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Par Sesheta, le 14/12/2008
La Fontaine pétrifiante de
Christopher Priest
Autrefois je croyais que la force des mots était garante de vérité. Qu'à condition de trouver le mot juste, il ne dépendait que d'un acte de volonté approprié que je parvinsse à consigner sous une forme affirmative tout ce qui était vrai. J'ai appris depuis que les mots n'ont d'autre valeur que celle de l'esprit qui les choisit, de sorte qu'il entre dans l'essence de toute prose d'être une forme d'imposture.
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Par Sesheta, le 14/12/2008
La Fontaine pétrifiante de
Christopher Priest
Désormais j'étais coupé de toutes ces choses. C'était de ma propre volonté, et pourtant, de façon aberrante, tout cela me manquait jusqu'à me donner l'impression d'un dénuement complet. [...] mais je découvris que mes besoins n'étaient pas tournés vers l'extérieur. Le vide était en moi.
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Par Sesheta, le 14/12/2008
La Fontaine pétrifiante de
Christopher Priest
A mesure que les jours passaient mon humeur s'assombrit. Je devins moins soucieux de mon environnement. Je restais des jours sans changer de vêtements, je cessais de me laver et de me raser et je ne me nourrissais que des aliments les plus simples et les plus pratiques. Je me réveillais tard et j'étais presque toute la journée en proie à d'atroces migraines et à des raideurs dans tout le corps. Je me sentais malade et avais l'air malade, bien que j'eusse la certitude que rien n'allait de travers sur le plan physique.
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Une femme sans histoires de
Christopher Priest
Elle etait restée longtemps avec Bill. Ils avaient toujours eu un comportement de couple et leur entourage s'y était habitué. Quand ils s'étaient séparés, presque tous leur amis avaient parus génés, comme s'ils s'étaient trompés pendant des années sur leur compte... Au cours des quelques mois diffciles qui avaient précédé son depart de Londres, Alice avait simlement recherché un peu de compagnie. Elle en avait trouvé auprès de certains amis, et pendant quelque temps elle avait cru que tout serait comme avant. Mais il y'avait une différence...Bill avait toujours incarné la moitié dominante de leur couple, celle que les gens avaient envie de fréquenter, c'était lui l'extraverti, l'individu sociable. Alice crut alors comprendre que les gens qu'elle considerait comme ses meilleurs amis étaient en réalité ceux de Bill...
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Une femme sans histoires de
Christopher Priest
... Elle avait passé tant d'années à ne se préoccuper que d'elle même! Il y avait d'abord eu ses premières bagarres pour se faire publier, puis la rencontre de Bill, le mariage, et tous ce qui avait suivi. La terre avait continué de tourner dans une espèce de flou lointain.. elle avait toujours mesurer le temps en fonction de ce qu'elle faisait ou de ce qu'elle écrivait à l'époque.. Mais l'agitation du monde extérieur avait toujours occupé une place secondaire dans sa vie; les soucis professionnels et personnels la tenaient à distance...
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Une femme sans histoires de
Christopher Priest
... et on lui remit son chèque. Alice le glissa dans son sac en s'efforçant de faire bonne figure, mais en vérité, maintenant qu'il était là, il lui posait des problèmes. Apres tout ce n'était que de l'argent, la solution provisoire à un certain nombre de problèmes pratiques. quand elle recevait un cheque, elle avait toujours la même réaction: avant qu'il n'arrive, tout en dépendait, mais dès qu'elle l'avait en main, tout son enthousiasme retombait; elle se disait que tout ce qu'elle allait en faire c'est le dépenser.
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Par MonsieurO, le 12/11/2010
Le prestige de
Christopher Priest
Chaque tour de magie comporte trois parties ou acte :
La première s'appelle la promesse : le magicien vous présente quelque chose d'ordinaire, un jeu de carte, un oiseau ou un homme. Il vous le présente, peut-être même vous invite t'il à l'examiner afin que vous constatiez qu'il est en effet réel, oui, intact, normal. Mais il est bien entendu loin de l'être…
Le deuxième acte s'apelle le tour : le magicien utilise cette chose ordinaire pour lui faire accomplir quelque chose d'extraordinaire. Alors vous chezchez le secret, mais vous ne le trouvez pas parce que, bien entendu, vous ne regardez pas attentivement, vous n'avez pas vraiment envie de savoir, vous avez envie d'être dupé. Mais vous ne pouvez vous résoudre à applaudir parce que faire disparaître qqchose est insuffisant, encore faut-il le faire revenir.
C'est pourquoi pour chaque tour de magie il existe un troisième acte, le plus difficile, celui que l'on nomme, le prestige...
Le Prestige (Christopher Priest)
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Le monde inverti de
Christopher Priest
"J'avais atteint l'âge de mille kilomètres"
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Par TwiTwi, le 11/03/2011
La séparation de
Christopher Priest
Au fil des jours passés à la Boca do Inferno, j'en étais arrivé à me voir comme un parti neutre dans la guerre : un intermédiaire, un membre de la Croix-Rouge, qui composait ou traduisait des documents importants, susceptibles de modifier l'histoire - littéralement. Pourtant, quelques heures après avoir regagné l'Angleterre, je me sentis redevenir partisan : anglais, britannique, pas neutre du tout. L'expérience s'avéra instructive. Avant le voyage, j'avais pensé que le pacifisme m'excluait de la partialité, mais en temps de guerre, il est impossible de ne pas s'identifier à son peuple. Voilà qui me donna à réfléchir.
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Le monde inverti de
Christopher Priest
Ce n'est pas ainsi que je vois le soleil, mais c'est ainsi que je sais qu'il est. Et c'est ainsi qu'est le monde.