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Par Morelinde, le 05/02/2012
Eclats de sel de
Sylvie Germain
"Ces ombres sont pareilles à l'éclat des étoiles dans la nuit, les reflets des nuages sur les champs,le sourire des gens qu'on aime, on ne peut pas les attraper mais on peut faire alliance avec eux, leur promettre, - se promettre à soi-même, de ne jamais les oublier."
p. 96
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Par nadejda, le 09/11/2011
Couleurs de l'invisible de
Sylvie Germain
L'arbre,
un gingko biloba.
Semailles d'or et de cuivre.
L'arbre disperse à la volée ses jolies feuilles en éventail.
Le vent joue à s'éventer avec des copeaux de soleil roussi, par myriades.
copeaux du temps, des jours, des heures.
Le vent s'amuse avec le temps, le fait danser dans la lumière.
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Par nadejda, le 09/11/2011
Couleurs de l'invisible de
Sylvie Germain
Le marcheur redescend la colline. Son ombre frêle, filiforme, file à ses côtés, poussée par un vent rude qui sent l'herbe mouillée, le feu de tourbe, et l'algue. Les grandes algues couleur d'airain, sans fin rouies dans l'océan, et qui flagellent les rocs au rythme des marées sous les huées des mouettes.
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Par nadejda, le 09/01/2012
Rendez-vous nomades de
Sylvie Germain
Etre en vie, c'est être en mouvement, en constante possibilité de changement, chute ou croissance. P 90
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L'inaperçu de
Sylvie Germain
Un jour elle lui a dit: " J'ai longtemps voulu devenir un arbre, quand je serais grande, mais maintenant, c'est un livre que j'aimerais devenir. Un arbre-livre, dont chaque feuille serait une page écrite par le vent, les insectes, le soleil et la pluie, les oiseaux, les rayons de lune. Chaque printemps, une nouvelle histoire s'inventerait, elle resplendirait en été, se défeuillerait en automne, s'effacerait en hiver, et ça recommencerait, sans fin."
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Par nadejda, le 09/11/2011
Couleurs de l'invisible de
Sylvie Germain
Des vents parfois se lèvent,
montés de l'extrême orient de notre être.
ils feulent dans les broussailles de notre coeur,
dans les gouffres zigzaguant à fleur de nos pensées.
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Par nadejda, le 09/01/2012
Rendez-vous nomades de
Sylvie Germain
Rabbi Nachman de Bratzlav cité par Sylvie Germain
Le monde est comme un dé qui tourne sur lui-même, et tout tourbillonne, et l'homme se transforme en ange, et l'ange en homme, et le sommet devient la base, et la base devient le sommet, et ainsi toutes choses tournent sur elles-mêmes, et se croisent et se transforment l'une en l'autre et réciproquement et sens dessus dessous.
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Par Cath36, le 09/12/2011
Chemin de Croix de
Sylvie Germain
Mourir est une immense tâche où le temps à la fois se dilate et s'aiguise, où la solitude s'intensifie jusqu'à l'extinction de soi.
Mourir est un grand oeuvre où la chair se transmue en boue et en poussière, puis la boue en humus et la poussière en pollen d'étoiles.
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Par nadejda, le 10/01/2012
Rendez-vous nomades de
Sylvie Germain
"Même si les lampes s'éteignent, même si l'on me dit : il n'y a plus rien (...), je resterai pourtant. Il y a toujours à regarder", dit Rilke dans la quatrième des Elégies de Duino
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Par luocine, le 13/12/2009
Chanson des mal-aimants de
Sylvie Germain
J’aimais les mots comme des confiseries raffinées enveloppées dans du papier glacé aux couleurs chatoyantes ou du papier cristal translucide qui bruit sous les doigts quand on les déplie. Je les laissais fondre dans ma bouche, y répandre leur saveur. Mes préférés étaient les mots qu’il fallait croquer ainsi que des nougatines ou des noix grillées et caramélisées, et ceux qui dégageaient un arrière-goût amer ou acidulé. Certains mots me ravissaient, pour la troublante douceur de leur suffixe qui introduisait de l’inachevé et un sourd élan du désir dans leur sens : « flavescence, efflorescence, opalescence, rubescente, arborescence, luminescence, déhiscence … » Ils désignaient un processus en train de s’accomplir, très intimement, secrètement… et j’avais forgé un mot sur ce modèle : « amourescence ». Dans l’espoir que par magie de ce vocable neuf un peu d’amour naîtrait dans le cœur évanoui de ma mère, et dans le mien, tout encroûté de larmes et de colère.
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