I - Half of a Yellow Sun
    Traduction : Mona de Pracontal - Prix Baudelaire 2009 pour cette traduction
    Nous remercions les éditions Gallimard-Folio qui, en partenariat avec BlogOBook, nous ont donné l'occasion, à titre gracieux, de lire ce roman et d'en faire la critique.
    Envoutant. Il n'y a pas d'autre mot pour définir le chant douloureux et nostalgique que représente le roman de Chimamanda Ngozi Adichie. Cette mélopée douce, poignante, qui grimpe çà et là à quelques aigus volontairement discordants pour marquer les horreurs d'une guerre perdue d'avance, puis retombe progressivement jusqu'à la torpeur triste de la défaite, enveloppe le lecteur dès les premières pages et résonne encore au fond de son coeur, longtemps après qu'il ait refermé le livre.
    Les plus âgés parmi nous se rappelleront sans problème la guerre du Biafra, qui dura officiellement de juillet 1967 à janvier 1975. En dépit de la "concurrence" que lui fit à l'époque l'omniprésente guerre du Viêtnam, cette guerre civile entre Nigérians fut et demeure l'un des conflits les plus médiatisés au monde et dans l'Histoire. le photojournalisme prenait alors son essor, en même temps que se créait "Médecins sans frontières", organisation qui allait contribuer énormément à faire connaître au reste du monde les conditions de vie atroces qu'imposait aux Biafrais le blocus terrestre et maritime mis en place par le Nigéria avec le soutien, entre autres, des Britanniques.
    Etat pluri-ethnique et pluri-religieux, le Nigéria se compose essentiellement de trois grandes ethnies : les Haoussas du Nord, musulmans, les Yoroubas de l'Ouest, chrétiens et musulmans, et enfin les Igbos de l'Est, chrétiens et animistes. Pour conserver la maîtrise du pays, les Britanniques avaient favorisé les Haoussas et les Igbos. Mais ces derniers, qui vivent à l'Est du pays, possédaient en outre l'essentiel des réserves de pétroles et des mines de charbon. On les retrouvait dans l'administration et dans les affaires, domaine où ils avaient tout loisir de développer leur remarquable sens du commerce.
    Tout resta dans l'ordre tant que les Haoussas et les Igbos restèrent alliés. Mais après l'Indépendance, les Yorubas, qui s'estimaient plus ou moins mis à l'écart, fondèrent un nouveau parti et s'allièrent avec les plus conservateurs des Haoussas. Cette alliance, qui excluait les Igbos, fut ressentie comme le début d'une mainmise ethnique et religieuse sur le pays tout entier, d'autant que les nouveaux alliés parlaient de retirer la gestion des mines et des puits de pétrole aux Igbos.
    En 1965, les élections mettaient en présence Haoussas et Yorubas conservateurs d'une part, Igbos et Yorubas progressistes de l'autre. Avec le soutien plus que probable des Britanniques, le vote fut truqué et les premiers remportèrent la victoire, avec une écrasante majorité. La réaction ne se fit pas attendre : un premier coup d'état igbo fut mené le 15 janvier 1966 et, dans les semaines qui suivirent, le chef des putchistes, Johnson Aguiyi Ironsi remettait en cause le principe de la Fédération.
    Ce fut à ce moment que, dans le Nord, débutèrent les premiers massacres d'Igbos ...
    Une fois qu'elle est lancée, il devient difficile de désamorcer une machine infernale. Après l'assassinat d'Ironsi, le 29 juillet, la junte militaire, à majorité musulmane, confie le pouvoir à un chrétien, le général Yakubu Gowon. Malgré les tentatives de celui-ci pour ramener le calme, les pogroms anti-igbos continuent de plus belle. Et puis, Gowon, que les Igbos accusent déjà de se montrer plutôt tiède en ce qui concerne la répression des massacres, fait passer la gestion des puits de pétrole et des mines de charbon sous son contrôle.
    Odumegwu Ojukwu, gouverneur militaire de la région de l'Est, refuse alors tout net de reconnaître le nouveau gouvernement fédéral. En janvier 1967, le Ghana tente une médiation mais la volonté du général Gowon de conserver le pétrole et le charbon sous l'emprise fédérale va être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. L'Est du Nigéria fait sécession le 26 mai et, le 30, la République du Biafra est proclamée. Elle aura pour symbole, au coeur de son éphémère drapeau, un demi-soleil d'or qui donne son nom au roman de Chimamanda Ngozi Adichie. ;o) (A suivre ...)
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 25 juillet 2010

    Woland
    II - le récit que nous fait la romancière africaine court de l'indépendance du Nigéria, en 1960, aux mois qui suivent la fin du conflit, en 1970. Tout commence de façon assez banale, par l'arrivée d'un jeune paysan, Ugwu, à qui sa tante a procuré une place de domestique chez Odenigbo, un brillant universitaire, grand amateur de livres et de discussions. Socialiste, et même un peu plus, anti-colonialiste enragé, Odenigbo attend beaucoup de cette indépendance nationale toute neuve. Igbo par la naissance, il ne doute pas de pouvoir, un jour ou l'autre, tenir dans la réussite de son pays le rôle qui lui est dû.
    Dans sa maison de Nsukka, la ville où il enseigne, Odenigbo reçoit une micro-société qu'Ugwu, âgé de treize ans au début du roman, prend peu à peu l'habitude d'observer en ses moments de loisirs. Il y a Olanna, bien sûr, celle dont Odenigbo est amoureux et qui deviendra la "madame" d'Ugwu ; Okéoma, le poète, secrètement amoureux de la jeune femme ; Melle Adebayo qui, elle, est secrètement amoureuse d'Odenigbo ; le docteur Patel, d'origine indienne ; l'arrogant docteur Ezéka ... et bientôt, Richard Churchill, seul Blanc du roman, qui épousera Kainene, la jumelle d'Olanna et se déclarera lui-même "Biafrais."
    Autour d'eux, tout un grouillement de personnages : la mère d'Ugwu, à qui l'odeur du dentifrice utilisé par Odenigbo donne la nausée, Anulika, sa soeur, qui sera violée par cinq envahisseurs haoussas, Nnesinachi, la jeune fille dont rêve Ugwu et qui se mettra en ménage avec un Haoussa, mais aussi le père et la mère d'Olanna et de Kainene, deux exemples-types de Noirs vivant à l'occidentale et qui, dès les premières défaites de l'armée biafraise, s'enfuient à Londres, et enfin toutes ces figures, terrorisées, indifférentes, désespérées, frappées par la folie ou cherchant à survivre au prix de la vie du voisin, qu'Olanna croisera dans son repli vers le village natal d'Odenigbo.
    Difficile de les oublier. Difficile d'oublier la façon dont Ngozi Adichie nous remet en mémoire la terrible famine qui s'abattit sur le Biafra et qui, avec les combats et les pogroms, fit entre un à deux millions de morts. Difficile de ne pas "voir" ces enfants qui, avec leurs os saillants, leurs ventres bombés comme des melons, et leurs grands yeux creux, nous évoquent les camps de concentration créés par les Britanniques lors de la guerre des Boers et remis au goût du jour par les Nazis avec le succès que l'on sait. Difficile ...
    Difficile aussi de ne pas établir le lien entre la disparition de Kainene, Kainene la Cynique, Kainene la Forte, la "moitié" d'Olanna, et cette moitié du soleil qui s'est éteinte le jour où le Biafra est mort.
    "L'autre moitié du soleil", un roman qui coule comme le Fleuve de la Nostalgie et du Regret - la nostalgie, le regret de ce qui aurait pu, de ce qui aurait dû être, et qui ne fut jamais. Un roman à la mémoire de Ceux Qui Ne Sont Plus. Un roman pour nous rappeler le Biafra et ce qu'il représenta pour tout un peuple. A lire, c'est sûr. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par Gangoueus, le 11 janvier 2009

    Gangoueus
    Biafra est un nom resté gravé dans l'inconscient de beaucoup de nations. Si l'épisode de la guerre du Biafra rappelle en France les premiers pas de l'humanitaire avec les french doctors de Médecins sans frontières naissant volant au secours des populations biafraises affamées par le blocus du gouvernement fédéral nigérians, le camp Biafra à Brazzaville rappelle un épisode sanglant de l'histoire congolaise. La référence insurrectionnelle est là. le Biafra, petite république éphémère qui fit sécession avec le géant nigérian et lutta pendant quatre ans pour sa liberté.
    C'est cette page sombre de l'histoire de son pays que la jeune romancière Chimamanda Ngozi Adichie propose à son lecteur de revisiter. Pour cela, par une écriture maîtrisée, dense, elle meut ses personnages entre deux périodes : le début des années 60 aux lendemains des indépendances africaines, phase de son texte où elle met progressivement en scène les personnages de son roman ainsi que le contexte social et politique de la période et la fin des années 60 qui voit exploser le conflit et évoluer les différents personnages.
    Je ne présenterai pas les différents personnages. Ce n'est par paresse. Mais j'ai été tellement fasciné par la construction de chaque figure, la tragédie de chacune de ces trajectoires, les rencontres, les blessures, les ruptures, les disparitions, les espoirs, les folies que si je me lançai dans une description, je ne pourrai m'arrêter. Il faut dire que pour certaines lectures, je me pose parfois la question après lecture « que dire ? », mais dans le cas présent, ça coule...
    Vous avez compris mon enthousiasme. Il s'agit donc du destin de deux jumelles d'une famille igbo assez aisée durant les dix premières années du Nigeria indépendant.
    Chimamanda Ngozi Adichie évoque dans un premier temps les jours heureux qui suivirent l'indépendance. Mais elle a l'intelligence de le faire subtilement, en l'illustrant par la ferveur de l'intelligentsia qui discutaille, théorise une Afrique nouvelle, fustige les premières formes de corruption du pouvoir, sous-estime le mal rampant laissé par un ancien pouvoir colonial britannique qui a pris soin d'opposer les anciennes nations pré coloniales : le nord haoussa, musulman et faiblement instruit au sud-est igbo, fortement christianisé, regorgeant de cadres, entrepreneurs, commerçants de toutes sortes. Lorsqu'à la suite d'un premier coup d'état mené par des militaires igbo, les premiers massacres sont perpétrés dans le Nord contre les populations igbo, les nuages s'assombrissent… L'illusion fait place à la dure réalité d'un pays divisé où la sécession biafraise est une tentative de reconquête d'une nation diluée dans le découpage coloniale proposé à Berlin en 1885. La bravoure militaire biafraise est confrontée à l'asphyxie de sa population qui subit famines, maladies et bombardements. Sans jamais lasser le lecteur qui suit pas à pas ses personnages pris par la tourmente, Chimamanda remonte le fil de l'histoire.
    Un coup de cœur donc et une véritable réflexion sur le Nigeria des années 60.
    Bonne lecture.

    Lien : http://gangoueus.blogspot.com/2008/11/chimamanda-ngozi-adichie-lautr..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 12 août 2010

    kathel
    Deux sœurs jumelles d'une famille nigériane aisée, deux parcours différents dans les années 60. Olanna vit avec Onedigbo professeur d'université engagé, au cœur d'un groupe d'intellectuels. Kainene, sa sœur, fait marcher l'entreprise familiale et rencontre Richard, un journaliste britannique qui rêve de devenir écrivain et est fasciné par l'Afrique. La déclaration d'indépendance du Biafra, la guerre, la famine, vont les toucher tous de plein fouet.
    Il est un cinquième personnage, le plus intéressant sans doute, Ugwu, un jeune villageois de treize ans qui a la chance d'obtenir une place de domestique auprès d'Olanna et Onedigbo. le décalage entre le mode de vie occidentalisé des universitaires et des industriels, et la vie rurale et à ses superstitions, lui demande de grandes capacités d'adaptation. Vif et observateur, parfois un peu naïf, il apporte une aide précieuse au lecteur pour comprendre la méfiance entre Africains et Européens, la haine entre les différentes tribus nigérianes, les manœuvres politiques… le titre "Half of a yellow sun" fait référence au drapeau biafrais, région qui a lutté pour devenir indépendante du Nigéria, drapeau rouge, noir et vert, avec un demi soleil jaune. le roman, construit en quatre parties, évoque tout d'abord le début des années 60, puis la guerre, de nouveau le début des années 60, puis la fin de la décennie. Il repose sur des ellipses, suivies d'éclaircissements successifs. le style est fluide cependant, et les 650 et quelques pages coulent toutes seules. L'écriture ne pousse pas à l'émotion à tout prix, même les passages les plus terribles gardent une certaine retenue que j'ai beaucoup appréciée.
    Un très beau roman, proche du coup de cœur, que je vous engage à lire si vous vous intéressez à l'histoire de l'Afrique et même si vous cherchez simplement de beaux personnages, une histoire forte et émouvante, mêlant parcours individuels et drames collectifs. Et si vous préférez lire autre chose de cet auteur, son premier roman, L'hibiscus pourpre, m'avait beaucoup touchée aussi.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-chimamanda-ngozi-adichie..
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 31 octobre 2013

    L’idée que les tueries récentes seraient le produit d’une haine « séculaire » est trompeuse. Les tribus du Nord et les tribus du Sud sont en contact depuis longtemps ; leurs échanges remontent au moins au IXe siècle, comme l’attestent certaines magnifiques perles découvertes sur le site historique d’Igbo-Ukwu. Il est sûr que ces groupes ont dû également se faire la guerre et se livrer à des rafles d’esclaves, mais ils ne se massacraient pas de cette façon. S’il s’agit de haine, cette haine est très récente. Elle a été causée, tout simplement, par la politique officieuse du « diviser pour régner » du pouvoir colonial britannique. Cette politique instrumentalisait les différences entre tribus et s’assurait que l’unité ne puisse pas se former, facilitant ainsi l’administration d’un pays si vaste.
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  • Par kathel, le 12 août 2010

    Ugwu aurait bien aimé pouvoir ressentir vraiment de la peine pour le politicien qui avait été tué, mais les politiciens n’étaient pas comme les gens normaux, c’étaient des politiciens. Il lisait des articles sur eux dans le Renaissance et le Daily Times - c’étaient des gens qui payaient des voyous pour tabasser leurs adversaires, qui s’achetaient de la terre et des maisons avec l’argent du gouvernement, qui importaient des armadas de longues voitures américaines, payaient des femmes pour qu’elles bourrent leur corsages de faux bulletins de vote et fassent semblant d’être enceintes -. Quand il égouttait une casserole de haricots bouillis, le mot qui lui venait à l’esprit pour décrire l’évier visqueux était politicien.
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  • Par bibliophage, le 02 janvier 2010

    Est-ce l'amour, ce besoin irraisonné de t'avoir à mes côtés la plupart du temps ? Est-ce l'amour, ce sentiment de sécurité que j'éprouve dans nos silences ? Est-ce ce sentiment d'être à ma place, d'être complète ?

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  • Par bibliophage, le 02 janvier 2010

    C'était comme s'il saupoudrait du piment sur sa plaie : des milliers de Biafrais étaient morts et cet homme voulait savoir s'il y avait du nouveau sur la mort d'un Blanc. Richard écrirait là-dessus, sur cette règle du journalisme occidental : cent Noirs morts égalent un Blanc mort.

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  • Par ChezLo, le 14 août 2010

    Odenigbo se dirigea vers Amala, mais il s'arrêta à une certaine distance, ce qui l'obligea à tendre et allonger le bras pour lui donner la clé. Elle la lui prit délicatement d'entre les doigts ; ils ne se touchèrent pas. Ce fut un moment infime, bref et fugitif, mais Olanna remarqua qu'ils avaient soigneusement évité tout contact, tout effleurement de la peau, comme s'ils étaient unis par la connaissance commune d'un fait si monumental qu'ils étaient déterminés à n'être unis par rien d'autre.
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