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Bonjour tristesse de
Françoise Sagan
Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelques chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres.
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Par kllouche, le 02/02/2012
Bonjour tristesse de
Françoise Sagan
Sans doute, à son âge, je paierai aussi des jeunes gens pour m'aimer parce que l'amour est la chose la plus douce et la plus vivante,la plus raisonnable. Et que le prix importe peu.
(p.124)
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Par ginger, le 23/08/2007
Bonjour tristesse de
Françoise Sagan
"Je me rendais compte que l'insousciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d'arguments pour se défendre."
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Par annie, le 21/06/2009
Bonjour tristesse de
Françoise Sagan
On s'habitue aux défauts des autres quand on ne croit pas de son devoir de les corriger.
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Par rolandm1, le 28/01/2012
Les Faux Fuyants de
Françoise Sagan
C'était, Dieu merci, le moment où les poules et les canards entraînés par les cris des oiseaux toujours épouvantés, au soir, de l'obscurité montante - menaient leur plus beau tapage. Les cris d'amour des amants furent couverts, il est prosaïque de le dire, par les couinements, les cacanements, les piétinements et les autres moyens d'expression des volailles qui régnaient dans la basse-cour.
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Par Zazette97, le 03/05/2011
Un peu de soleil dans l'eau froide de
Françoise Sagan
Il savait qu'en amour il y en a toujours un qui finit par faire souffrir l'autre et que quelquefois, rarement, cette situation est réversible. p.120
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Par kathy, le 10/03/2010
De guerre lasse de
Françoise Sagan
Ignorait-elle que si le corps sans le coeur n'était pas le paradis, le coeur sans le corps était l'enfer?
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Par Madimado, le 13/01/2011
Bonjour tristesse de
Françoise Sagan
La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux pas dire « d’être moi-même » puisque je n’étais rien qu’une pâte modelable, mais celle de refuser les moules.
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Par kathy, le 20/01/2012
Bonjour tristesse de
Françoise Sagan
La liberté de mes souvenirs à partir de ce moment m'étonne. J'acquérais une conscience plus attentive des autres, de moi-même. La spontanéité, un égoïsme facile avaient toujours été pour moi un luxe naturel. J'avais toujours vécu. Or, voici que ces quelques jours m'avaient assez troublée pour que je sois amenée à réfléchir, à me regarder vivre. Je passais par toutes les affres de l'introspection sans, pour cela, me réconcilier avec moi-même. "Ce sentiment, pensais-je, ce sentiment à l'égard d'Anne est bête et pauvre, comme ce désir de la séparer de mon père est féroce". Mais, après tout, pourquoi me juger ainsi? Etant simplement moi, n'étais-je pas libre d'éprouver ce qui arrivait. Pour le première fois de ma vie, ce "moi" semblait se partager et la découverte d'une telle dualité m'étonnait prodigieusement. Je trouvais de bonnes excuses, je me les murmurais à moi-même, me jugeant sincère, et brusquement un autre "moi" surgissait qui s'inscrivait en faux contre mes propres arguments, me criant que je m'abusais moi-même, bien qu'ils eussent toutes les apparences de la vérité. Mais n'était-ce pas, en fait, cet autre qui me trompait? Cette lucidité n'était-elle pas la pire des erreurs? Je me débatais des heures entières dans ma chambre pour savoir si la crainte, l'hostilité que m'inspirait Anne à présent se justifiaient ou si je n'étais qu'une petite jeune fille égoïste et gâtée en veine de fausse indépendance.
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Bonjour tristesse de
Françoise Sagan
Nous étions de la même race, lui et moi ; je me disais tantôt que c'était la belle race pure des nomades, tantôt la race pauvre et desséchée des jouisseurs.