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Par Peggy, le 14/08/2009
Les Rois maudits, tome 1 : Le Roi de fer de
Maurice Druon
De ce visage en feu, la voix effrayante proféra :
"Pape Clément!... Chevalier Guillaume!... Roi Philippe!... Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races!..."
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Par Soh, le 31/07/2011
Les Rois maudits, tome 1 : Le Roi de fer de
Maurice Druon
C'est un grand acte de sagesse à la fois et de pitié de la part du créateur, que de nous avoir interdit la connaissance de l'avenir, alors qu'il nous à octroyé les délices du souvenir et les prestiges de l'espérance.
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Par philo15, le 08/11/2010
Tistou les pouces verts de
Maurice Druon
Les grandes personnes ont, sur toute chose des idées toutes faites qui leur servent à parler sans réfléchir. Or, les idées toutes faites sont généralement des idées mal faites.
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Par wictoria, le 07/02/2010
Le Bon Français de
Maurice Druon
D'une manière générale, tout terme à sonorité un peu savante qui n'est pas employé dans son sens exact a tôt fait de devenir une cuistrerie. A défaut de maîtriser un grand style, l'élégance du langage est dans la simplicité. Il n'est rien de plus ordinaire que le faux raffinement.
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Par Aline1102, le 21/07/2011
Les Rois maudits, tome 2 : La Reine étranglée de
Maurice Druon
Après vingt-neuf années d'un gouvernement sans faiblesse, le Roi de fer venait de trépasser, frappé au cerveau. Il avait quarante-six ans. Sa mort suivait, à moins de six mois, celle du garde des Sceaux Guillaume de Nogaret, et, à sept mois, celle du pape Clément V. Ainsi semblait se vérifier la malédiction lancée le 18 mars, du haut du bûcher, par le grand-maître des Templiers, et qui les citait tous trois à comparaître au tribunal de Dieu avant qu'un an se soit écoulé.
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Par Aela, le 01/05/2011
Les Rois maudits, tome 7 : Quand un roi perd la France de
Maurice Druon
Le dauphin, au milieu de la table d'honneur, avait Charles de Navarre à sa droite et Jean d'Harcourt à sa gauche. Il était vêtu d'un drap bleu marbré de Bruxelles et coiffé d'un chaperon de même étoffe, orné de broderies de perles disposées en forme de feuillage. Je ne vous ai jamais décrit Monseigneur le Dauphin.. Le corps étiré, les épaules larges et maigres, il a le visage allongé, un grand nez un peu bossué en son milieu, un regard dont on ne sait s'il est attentif ou songeur, la lèvre supérieure mince, l'autre plus charnue, le menton effacé.
On dit qu'il ressemble assez, pour autant qu'on ait moyen de savoir, à son ancêtre Saint Louis, qui était cimme lui très long et un peu voûté. Cette tournure-là, à côté d'hommes très sanguins et redressés, apparaît de temps à autre dans la famille de France.
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Par Aline1102, le 21/07/2011
Les Rois maudits, tome 3 : Les Poisons de la couronne de
Maurice Druon
Philippe le Bel avait laissé la France en situation de première nation du monde occidental. Sans recourir aux guerres de conquête, mais par négociations, mariages et transactions, il avait largement accru le territoire, en même temps qu'il s'était constamment appliqué à centraliser et renforcer l'Etat. Toutefois, les institutions administratives, financières, militaires, politiques dont il avait voulu doter le royaume et qui, relativement à l'époque, apparaissaient souvent comme révolutionnaires, n'étaient pas suffisamment ancrées dans les moeurs et l'Histoire pour pouvoir se perpétuer sans l'intervention personnelle d'un monarque fort.
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Par Aline1102, le 21/07/2011
Les Rois maudits, tome 1 : Le Roi de fer de
Maurice Druon
Un seul pouvoir avait osé lui tenir tête: l'Ordre souverain des chevaliers du Temple. Cette colossale organisation, à la fois militaire, religieuse et financière, devait aux croisades, dont elle était issue, da gloire et sa richesse.
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Par gill, le 20/02/2012
Alexandre le Grand de
Maurice Druon
Alexandre, la face pourpre, se mit à hurler qu'il était traité par ses propres officiers comme l'avait été Darius par Bessus ; il ordonna à un trompette de sonner l'alarme et comme l'homme hésitait, Alexandre, se dégageant, l'abattit d'un coup de poing ; puis il commanda d'évacuer la salle et, ramassant le javelot, s'élança à la poursuite de Cleitos qu'on traînait à travers les couloirs.
- Où est-il, ce traître ? criait Alexandre.
Cleitos échappa aux mains de ses amis, écarta les tentures et revint en courant braver Alexandre.
- Il est là, Cleitos, il est là ! s'écria-t-il.
Ce furent ses dernières paroles.
- Alors va rejoindre Philippe, Parménion et Attale, dit Alexandre en lançant l'arme.
Cleitos s'écroula, le javelot dans la poitrine, et l'on entendit vibrer la hampe de bois.
L'ivresse et la fureur d'Alexandre se dissipèrent du même coup pour faire place à l'extrême désespoir...
(extrait du chapitre VIII "la mort de Cleitos")
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Par gill, le 21/02/2012
Théâtre mégarée, un voyageur, la contessa . de
Maurice Druon
Une femme a été belle, fortunée, adulée ; elle a suscité des passions parmi les hommes les plus importants de son époque : princes souverains, ministres, financiers opulents, artistes fameux. Rejetant les conventions de son milieu, elle a vécu libre, scandaleuse aux yeux de beaucoup, mais fascinant ses contemporains par ses extravagances et son faste autant que par le charme de sa présence et l'inattendu de sa parole.
Mais le soir est venu, et avec lui la déchéance, la misère, la solitude. Les amants illustres sont morts ; les auditoires se sont retirés ; l'angoisse de la fin imminente emplit seule les plages désertes de l'âme.
Cette reine d'hier refuse la réalité d'aujourd'hui. Elle nie le temps. Elle conteste au passé qu'il soit le passé, et s'entraîne à la folie pour imposer aux jours dissous qu'ils demeurent le présent...
(extrait de l'introduction de la pièce "La Contessa" dans l'édition parue chez Julliard en 1962)
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