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Par marina53, le 18/05/2012
Qui j'ose aimer de
Hervé Bazin
En amour, (...), il y en a un toujours un pour être prisonnier de l'autre, qui l'est à son tour de ses sentiments.
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Par Scriba, le 20/12/2009
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais surtout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.
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Par marina53, le 18/05/2012
Qui j'ose aimer de
Hervé Bazin
Loin d'ajouter au verbe aimer, "beaucoup" le diminue.
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Par Scriba, le 20/12/2009
Vipère au poing de
Hervé Bazin
J'entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. [...]Celui qui n'a pas cru en sa mère, celui-là n'entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai. L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est s'abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer. Je suis, je vis, j'attaque, je détruis.
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Par grisette, le 17/06/2010
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Où peut-on être mieux qu'au sein d'une famille ? Partout ailleurs !
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Par kathy, le 02/08/2011
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Certes, nous étions satisfaits du départ de Folcoche. Heureux, non. On ne construit pas un bonheur sur les ruines d'une longue misère. Notre joie n'avait pas de boussole. Nous étions désorientés. J'imagine assez le désarroi des adorateurs de Molock et Kali, soudain privés de leurs vilains dieux. Nous n'avions rien à mettre à la place du nôtre. La haine, beaucoup plus encore que l'amour, ça occupe.
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Par Aela, le 03/07/2011
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Tais-toi, Folcoche. J'arriverai volontairement en retard et tu ne diras rien, parce que tu as peur, parce que je veux que tu aies peur. Je suis plus fort que toi. Tu déclines et je monte. Je monte comme un épouvantail, dont l'ombre s'allonge immensément sur les champs au moment où le soleil se couche. Je suis la justice immanente de ton crime, unique dans l'histoire des mères. Je suis ton vivant châtiment, qui te promet, qui te fera une vieillesse unique dans l'histoire de la piété filiale.
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Par MissMarty, le 13/05/2012
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Grand-mère mourut. Ma mère parut.
Et ce récit devient drame.
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Par MissMarty, le 13/05/2012
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Ernestine Lion rougit, protesta rapidement dans l'oreille de la comtesse Bartolomi :
"Madame Rezeau me prend pour la femme de chambre."
Mais elle s'exécuta. Notre mère, satisfaite, découvrit deux dents d'or, ce que, dans notre candeur, nous prîmes immédiatement pour un sourire à notre adresse. Enthousiasmés, nous nous précipitâmes dans ses jambes, à la portière.
" Allez-vous me laissez descendre, oui !"
Nous écarter d'elle, à ce moment, nous eût sembler un sacrilège. Mme Rezeau dut le comprendre et, pour couper court à toutes effusions, lança rapidement, à droite, puis à gauche, ses mains gantées. Nous nous retrouvâmes par terre, giflés avec une force et une précision qui dénotaient beaucoup d'entraînement.
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Par Spilett, le 18/12/2009
Vipère au poing de
Hervé Bazin
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.