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Par grisette, le 17/06/2010
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Où peut-on être mieux qu'au sein d'une famille ? Partout ailleurs !
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Par Scriba, le 20/12/2009
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais surtout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.
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Par Scriba, le 20/12/2009
Vipère au poing de
Hervé Bazin
J'entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. [...]Celui qui n'a pas cru en sa mère, celui-là n'entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai. L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est s'abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer. Je suis, je vis, j'attaque, je détruis.
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Par nina2loin, le 01/02/2012
Le Matrimoine de
Hervé Bazin
Aujourd'hui, sans plaisir, je me souviens de cette remarque : une fille trop souvent devient ce qu'était sa mère.
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Par Spilett, le 18/12/2009
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
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Par Aela, le 03/07/2011
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Tais-toi, Folcoche. J'arriverai volontairement en retard et tu ne diras rien, parce que tu as peur, parce que je veux que tu aies peur. Je suis plus fort que toi. Tu déclines et je monte. Je monte comme un épouvantail, dont l'ombre s'allonge immensément sur les champs au moment où le soleil se couche. Je suis la justice immanente de ton crime, unique dans l'histoire des mères. Je suis ton vivant châtiment, qui te promet, qui te fera une vieillesse unique dans l'histoire de la piété filiale.
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Par lecassin, le 07/01/2012
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Les principes sont des préjugés de grande taille.
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Par kathy, le 02/08/2011
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Certes, nous étions satisfaits du départ de Folcoche. Heureux, non. On ne construit pas un bonheur sur les ruines d'une longue misère. Notre joie n'avait pas de boussole. Nous étions désorientés. J'imagine assez le désarroi des adorateurs de Molock et Kali, soudain privés de leurs vilains dieux. Nous n'avions rien à mettre à la place du nôtre. La haine, beaucoup plus encore que l'amour, ça occupe.
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Par kathy, le 01/08/2011
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Le hasard donc, le même hasard qui fait que l'on naît roi ou pomme de terre, que l'on tire une chance sur deux millions à la loterie sociale, ce hasard a voulu que je naisse Rezeau, sur l'extrême branche d'un arbre généalogique épuisé, d'un olivier stérile complanté dans les derniers jardins de la foi. Le hasard a voulu que j'aie une mère.
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Par boubi, le 04/12/2011
Vipère au poing de
Hervé Bazin
"Papa, vous ne trouvez pas que maman ne se ressemble pas quand elle dort ?"
M. Rezeau considéra sa femme quelques instants et me fit soudain cette étonnante réponse :
"C'est vrai qu'elle est mieux sans masque." (85)