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Allegra de
Françoise Mallet-Joris
«Celui qui rit en sait toujours assez.»
[ Françoise Mallet-Joris ] - Extrait d’ Allegra
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Divine de
Françoise Mallet-Joris
Tout à coup, elle fut de nouveau dans le désert de l'été, cheminant. La solitude.Dieu, peut être.Dieu, ce vide, ce manque? La chose qu'on ne peut pas retourner, qui n'a ni envers ni endroit, ni densité ni étendue? Le rien qui n'est pas le contraire du tout? Le vide qui n'est pas le contraire du plein? Sont ce là les vraies litanies?
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Allegra de
Françoise Mallet-Joris
«Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?»
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Divine de
Françoise Mallet-Joris
Douloureuse la perte...Mais plus terrible le manque. L'absence. Non, pas l'absence, car l'absence est perte encore, a un contraire. Ce qui n'a jamais été:cette fenêtre condamnée dans le couloir de notre enfance.
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Par zazimuth, le 29/08/2010
Le rempart des béguines de
Françoise Mallet-Joris
J'ai toujours eu beaucoup de difficulté à m'exprimer parce que je sens les choses d'une façon embrouillée et souvent de deux façons à la fois, totalement contradictoires. (p.24)
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Divine de
Françoise Mallet-Joris
L'amour maternel était là, comme un dépot dans une banque,une réserve en cas de malheur. Ce qu'on appelle dans certaines familles modestes "une poire pour la soif". Il ne faut pas toucher au magot,mais il donne un sentiment de sécurité. C'est comme une assurance. On sait qu'on l'a, n'est ce pas?On a la soif, aussi.
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Les larmes de
Françoise Mallet-Joris
Certaines peuplades primitives, lui a-t-on dit, croient chaque soir voir disparaître à jamais le soleil et se lamentent à grands cris, sans que le lendemain sa renaissance les dissuade de reprendre leur deuil dès la tombée du jour.
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Par nina2loin, le 30/03/2012
Trois âges de la nuit de
Françoise Mallet-Joris
J'aime bien Anne de Chantraine : entre cinq et douze ans, faible petite bête puante couchée en rond sur la paille de la carriole, si maigre, une figure pointue, des ongles rongés, des sabots aux pieds, une robe en haillons, un ruban rouge autour de la chevelure sans couleur, et aux oreilles, deux gros boutons de verre taillé. Toute la précoce résignation des enfants malheureux dans ses yeux pâles, et quelque chose en plus ; l'attentive stupidité paysanne sur ce visage menu, immobile. Et quelque chose en plus. Toute l'enfance hésitante au seuil d'un monde de prodiges.
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Divine de
Françoise Mallet-Joris
Paissez mes brebis...Et depuis elles vont,répandant la bonne parole avec le pain;la bonne et fausse parole qui endort la faim de Dieu comme un enfant,qu'on berce,la parole qui dit qu'on peut être rassasié.
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Par Chrystaal, le 07/09/2011
La tristesse du cerf-volant de
Françoise Mallet-Joris
De Christophe à Juste
"si je signais ces petites choses là (jamais jusqu'à la fin il ne dira mes toiles, ni mes tableaux, ça porte malheur) ça t'ennuierai que je signe Matthyssen ?
"Non, répond Juste imperturbable
"Tu me donnes ton nom ? dit Christophe en rigolant à demi
"Je te donne mon nom, répond Juste imperturbable
Même sur sa tombe on lira Christophe Matthyssen 1903,1943