-
Par gill, le 03/05/2012
Les templiers de
Georges Bordonove
Ils vivent sans avoir rien en propre, pas même leur volonté. Vêtus simplement et couverts de poussière, ils ont le visage brûlé des ardeurs du soleil, le regard fier et sévère : à l'approche du combat, ils s'arment de foi au-dedans et de fer au-dehors ; leurs armes sont leur unique parure ; ils s'en servent avec courage dans les plus grands périls, sans craindre le nombre, ni la force des barbares : toute leur confiance est dans le Dieu des armées ; et, en combattant pour sa cause, ils cherchent une victoire certaine ou une mort sainte et honorable.
O l'heureux genre de vie, dans lequel on peut attendre la mort sans crainte, la désirer avec joie, et la recevoir avec assurance !
Saint Bernard de Clairvaux
Le soldat a la gloire, le moine le repos. Le templier abjurait l'un et l'autre. Il réunissait ce que les deux vies ont de plus dur, les périls et les abstinences. La grande affaire du Moyen-Âge fut la guerre sainte, la croisade ; l'idéal de la croisade semblait réalisé dans l'Ordre du Temple. C'était la croisade devenue fixe et permanente.
Michelet
(textes insérés en début de l'édition parue chez "Marabout" en 1987)
> lire la suite
-
Par gill, le 03/05/2012
Les Rois qui ont fait la France : Louis XVI de
Georges Bordonove
Pour la majorité des français, Louis XVI n'a d'existence historique que parce qu'on lui a coupé la tête.
Accessoirement, on sait qu'il était passionné de serrurerie et époux de Marie-Antoinette, une Autrichienne futile qui élevait des moutons à Versailles.
Georges Bordonove élargit heureusement cette vision. Il nous montre ce roi, certes un peu mou, à la tête du pays le plus puissant d'Europe, libérateur de l'Amérique, très conscient de ses devoirs.
Son drame, ce fut de ne jamais prendre les décisions au bon moment. Jouet d'un entourage particulièrement maladroit, Louis XVI semble avoir glissé vers son destin tragique sans s'en être vraiment rendu compte. Pour Georges Bordonove, cependant, il est sans conteste le dernier des rois qui ont fait la France.
(Quatrième de couverture de l'édition parue chez "Marabout" en 1989)
> lire la suite
-
Par gill, le 03/05/2012
Charles V le sage de
Georges Bordonove
Avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le bel, la dynastie des capétiens directs s'éteignait ; la couronne de France allait échoir aux Valois. "Toute la lignée de Philippe le Bel, en moins de 13 ans, fut défaillie et amortie, dont ce fut grand dommage" écrivait le chroniqueur de Saint-Denis.
Les Capétiens régnaient depuis trois siècles et demi (987-1328). L'oeuvre qu'ils avaient accomplie tenait du prodige. Elle était, pour une large part, le fruit de leurs qualités, en particulier de leur persévérance.
Elle résultait aussi de la volonté populaire : on oublie trop souvent qu'en mettant fin aux disparités féodales, la monarchie avait été, et restait, un facteur évident de progrès...
(extrait de l'introduction "L'héritier des Capétiens", insérée en début de l'édition parue chez "Marabout" en 1990)
> lire la suite
-
Par jthomas5, le 22/04/2012
Louis XI : Le Diplomate de
Georges Bordonove
Cependant Henri IV [de Castille] accepta la médiation de Louis, car, si ce dernier manquait de majesté, il avait une langue dorée, savait merveilleusement apaiser la défiance, détourner le courroux, faire prendre à son interlocuteur des vessies pour des lanternes.
-
Par templiers, le 25/02/2009
Le bûcher de
Georges Bordonove
Le catharisme surgit dans la Chrétienté occidentale au milieu du XIIème siècle. Cette dissidence chrétienne médiévale réclame, comme d’autres mouvements de son temps, le retour au modèle d’Eglise primitive des premiers temps du Christianisme. Elle condamne l’Eglise romaine et sa hiérarchie au prétexte de ce qu’elles ne respecteraient pas l’idéal de vie et de pauvreté du Christ.
Sous des noms différents, des communautés de cathares sont attestées à travers toute l’Europe, mais c’est dans le Midi de la France et dans les cités du nord et du centre de l’Italie que le catharisme connaît l’accueil le plus favorable et le plus durable.
Aux yeux de l’Eglise romaine, les cathares représentaient un danger bien pire que les infidèles (juifs et musulmans), car, tout en étant chrétiens, ils interprétaient différemment les Ecritures et refusaient la doctrine des sept sacrements.
Leur croyance était basée sur l’existence de deux mondes, l’un bon et l’autre mauvais. Le premier, le monde invisible dont les créatures sont éternelles, résulte de la création de Dieu le Père ; le second, le monde visible et corruptible, est l’œuvre du Diable. Introduits dans des corps de chair fabriqués par le Diable, des anges déchus sont devenus les âmes des hommes et des femmes.
Pour les cathares, le christ est uniquement l’envoyé du Père venu porter le message du salut aux hommes. Il n’est pas comme chez les catholiques le rédempteur de tous les péchés. Du coup, les cathares ne conservent qu’un seul sacrement, celui du consolamentum (consolation) ou baptême d’imposition des mains pratiqué par le Christ, le seul à apporter le Salut.
> lire la suite
-
Par gill, le 03/05/2012
Les rois qui ont fait la France : Henri IV de
Georges Bordonove
La longue marche d'Henri
Dans son "Parallèle des trois premiers rois Bourbons", pénétrante étude, trop peu connue, Saint-Simon résume ainsi la longue marche d'Henri IV :
"Il ne fut d'abord que roi titulaire et chef de parti, ensuite roi de droit, fort peu de fait, moins monarque que chef d'un double parti jaloux l'un de l'autre, très difficile à concilier, et dans la continuelle dépendance de l'ambition et de l'intérêt des principaux de ces deux partis, qui trop souvent ne lui étaient soumis qu'en apparence ; plus exposé que jamais au fer, au poison, à toutes sortes d'embûches du dehors et du dedans ; toujours l'épée à la main, sans demeure fixe, dans un besoin continuel de chacun, et dans une indigence qu'il fallait sans cesse surmonter et réparer ; maître et paisible à peu près dans la suite, mais souvent au milieu des fermentations, et occupé à une guerre étrangère sur des frontières fort resserrées, toujours au milieu des trahisons...
(extrait de l'introduction de l'édition parue chez "Marabout" en 1981)
> lire la suite
-
Par gill, le 03/05/2012
Les Rois qui ont fait la France : Saint-louis de
Georges Bordonove
Dans ses études historiques, injustement oubliées, Chateaubriand écrivait : "Chaque époque historique a un homme qui la représente : Saint-Louis est l'homme modèle du Moyen-Age ; c'est un législateur, un héros et un saint. Le temps ou il a vécu rehausse encore sa gloire par le contraste de la naïveté et de la simplicité de ce temps.
Soit que Louis combatte sur le pont de Taillebourg ou à la Massoure ; soit que, dans une bibliothèque, il rende compte de la matière d'un livre à ceux qui le viennent demander ; soit qu'il donne des audiences publiques ou juge des différends aux plaids de la Porte ou sous le chêne de Vincennes, sans huissiers ou gardes ; soit qu'il résiste aux entreprises des papes ; soit que des princes étrangers le choisissent pour arbitre ; soit qu'il meure sur les ruines de Carthage, on ne sait lequel le plus admirer du chevalier, du clerc, du patriarche, du roi ou de l'homme".
(extrait de l'introduction insérée en début de l'édition parue chez "Marabout" en 1988)
> lire la suite
-
Par gill, le 03/05/2012
Les rois qui ont fait la France. [Les Capétiens] de
Georges Bordonove
En juin ou juillet 987, à Senlis, Hugues Capet est élu roi de France par une assemblée composée d'évêques et de grands seigneurs. Il fonde cette dynastie capétienne qui assumera le destin de la France jusqu'à la révolution.
Voilà à peu près tout ce qui subsiste dans la mémoire collective d'un événement capital de notre histoire, d'un règne obscur, d'un roi, comme on a dit, sans visage.
Cependant son accession au trône mettait le point final à une rivalité séculaire et combien dommageable pour le peuple entre les deux familles les plus en vue du royaume : les Carolingiens qui détenaient un pouvoir légal, indiscuté dans son principe, mais chancelant, et les Robertiens dont la puissance n'avait cessé de croître depuis Robert le Fort, leur héros éponyme...
(extrait de l'introduction "Un roi sans visage" de l'édition parue chez "Marabout" en 1988)
> lire la suite
-
Par gill, le 03/05/2012
Philippe le Bel : Roi de fer (Les Rois qui ont fait la France . Les Capétiens .) de
Georges Bordonove
La forte personnalité de Philippe le bel domine la période qui s'étend de la mort de Saint-Louis à l’avènement de la dynastie des Valois.
Avec lui le Moyen-Age classique prend réellement fin ;l'esprit qui l'avait animé, cesse d'exister : service de Dieu, honneur du monde, dévouements gratuits et massifs, respect de la créature en tant que porteuse d'une âme chrétienne.
Prince déjà moderne et même, à sa façon, révolutionnaire, Philippe le Bel réforme hardiment les structures de l'état : administrations, justice, armée, fiscalité.
Il crée un nouveau style de gouvernement qui offusque ses contemporains et les déçoit plus encore qu'il ne les inquiète : sous sa main de fer, la vieille monarchie cesse d'être débonnaire....
("Les architectures de l'Histoire", extrait de l'introduction à l'édition parue chez "Marabout" en 1988)
> lire la suite
-
Par gill, le 03/05/2012
Philippe Auguste : Le conquérant (Les Rois qui ont fait la France . Les Capétiens .) de
Georges Bordonove
Comment ne pas avoir une pensée pour ces chroniqueurs du temps passé, qui furent nos premiers historiens et sans lesquels on connaîtrait si mal les hommes du Moyen-Age ?
Ils apparaissent parfois, discrètement, dans le registre inférieur des belles images que peignaient les enlumineurs.
On les voit chaudement vêtus d'étoffes violettes ou bleu sombre, assis sur leur cathèdre ou leur escabeau, le front penché sur leur pupitre et le doigt sur la plume.
Leur visage a cette expression de naïveté qui convient à l'époque, mais dont la modestie s'accompagne de finesse et de sagacité.
Ils écoutent les propos des grands personnages dont ils sont les scribes...
(extrait de l'introduction "Les premiers Capétiens" insérée en début de volume de l'édition parue chez "Marabout" en 1988)
> lire la suite