-
Par Outis, le 10/10/2007
La société du spectacle de
Guy Debord
L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé s’exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir… C’est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout.
-
Par Colonel, le 31/10/2010
La société du spectacle de
Guy Debord
Les spécialistes du pouvoir du spectacle, pouvoir absolu à l’intérieur de son système du langage sans réponse, sont corrompus absolument par leur expérience du mépris et de la réussite du mépris ; car ils retrouvent leur mépris confirmé par la connaissance de l’homme méprisable qu’est réellement le spectateur.
-
Par Outis, le 19/09/2007
La société du spectacle de
Guy Debord
Le spectacle est le moment où la marchandise est parvenue à l’occupation totale de la vie sociale. Non seulement le rapport à la marchandise est visible, mais on ne voit plus que lui : le monde que l’on voit est son propre monde. La production économique moderne étend sa dictature extensivement et intensivement.
-
Par Outis, le 10/10/2007
La société du spectacle de
Guy Debord
Le caractère fondamentalement tautologique du spectacle découle du simple fait que ses moyens son en même temps son but. Il est le soleil qui ne se couche jamais sur l’empire de la passivité moderne. Il recouvre toute la surface du monde et baigne indéfiniment dans sa propre gloire.
-
Par Outis, le 16/10/2007
Panégyrique. Tome 1 de
Guy Debord
« Le monde n’est qu’abusion », résumait Villon en un seul octosyllabe. La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude ; et c’est seulement en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est permis de se faire appeler progrès.
-
Par Outis, le 16/10/2007
Commentaires sur La société du spectacle de
Guy Debord
L’individu que cette pensée spectaculaire appauvrie a marqué en profondeur, et plus que tout autre élément de sa formation, se place ainsi d’entrée de jeu au service de l’ordre établi, alors que son intention subjective a pu être complètement contraire à ce résultat. Il suivra pour l’essentiel le langage du spectacle, car c’est le seul qui lui est familier : celui dans lequel on lui a appris à parler. Il voudra sans doute se montrer ennemi de sa rhétorique ; mais il emploiera sa syntaxe. C’est un des points les plus importants de la réussite obtenue par la domination spectaculaire.
-
Par Outis, le 10/10/2007
La société du spectacle de
Guy Debord
Le spectacle est le discours ininterrompu que l’ordre présent tient sur lui-même, son monologue élogieux. C’est l’autoportrait du pouvoir à l’époque de sa gestion totalitaire des conditions d’existence.
-
Panégyrique. Tome 1 de
Guy Debord
Pour qui s'emploie uniquement à faire de telles démonstrations historiques, et donc refuse partout ailleurs le travail existant, il est bien certain qu'il faut savoir vivre sur le pays. Je traiterai plus loin la question d'une manière assez détaillée. Pour me borner ici à exposer la chose dans sa plus grande généralité, je dirai que je m'en suis toujours tenu à donner l'impression vague que j'avais de grandes qualités intellectuelles, et même artistiques, dont j'avais préféré priver mon époque, qui ne me paraissait pas en mériter l'emploi.
-
Par Outis, le 19/09/2007
Panégyrique. Tome 1 de
Guy Debord
Qui voit les rives de la Seine voit nos peines : on n’y trouve plus que les colonnes précipitées d’une fourmilière d’esclaves motorisés.
-
Par Outis, le 16/10/2007
Panégyrique. Tome 1 de
Guy Debord
Bien plus tard, quand la marée des destructions, pollutions, falsifications, a atteint toute la surface du monde, et aussi bien s’est enfoncé dans presque toute sa profondeur, j’ai pu revenir aux ruines qui subsistent de Paris, puis qu’alors il n’était plus rien resté de mieux ailleurs. Dans un monde unifié, on ne peut s’exiler.