ISBN : 2266127748
Éditeur : Pocket (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.56/5 (sur 445 notes) Ajouter à mes livres
La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance.... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 21 janvier 2012

    kathy
    Bonjour tristesse est le premier roman de Françoise Sagan, écrit alors qu'elle n'a que 18 ans.
    Lancé au printemps 1954 sur fond d'émancipation féminine, le roman sera un best-seller, qui rendra la jeune romancière riche et célèbre ; elle dira à ce sujet : « La gloire, je l'ai rencontrée à 18 ans en 188 pages, c'était comme un coup de grisou ».
    Bonjour tristesse contient les thèmes chers à Françoise Sagan : une jeunesse vide qui a du mal à mûrir et s'étourdit dans la vie facile, les voitures rapides, les villas bourgeoises, le soleil, un mélange de cynisme, de sensualité, d'indifférence et d'oisiveté. Une jeunesse qui a entériné la faillite des adultes, de leur monde et de leurs valeurs, et qui entend vivre selon ses règles à elle sans se préoccuper des règles de la bonne éducation et de respect de la LIBERTE individuelle pour faire son chemin.
    Cécile est une adolescente insouciante qui bénéficie d'une grande liberté.
    L'été de ses 17 ans, en vacances sur la Côte d'Azur avec son père, la présence inopinée d'Anne, femme intelligente et calme, trouble son existence égoïste et oisive, ainsi que la relation quasi-exclusive qu'elle entretenait avec son père. En effet, ce dernier, décide de changer de vie et d'épouser Anne.
    Cécile va perdre sa liberté… et l'Amour de son père…
    Jalouse de cette situation, elle monte un complot machiavélique qui aboutira à la mort d'Anne.
    J'avoue que ce roman «diabolique» m'a mise mal à l'aise.
    Car, même si, « grâce » à cet été tragique la jeune fille connaît aujourd'hui de nouveaux sentiments : la tristesse et le remord ; même si « quelque chose se replie sur elle comme une soie, énervante et douce, et la sépare des autres » ; même si sa mémoire la trahit encore, le cours de sa vie semble être revenu à la normale. Elle avoue même être heureuse…
    Pourtant, Cécile parle de tristesse, -sentiment qui lui était jusqu'alors inconnu- mais éprouve-t-elle vraiment de la tristesse ? Et n'éprouve-t-elle QUE de la tristesse face à ses actes de trahison et de forfaiture ? En effet, jamais elle n'évoque la HONTE, le REGRET, la DOULEUR, le PARDON, l'AVEU.
    Dans ce roman, Françoise Sagan évoque, avec beaucoup de légèreté (un peu trop à mon goût) les problèmes d'une adolescente. Problèmes complexes et ambigus liés à la jalousie oedipienne, au refus de l'autorité et de la morale, qui, à mon avis peuvent se traiter autrement que par la manipulation, le mensonge et la violence.
    Un roman cruel et dramatique dans un style fluide et talentueux.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Sando, le 28 mars 2012

    Sando
    Cécile a 17 ans et déborde d'énergie et d'insouciance en cet été 1954. Son père, veuf mais grand séducteur accumule les conquêtes au gré de ses envies. Tous deux forment un duo soudé et complice qui se moque des bonnes mœurs et ne songe qu'à s'amuser et profiter des plaisirs que leur offre la vie. Pour Raymond, le plaisir se trouve aux côté d'Elsa, cette femme magnifique mais superficielle qui ne songe qu'à s'amuser, tandis que pour Cécile, le plaisir est incarné par Cyril, le bel étudiant au teint basané. Cependant, l'arrivée d'Anne, cette femme brillante qui inspire à tous le respect, va venir perturber l'harmonie de ces vacances ensoleillées…
    « Bonjour tristesse » est le premier roman de Françoise Sagan, écrit alors qu'elle n'avait que 18 ans. A sa sortie, en 1954, le texte choque, dérange. le sujet est sulfureux, l'écriture provocante et sans tabous. L'auteur prône des idées libertines dans lesquelles seul le plaisir individuel compte. La femme n'est plus cantonnée à son rôle d'épouse et de mère soumise, elle est ici objet de désir et de jouissance. C'est elle qui tient les rênes, qui décide à qui elle se donne, sans jamais se départir de sa liberté. L'écriture de Sagan est directe, simple et fluide. Certes, le sujet a un petit côté désuet, obsolète pour un lecteur d'aujourd'hui, mais c'est un texte qu'il faut absolument remettre dans son contexte pour en apprécier tout le charme et le panache. A lire donc, ne serait-ce que par curiosité.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fee-tish, le 13 septembre 2011

    fee-tish
    Un livre que je n'aurais probablement jamais lu s'il ne m'avait pas été offert ! J'aime ce genre de découvert qui sont du même coup un peu improbables. Car sans une intervention extérieure, elle n'aurait pas eu lieu.
    Françoise Sagan, je suis un peu comme la majorité des personnes : je ne la connaissais que de nom, notamment grâce au film sur sa vie sortie il y a peu de temps. Ce livre-ci est son premier, écrit lorsqu'elle a dix-huit ans. Quand on pense à cela : quelle écriture ! Des tournures de phrases, un vocabulaire que j'ai juste trouvés parfait ! A cet âge-là, écrire de la sorte est déjà un prodige.
    L'histoire est celle d'une demoiselle de dix-sept qui sort de pensionnat (dans un couvent) et qui vit avec son père depuis deux ans. C'est une vie sans limites, avec une relation père-fille fusionnelle au sens amicale. Ils s'adorent, si bien que son père lui montre à voir une image de l'amour particulière. En effet, plutôt adepte des relations éclairs, passant d'une femme à une autre rapidement, la jeune Cécile n'imagine pas l'amour autrement qu'avec des amants passagers. Leur vie va prendre un tournant lorsqu'Anne, une vieille connaissance de son père les rejoint en vacances et qu'ils tombent amoureux et souhaitent se marier.
    A partir de l'apparition de cette femme, l'insouciance de Cécile commence à s'étioler. Elle commence à réfléchir sur elle, sur son comportement de fille gâtée, elle cherche à détester cette femme qui bouleverse son univers tout en ne pouvant lutter contre son admiration et sa tendresse pour elle. Cela m'a fait penser à un parent disputant son petit enfant : bien que ce dernier soit énervé, il aime le fait de devoir obéir, cela le rassure. Au fond, j'ai eu l'impression que Cécile et son père se rendent compte que le temps est venu de grandir et qu'Anne est le personnage qui leur permettra cette évolution.
    J'ai particulièrement aimé la fin, ce dénouement inattendu (de mon point de vue) et qui donne toute sa portée au titre "Bonjour tristesse".
    Les récits contemporains sont parfois compliqués à comprendre pour moi. Ils me laissent un goût d'inachevé (au sens compréhension pour moi), qui me déplaît ! J'aimerai tellement savoir si ce que j'en ai pensé est réaliste, et ce qui se cache encore derrière le récit.
    Quoiqu'il en soit, j'ai plutôt bien aimé cette lecture. Je ne sais pas si je relirais un livre de cet auteur mais je gardais un bon souvenir de celui-ci.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 29 mai 2010

    LiliGalipette
    Premier roman de Françoise Sagan.
    Cécile, à un âge inconnu, raconte l'été de ses 17 ans. Elle passait l'été dans une villa au bord de la Méditerrannée, avec son père Raymond, séducteur impénitent, et une de ses maîtresses, Elsa. Après quelques jours de parfaite détente et de nonchalance, à se soûler de soleil, de chaleur et de mer, Cécile avait compris que les vacances allaient prendre un autre visage. Anne Larsen, une ancienne amie de sa mère, femme de goût et de tête, était venue partager leur retraite ensoleillée. Entre Raymond et Anne, l'attirance était telle que, très vite, il fût question de mariage. Pour Cécile, il était inconcevable que son père lui échappe, et il lui était inconcevable de plier devant cette femme si belle, si attirante, si dangereuse.
    Le titre de ce roman est le deuxième vers d'un poème de Paul Éluard, À peine défigurée. La narratrice ouvre et ferme son récit au son de la tristesse. "Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse." (p. 7) "Je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte en moi que j'accueille par son nom, les yeux fermés: Bonjour tristesse." (p. 180)
    Cécile et son père entretiennent une relation filiale des plus étranges. Plus complices et amis que parents, ils rattrapent à leur façon les quinze ans que Cécile a passé au couvent, loin d'un père ne pouvant s'encombrer d'une enfant. Complaisante et acquise au de vie de son père, elle n'en envisage pas d'autre ni de plus idéal, sans attache ni complication sentimentale.
    Anne est une femme policée et cultivée. Elle met un terme à la vie de bohème de Raymond et sa fille, introduit dans leur quotidien des valeurs morales et bourgeoises. du point de vue de Cécile, Anne est l'intruse qui la sépare de son père. La machination cruelle qu'elle met en place est trop lourde pour ses frêles épaules de gamine naïve. Trop jeune pour jouer les Merteuil, elle est trop vieille pour être une Lolita efficace.
    Raymond est un personnage falot, un homme en retrait et inconsistant. Expert dans la chasse séductrice, il est impassible quand il est la proie que se disputent plusieurs femmes, pour différentes raisons. Cécile refuse de perdre son complice. Anne est légitimement attachée à son futur époux. Elsa venge son orgueil blessé. Raymond est une marionnette molle qui fait les volontés de toutes. Il plie face à Anne et lui abandonne l'éducation de Cécile. Il ne résiste aux attraits déployés d'Elsa et il plonge tête la première dans le piège tendu par sa fille.
    Si Cécile vit son premier été d'adulte, au rythme de la romance qui la lie à Cyril et des méandres de sa relation avec Anne et son père, si elle entreprend des choses funestes, elle subit aussi beaucoup ce qui se déroule autour d'elle. Tout ce qu'elle initie lui échappe et elle se laisse porter, indolente et faible.
    Très court roman qui se lit vite et qui marque. La narration est fluide, l'écriture de Sagan est séduisante. Je la découvre avec ce texte et il était plus que temps! Maintenant que le premier pas est fait, les autres n'en seront que plus agréables.
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Allez savoir pourquoi, je me suis toujours imaginé la lecture de Bonjour tristesse comme ennuyeuse.
    C'est tentée par le billet de Cynthia que je me suis enfin décidée à le lire. Je l'ai ouvert avec pas mal de scrupules, un deuxième livre à mes côtés, au cas fort probable où le roman me tomberait des mains.
    Et puis, en fait, non.
    J'ai été prise tout de suite par cette histoire étonnante, venant d'une jeune fille de 19 ans.
    Cécile est en vacances sur la côte d'azur avec son père. Elle a 17 ans, vient d'échouer à son bac et ne pense qu'à profiter du farniente et de la mer. Très vite, elle rencontrera le beau Cyril, un peu plus agé qu'elle, qui l'éveillera à l'amour.
    Raymond, le père de Cécile, est un homme volage et séducteur. Depuis qu'il est veuf, il passe de femmes en femmes. Sa jeune maitresse Elsa les accompagne pour ce séjour qui se déroule sans accro et empreint de la liberté qui a toujours eu cours dans leur vie.
    Aussi quand Anne débarque à l'improviste, le quotidien est quelque peu chamboulé. Belle femme de 40 ans, Anne est autoritaire, rigide, cultivée et quelque peu mystérieuse. Faisant l'admiration de Cécile, elle reprend en main la vie de la jeune fille pour lui imposer quelques règles. Il en faut peu à Raymond pour succomber au charme de la nouvelle arrivante.
    L'équilibre en est brisé, les tensions ont exacerbés et la jeune Cécile va tomber dans la jalousie, la manipulation, la cruauté et provoquer un drame...
    Ca aurait pu être un simple récit de vacances sauf que ça ne le sera pas. Beaucoup de psychologie dans ce roman troublant qui nous présente différents affects.
    Tout d'abord, la relation malsaine qui lie Cécile à son père. Raymond semble oublier l'age de sa fille qu'il semble considérer comme une amie à qui se confier. Il l'emmène dans ses soirées alcoolisées, lui présente sans vergogne ses maitresses et ne semble se soucier aucunement de l'éducation de sa fille qu'il laisse grandir librement. Cécile, de son côté, est très attachée à son père qui l'a pourtant laissé grandir dans un couvent (?) jusqu'à peu. Elle l'idolâtre quelque peu et tient à tout prix à leur complicité.
    Jeune fille simple et douce, Cécile va pourtant se révéler très cruelle lorsqu'elle verra sa liberté menacée. Car plutôt que de réagir ouvertement avec violence comme une adolescente normale, elle va garder en elle toute sa rage et concocter un plan machiavélique pour faire capoter une relation qui l'éloigne de son père. La jeune fille apprendra à manipuler ses proches, à utiliser leurs faiblesses et leurs espoirs pour mieux arriver à ses fins.
    Parallèllement, elle découvrira l'amour et la sexualité en compagnie de Cyril. Alors que celui-ci semble éperdumment amoureux au point de souhaiter l'épouser, Cécile montre une distance certaine vis à vis de lui. Confondant amour et recherche du désir et du plaisir, la jeune fille se révelera finalement peu éprise.
    Complétement insouciante et naïve, Cécile est le reflet de son age et de son époque. Agissant selon ses envies, elle agit quelque peu comme si elle avait un droit de propriété sur son père et la vie qu'il peut mener.
    Sa vie est faite de facilités et d'argent, de sorties et de voitures luxueuses. Quiconque lui en empêchera la jouissance se verra forcément sanctionné...
    " Il fallait absolument se secouer, retrouver mon père et notre vie d'antan. de quels charmes ne se paraient pas pour moi subitement les deux années joyeuses et incohérentes que je venais d'achever, ces deux années que j'avais si vite reniées l'autre jour... La liberté de penser, et de mal pense et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux dire « être moi-même » puisque je n'étais rien qu'une pâte modelable, mais celle de refuser les moules. "
    La tension monte crescendo et le drame final est d'autant plus choquant que, provoqué d'une certaine façon par Cécile, celle-ci n'en éprouvera aucun remords... juste une certaine tristesse :
    " Seulement quand je suis dans mon lit, à l'aube, avec le seul bruit des voitures dans Paris, ma mémoire parfois me trahit : l'été revient et tous ses souvenirs. Anne, Anne ! Je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte alors en moi que j'accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour tristesse."
    Outre le scénario sans faille et la psychologie poussée, on ne peut qu'admirer l'écriture de cette jeune auteur d'alors pour qui ce fut le premier roman. J'y ai retrouvé avec plaisir une certaine qualité stylistique que je ne retrouve que chez de grands auteurs classiques.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-bonjour-tristesse-fran..
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 20 janvier 2012

    La liberté de mes souvenirs à partir de ce moment m'étonne. J'acquérais une conscience plus attentive des autres, de moi-même. La spontanéité, un égoïsme facile avaient toujours été pour moi un luxe naturel. J'avais toujours vécu. Or, voici que ces quelques jours m'avaient assez troublée pour que je sois amenée à réfléchir, à me regarder vivre. Je passais par toutes les affres de l'introspection sans, pour cela, me réconcilier avec moi-même. "Ce sentiment, pensais-je, ce sentiment à l'égard d'Anne est bête et pauvre, comme ce désir de la séparer de mon père est féroce". Mais, après tout, pourquoi me juger ainsi? Etant simplement moi, n'étais-je pas libre d'éprouver ce qui arrivait. Pour le première fois de ma vie, ce "moi" semblait se partager et la découverte d'une telle dualité m'étonnait prodigieusement. Je trouvais de bonnes excuses, je me les murmurais à moi-même, me jugeant sincère, et brusquement un autre "moi" surgissait qui s'inscrivait en faux contre mes propres arguments, me criant que je m'abusais moi-même, bien qu'ils eussent toutes les apparences de la vérité. Mais n'était-ce pas, en fait, cet autre qui me trompait? Cette lucidité n'était-elle pas la pire des erreurs? Je me débatais des heures entières dans ma chambre pour savoir si la crainte, l'hostilité que m'inspirait Anne à présent se justifiaient ou si je n'étais qu'une petite jeune fille égoïste et gâtée en veine de fausse indépendance.
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  • Par sentinelle, le 05 juillet 2010

    Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelques chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres.
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  • Par sentinelle, le 06 juillet 2010

    Il fallait absolument se secouer, retrouver mon père et notre vie d'antan. De quels charmes ne se paraient pas pour moi subitement les deux années joyeuses et incohérentes que je venais d'achever, ces deux années que j'avais si vite reniées l'autre jour ? ... La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux pas dire "d'être moi-même" puisque je n'étais rien qu'une pâte modelable, mais celle de refuser les moules.
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  • Par Zazette97, le 29 mai 2010

    Je ne connaissais rien; il allait me montrer Paris, le luxe, la vie facile. Je crois bien que la plupart de mes plaisirs d'alors, je les dus à l'argent : le plaisir d'aller vite en voiture, d'avoir une robe neuve, d'acheter des disques, des livres, des fleurs. Je n'ai pas honte encore de ces plaisirs faciles, je ne puis d'ailleurs les appeler faciles que parce que j'ai entendu qu'ils l'étaient. Je regretterais, je renierais plus facilement mes chagrins ou mes crises mystiques. Le goût du plaisir, du bonheur représente le seul côté cohérent de mon caractère. p.27
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  • Par Madimado, le 13 janvier 2011

    La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux pas dire « d’être moi-même » puisque je n’étais rien qu’une pâte modelable, mais celle de refuser les moules.

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Des bleus à l’âme de Françoise Sagan Lu par Sylvie Testud Émission spéciale lectures au théâtre du Rond-Point A l’occasion des fêtes de Noël, France 5 propose une émission exceptionnelle de "La Grande Librairie" le 22/12/2011, enregistrée en public au théâtre du Rond-Point. De grands comédiens viennent lire, sur scène, quelques-uns des textes les plus beaux et les plus savoureux de la littérature classique et contemporaine. Des livres, des voix et beaucoup d’humour pour donner envie de lire ou de relire...








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