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Jours de colère de
Sylvie Germain
« Les fils d’Ephraïm n’avaient en commun avec lui que leur nom. Il avait tranché trop violemment tout lien de parenté avec eux avant leur naissance pour qu’ils puissent le considérer comme leur aïeul. » (p. 93 & 94)
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L'inaperçu de
Sylvie Germain
Un jour elle lui a dit: " J'ai longtemps voulu devenir un arbre, quand je serais grande, mais maintenant, c'est un livre que j'aimerais devenir. Un arbre-livre, dont chaque feuille serait une page écrite par le vent, les insectes, le soleil et la pluie, les oiseaux, les rayons de lune. Chaque printemps, une nouvelle histoire s'inventerait, elle resplendirait en été, se défeuillerait en automne, s'effacerait en hiver, et ça recommencerait, sans fin."
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Par Outis, le 31/10/2007
Magnus de
Sylvie Germain
Ils savent qu’il est vain de vouloir tout raconter, qu’on ne peut pas partager avec un autre, aussi intime soit-il, ce que l’on a vécu sans lui, hors de lui, qu’il s’agisse d’un amour ou d’une haine. Ce qu’ils partagent, c’est le présent, et leurs passés respectifs se décantent en silence à l’ombre radieuse de ce présent.
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Par nadejda, le 29/01/2011
Quatre actes de présence de
Sylvie Germain
Le souffle : pure expression de vie, signature à la fois si délicate et si pénétrante, infime et bouleversante, de la présence d'un vivant. Comme la lumière, il frémit à la lisière de la matière et de l'immatériel, entre mystère et merveille.
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Par nadejda, le 09/11/2011
Couleurs de l'invisible de
Sylvie Germain
Le marcheur redescend la colline. Son ombre frêle, filiforme, file à ses côtés, poussée par un vent rude qui sent l'herbe mouillée, le feu de tourbe, et l'algue. Les grandes algues couleur d'airain, sans fin rouies dans l'océan, et qui flagellent les rocs au rythme des marées sous les huées des mouettes.
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Par nadejda, le 09/01/2012
Rendez-vous nomades de
Sylvie Germain
Etre en vie, c'est être en mouvement, en constante possibilité de changement, chute ou croissance. P 90
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Par nadejda, le 09/11/2011
Couleurs de l'invisible de
Sylvie Germain
Des vents parfois se lèvent,
montés de l'extrême orient de notre être.
ils feulent dans les broussailles de notre coeur,
dans les gouffres zigzaguant à fleur de nos pensées.
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Par nadejda, le 09/11/2011
Couleurs de l'invisible de
Sylvie Germain
L'arbre,
un gingko biloba.
Semailles d'or et de cuivre.
L'arbre disperse à la volée ses jolies feuilles en éventail.
Le vent joue à s'éventer avec des copeaux de soleil roussi, par myriades.
copeaux du temps, des jours, des heures.
Le vent s'amuse avec le temps, le fait danser dans la lumière.
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Par Cath36, le 12/03/2012
Rendez-vous nomades de
Sylvie Germain
Tout le travail de la théologie consiste en cette très vive préoccupation de concilier la foi et l'intelligence, comme y a insisté, parmi d'autres, saint Augustin déclarant :..."Si elle n'est pas pensée, la foi n'est rien."... Il n'y a pas plus paresseux, en ce sens, que les bigots de toute obédience, et pas de plus funestes empoisonneurs de la foi et saboteurs de l'idée de Dieu que les fondamentalistes et les intégristes.
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Par nadejda, le 09/01/2012
Rendez-vous nomades de
Sylvie Germain
Rabbi Nachman de Bratzlav cité par Sylvie Germain
Le monde est comme un dé qui tourne sur lui-même, et tout tourbillonne, et l'homme se transforme en ange, et l'ange en homme, et le sommet devient la base, et la base devient le sommet, et ainsi toutes choses tournent sur elles-mêmes, et se croisent et se transforment l'une en l'autre et réciproquement et sens dessus dessous.
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