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ISBN : 2266127748
Éditeur : Pocket (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.55/5 (sur 875 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance.... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 06 janvier 2013

    finitysend
    C'est mon premier roman de littérature générale , le premier que j'ai choisi de lire du moins .
    Et il m'a marqué à cause des paradoxes , des ambiguïtés , des affects intenses qu'il mobilise .
    Les personnages sont d'une remarquable présence et ils sont placés sous le signe de l'ambiguïté d'affects réalistes et denses , superbement argumentés et solidement étayés .
    Des paradoxes à chaque page : soleil , tristesse / amour , mépris /bonheur , jalousie / douceur aigre-douce / violence feutrée , affection /compagnie , solitude / argent facile , manque ...
    Toute cette richesse d'étude de la nature humaine est suggérée par l'allusion , soutenue par des phrases courtes , et animée par des personnages terriblement existants alors que peu décris physiquement .
    Alors l'imagination s'enflamme et la peinture morale s'anime ..
    Un roman court , triste et à la mélancolie agréablement pénible , desesperante de crédibilité et de réalisme palpable .
    Une leçon par l'exemple peut-être ?!
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 06 janvier 2013

    marina53
    Cécile, son père, Raymond et Elsa, sa compagne, ont loué pour l'été une villa sur les hauteurs de St Tropez. Cécile ne connait de l'amour que les baisers furtifs. Elle entretient une relation fusionnelle avec son papa, surtout depuis qu'elle a quitté le pensionnat. Elsa, la dernière conquête en date, jeune et mondaine, vient troubler cette connivence et leur mode de vie, fait de soirées et de moments distrayants. Malgré tout, l'été s'annonce radieux. Mais, c'était sans compter sur l'intrusion soudaine d'Anne, une amie de Raymond, qui vient également passer ses vacances avec eux. Plus âgée et plus ancrée dans la vie, elle jette son dévolu sur ce dernier et celui-ci ne tarde pas à succomber à ses atouts. Mais, Cécile voit d'un très mauvais oeil cette nouvelle relation, d'autant plus qu'elle-même rencontre Cyril, une jeune homme de 26 ans qui devient rapidement son amant... L'été s'annonce torride...
    Malgré sa date de parution et le jeune âge de Françoise Sagan au moment de ces écrits, ce roman reste encore d'actualité et j'ai trouvé son écriture très moderne. Avec des phrases courtes, une certaine poésie, le style de Sagan est incontournable, remarquable et singulier. C'est un roman sincère et plein de vie qui aborde des thèmes universels tels que l'amour et la jeunesse. Il est d'une grande justesse et plein de fraîcheur.
    Bonjour Tristesse, enchanteresse hardiesse de la jeunesse...
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 26 septembre 2012

    lecassin
    Pour un coup d'essai - « Bonjour tristesse » est le premier roman de Françoise Sagan, écrit à dix huit ans - il faut bien admettre que c'est un coup de maître.
    Publié en 1954, dans la France de René Coty, un petit roman est très « nouvelle vague » : Cécile passe des vacances nonchalantes sur la côte d'azur en compagnie de son père veuf, très séducteur, lui-même accompagné de sa maîtresse, Elsa, une demi-mondaine.
    Passeront d'autres personnages comme Anne et Cyril dans cette vie de farniente où Cécile découvrira l'amour, la jalousie, puis finalement la tristesse dans les conséquences dramatiques d'une machination stupide mise en place pour détourner son père d'une nouvelle conquête…
    Un petit ouvrage de 188 pages qui propulsera son jeune auteur dans la richesse et sous les projecteurs. Malgré le scandale, de nombreux auteurs prendront fait et cause pour « phénomène » et non des moindres : Paulhan, Bataille, Arlan, Caillois… Elle gagnera l'amitié de julien Green et Michel Déon
    On entend souvent parler de « la petite musique » de Françoise Sagan. Il s'agit bien là d'une petite musique, légère et nonchalante… insouciante et désabusée ? Sans doute… Nouvelle vague, c'est sûr !
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    • Livres 4.00/5
    Par Tempuslegendae, le 12 décembre 2012

    Tempuslegendae
    «Bonjour Tristesse» fut le premier roman de Françoise SAGAN. Sur un fond d'amour insouciant, l'auteure nous fait un récit sublime du dernier été adolescent de Cécile.
    « Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.»
    Dans un souci permanent de protéger l'histoire, au point de ne jamais dévoiler par simple maladresse le moindre soupçon que peut contenir une intrigue, je préfère privilégier l'œuvre en l'approchant au mieux de son auteur.
    Françoise Quoirez, alias SAGAN est une romancière hors du commun, vous pouvez le croire.
    D'ordinaire, ses Romans se limitent aux figures du trio et du couple. Sur fond de solitude, «l'étonnant cadeau» d'un amour à la fois interdit et fou jette l'un contre l'autre les héros saganiens. Alors, comme souvent dans tout rêve romanesque, c'est la fête secrète, sacrèe, sacrilège; Cécile doit son indépendance à l'indulgence complice de son père, tout comme Lucile (dans La Chamade) est redevable de la générosité d'un amant quelque peu fané.
    Bref, il n'existe aucun immobilisme dans l'univers de Françoise SAGAN, son talent n'a rien de répétitif.
    Dans cette primeur synonyme de foudroyante réussite littéraire, nous découvrons un pastiche qui demeurera classique à l'auteure; son écriture évoquera la transparence d'un Radiguet. La brièveté de ses ouvrages la modestie d'une écrivaine consciente de ses limites, prudente, mais dont la suprême ambition demeure d'écrire un grand livre. Rien n'est incompatible.
    Du moins fait-elle entendre une voix originale et envoutante où tremble une émotion que d'heureuses métaphores libèrent en un éclair: la solitude, «une soie énervante et douce».
    Effectivement, Françoise SAGAN porte avec élégance le masque de la désinvolture, mais derrière celui-ci s'affiche un être humain, qui lui a du mal à se dissimuler.
    On se souvient d'une phrase curieusement belle, écrite par Paul VALERY:
    « Une manière d'Ange était assis sur le bord d'une fontaine. Il s'y mirait et se voyait Homme et en larmes et il s'étonnait à l'extrême de s'apparaître dans l'onde nue cette proie d'une tristesse infinie.»
    «Bonjour Tristesse» a été écrit en 1954, et ce roman ne possède aucune poussière dans l'âme.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 31 juillet 2012

    Ellen-R
    Difficile d'imaginer que l'auteur n'avait que 18 ans quand elle a écrit ce petit roman, plein de maturité précoce. L'histoire n'est pas des plus compliquées. Une adolescente, Cécile, passe des vacances oisives au bord de la Mediterranée avec son père, veuf, et sa maîtresse Elsa. « Un père léger, d'une légèreté sans remède ».Ils vivent dans une atmosphère nonchalante, indolente. le tableau est parfait pour la jeune Cécile qui en profite pour découvrir les premiers émois, faire ses premières expériences sentimentales. Jusqu'au jour où surgit Anne Larsen, une femme plus autoritaire et plus structurée qui risque de faire voler cette insouciance en éclats. Cécile va alors se muer en Valmont en culottes courtes et ourdir un machiavélique complot pour empêcher les projets de l'intrigante Anne. Sauf que l'on ne joue pas impunément avec les sentiments. L'amour, ça brûle…
    Lu récemment, ce fut mon premier Françoise Sagan et encore aujourd'hui, je me demande comment j'ai pu rester sourde si longtemps à ces lignes, à ce doux parfum mélancolique. L'auteur décrit avec justesse ces sentiments que sont la tristesse, l'ennui, la nonchalance. Et quelle finesse d'analyse! Tout cela à 18 ans. On touche à l'état de grâce en cent cinquante pages seulement.
    Et je ne résiste pas à l'envie de retranscrire ce premier paragraphe magnifique : « Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie énervante et douce, et me sépare des autres. ». Des lignes qui résonnent comme une petite musique douce et subtile.
    Un véritable coup de coeur pour ma part.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 05 juillet 2010

    Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelques chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres.
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  • Par kathy, le 20 janvier 2012

    La liberté de mes souvenirs à partir de ce moment m'étonne. J'acquérais une conscience plus attentive des autres, de moi-même. La spontanéité, un égoïsme facile avaient toujours été pour moi un luxe naturel. J'avais toujours vécu. Or, voici que ces quelques jours m'avaient assez troublée pour que je sois amenée à réfléchir, à me regarder vivre. Je passais par toutes les affres de l'introspection sans, pour cela, me réconcilier avec moi-même. "Ce sentiment, pensais-je, ce sentiment à l'égard d'Anne est bête et pauvre, comme ce désir de la séparer de mon père est féroce". Mais, après tout, pourquoi me juger ainsi? Etant simplement moi, n'étais-je pas libre d'éprouver ce qui arrivait. Pour le première fois de ma vie, ce "moi" semblait se partager et la découverte d'une telle dualité m'étonnait prodigieusement. Je trouvais de bonnes excuses, je me les murmurais à moi-même, me jugeant sincère, et brusquement un autre "moi" surgissait qui s'inscrivait en faux contre mes propres arguments, me criant que je m'abusais moi-même, bien qu'ils eussent toutes les apparences de la vérité. Mais n'était-ce pas, en fait, cet autre qui me trompait? Cette lucidité n'était-elle pas la pire des erreurs? Je me débatais des heures entières dans ma chambre pour savoir si la crainte, l'hostilité que m'inspirait Anne à présent se justifiaient ou si je n'étais qu'une petite jeune fille égoïste et gâtée en veine de fausse indépendance.
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  • Par marina53, le 04 janvier 2013

    Adieu tristesse
    Bonjour tristesse
    Tu es inscrite dans les lignes du plafond
    Tu es inscrite dans les yeux que j'aime
    Tu n'es pas tout à fait la misère
    Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
    Par un sourire
    Bonjour tristesse
    Amour des corps aimables
    Puissance de l'amour
    Dont l'amabilité surgit
    Comme un monstre sans corps
    Tête désappointée
    Tristesse beau visage

    Paul Eluard
    La vie immédiate
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  • Par Madimado, le 13 janvier 2011

    La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux pas dire « d’être moi-même » puisque je n’étais rien qu’une pâte modelable, mais celle de refuser les moules.

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  • Par Ellen-R, le 29 octobre 2012

    Je passe très vite sur cette période, car je crains, à force de chercher, de retomber dans des souvenirs qui m'accablent moi-même. Déjà, il me suffit de penser à son rire heureux, à sa gentillesse, et quelque chose me frappe, d'un mauvais coup bas, me fait mal, je m'essouffle contre moi-même. (...) Peu à peu, je pense à autre chose. Mais je n'aime pas cela, de devoir recourir aux déficiences de ma mémoire, à la légèreté de mon esprit, au lieu de les combattre. Je n'aime pas les reconnaître même pour m'en féliciter.
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