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Par mila0707, le 08/05/2013
Christiane Singer
Ils (les grands-parents, les personnes âgées) sont en mesure d’établir avec les enfants, chercheurs de profondeurs, un rapport que personne d’autre ne peut créer avec cette perfection. D’où l’importance de cette rencontre de deux générations d’authenticité.
Oui, les enfants chambardent nos existences. Le malheur veut que nous nous chargions de leur éducation au lieu de les laisser faire la nôtre. Et tout le malheur vient de là.
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Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? de
Christiane Singer
la seule chose à la longue qui en vaille la chandelle
c'est d'avoir aimé
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Par Theoma, le 13/05/2009
Du bon usage des crises de
Christiane Singer
Un vieil homme sage est interrogé sur la trajectoire de son existence jusqu'à ce jour. Et voilà comment il en résume les trois étapes : « A vingt ans, je n'avais qu'une prière : mon Dieu, aide-moi à changer ce monde si insoutenable, si impitoyable. ET vingt ans durant, je me suis battu comme un fauve pour constater en fin de compte que rien n'était changé. A quarante ans, je n'avais qu'une seule prière : mon Dieu, aide-moi à changer ma femme, mes parents et mes enfants ! Pendant vingt ans, j'ai lutté comme un fauve pour constater en fin de compte que rien n'avait changé. Maintenant je suis un vieil homme et je n'ai qu'une prière : mon Dieu, aide-moi à me changer - et voilà que le monde change autour de moi ! » Et pas de malentendu ! Ce n'est pas d'un renoncement à l'action qu'il s'agit mais bien au contraire d'une action neuve dans un esprit libre (...)
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Par Theoma, le 13/05/2009
Du bon usage des crises de
Christiane Singer
(...) L'horreur des trahisons, l'horreur de ceux qui nous quittent. Mais personne ne nous doit rien, surtout pas ceux que nous aimons ! Ils nous ont déjà tout donné ! Ils ont réveillé en nous l'amour ! Oser dire : « Tu me dois quelque chose. L'amour que j'ai pour toi a créé des droits. J'ai des droits sur toi puisque je t'aime » Ignoble. Ignoble. Interdiction dans mon royaume. Interdiction de prise d'otage, interdiction de chantage. Changeons... entrons dans cette autre dimension. Apprenons ce qu'est l'amour. Comment y aurait-il une autre raison à l'amour que d'aimer ?
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Par Elisanne, le 28/03/2011
Les Sept nuits de la reine de
Christiane Singer
[…] Je me suis demandé quelle est cette force indécelable à l’œil et qui tient ensemble notre vie qui, d’une multitude atomisée d’instants, parvient à faire une unité. De quelle nature est-il cet invisible mortier ?
Je crois le savoir désormais… c’est la nuit, la face cachée aux regards.
Tout ce qui a constitué nos vies et continue de le faire, les formes et les contours du monde manifesté, les espérances, les attentes, les séparations et les jubilations, tout trouve sa consistance ultime dans le formidable alambic de la nuit[…]
[…] Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d’eux-mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond : je suis médecin, je suis comptable…j’ajoute doucement… vous me comprenez mal : je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ?
Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu’ils sont à ne pas attribuer d’importance à la vie qui bouge doucement en eux[…]
[…] Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?
Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l’exact périmètre de l’insignifiance : les actualités, les prix, les cours en Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles. Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l’âge, ni le métier, ni la situation familiale : j’ose prétendre que tout cela m’est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau. Ce que je veux savoir, c’est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d’être séparés de l’Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l’enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n’être pas tout sur cette terre.
Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et maffieux : ce qu’une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions!
Je veux savoir ce qu’ils perçoivent de l’immensité qui bruit autour d’eux.
Et j’ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd’hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l’immensité du monde créé.
Mais ce dont j’ai plus peur encore, c’est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre.
Vous le savez tout comme moi : ce qui reste d’une existence, ce sont ces moments absents de tout curriculum vitae et qui vivent de leur vie propre ; ces percées de présence sous l’enveloppe factice des biographies
Une odeur
Un appel
Un regard
Et voilà les malles, les valises, les ballots solidement arrimés dans les soutes qui se mettent en mouvement, s’arrachent aux courroies et aux cordages et vont faire chavirer le navire de notre raison quotidienne !
Non qu’à ces moments-là nous devenions fous. Loin de là.
Un instant, à l’enfermement, à l’odeur confinée du fond de navire a succédé le vent du large.
L’illimité pour lequel nous sommes nés se révèle.
De même que les poumons lors du premier inspir se remplissent brusquement d’air et arrachent au nouveau-né un cri, les bannières de mémoire soudain lâchées dans le vent se déploient et claquent.
Le souvenir de sa royauté atteint l’esclave au fond des cales. La conscience passe en un instant de ce qu’on appelle pour un navire les ” oeuvres mortes “, confinées sous la ligne de flottaison, aux ” oeuvres vives” que baignent les embruns et la lumière.[…]
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Par Bruno_Cm, le 13/05/2013
Les Sept nuits de la reine de
Christiane Singer
Je revis Ferdl, le cocher de mon grand-père. Ou plutôt je l'entendis comme autrefois quand ses allées et venues dans la chambre mansardée au-dessus de nos têtes nous obsédait. Ruant de la douleur d'une amputation mal cautérisée, les nerfs à vifs, il rythmait de sa jambe de bois un morse de détresse.
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Par Bruno_Cm, le 13/05/2013
Les Sept nuits de la reine de
Christiane Singer
... Mais Livia, l'amitié c'est quand on s'interrompt au beau milieu d'une phrase, soudain appelé ailleurs en disant simplement '"un instant s'il vous plaît", et qu'on revient trois ans après finir sa phrase sans que personne songe à s'offusquer.
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Par Bruno_Cm, le 13/05/2013
Les Sept nuits de la reine de
Christiane Singer
Certains hommes sont un peu fous. Ils se cramponnent à leurs bulles au lieu de danser dans le soleil.
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Par Bruno_Cm, le 13/05/2013
Les Sept nuits de la reine de
Christiane Singer
Sa mort accidentelle fut la deuxième hantise familière à se réaliser. La première violence aussi dont il se rendit coupable à notre égard. Sans doute, pour vivre, faut-il aussi mobiliser ce désir véritable de vivre. Il ne fut pas en mesure de le faire.
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Par Bruno_Cm, le 13/05/2013
Les Sept nuits de la reine de
Christiane Singer
De tous les mystères que j'ai rencontrés sur terre, le corps est le plus grand. Rien qui ne soit plus menacé, plus soumis aux lois de la destruction, de l'entropie et de la déchéance. Rien qui ne soit plus à même de capter l'éternité, de se faire le détecteur du frôlement des dieux, de leurs allées et venues parmi les hommes.