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La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
- De nos jours, les hommes attendent de leur femme qu'elle soit aussi époustouflante que leur maîtresse.
-C'est atroce. Comment donc les distingueront-ils l'une de l'autre ?
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La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
« L’espèce humaine est partout la même, dès lors qu’il s’agit des relations de cœur. [...] Une absence saisissante de maîtrise des pulsions associée à une totale myopie. » (p. 256)
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La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
"Je ne crois pas que les vues les plus superbes du monde soient superbes parce qu'elles sont vastes ou exotiques, lui répondit-elle. Je crois que leur force vient de ce que l'on sache qu'elles ne changent pas. Vous contemplez, et vous savez qu'elles sont restées inchangées depuis mille ans.
- Et pourtant, à quelle vitesse elles peuvent se renouveler, quand on les voit à travers les yeux de quelqu'un d'autre [...] Les yeux d'une nouvelle amie par exemple."
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Par ManonCC, le 07/06/2013
La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
Danser, songea-t-il, est une chose étrange. Il avait oublié que cet exercice et cette obligation sociale vaguement plaisants pouvaient se muer en un moment électrique lorsque la femme idéale venait dans vos bras.
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La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
« Le major fut une fois de plus sidéré de constater le nombre de gens animés de cette envie de perdre leur temps et leur énergie à juger défavorablement les autres. » (p. 220)
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Par Carosand, le 09/07/2012
La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
"Aimez-vous marcher ? lui demanda-t-il .
- Oui, j'essaie de sortir tôt trois ou quatre fois par semaine. La dame folle qui rôde par les ruelles au milieu du choeur de l'aube, c'est moi.
- Nous devrions tous nous joindre à vous, remarqua-t-il. Ces oiseaux accomplissent un miracle, tous les matins, et le monde devrait se lever et les écouter."
Il était souvent réveillé vers les petites heures du jour, cloué à son matelas par une insomnie qui lui semblait à la fois un état de veille et de mort, à parts égales. Il sentait son sang courir dans ses veines, et pourtant, il se sentait incapable de remuer un doigt ou un orteil. Il restait allongé, éveillé, les yeux irrités, à observer le contour obscur de la fenêtre, guettant la moindre apparition de lumière. Avant les premiers signes de pâleur, les oiseaux commençaient. D'abord quelques pépiements communs (de moineaux et autres) ; ensuite, les gazouillis et les babils se muaient en cascade musicale, un choeur qui montait des buissons et des arbres. Ces sonorités lui détendaient les membres, il réussissait à se tourner, à s'étirer, à chasser toute sensation de panique. Il regardait vers la fenêtre, à présent blanchie par ces chants, et se retournait pour s'endormir.
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Par Crumpet, le 24/02/2013
La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
… Ma chère Madame Ali, j’aurais peine à prétendre que vous soyez vieille. Vous êtes dans ce que j’appellerais la toute première fleur de l’âge de la maturité féminine. »
C’était un peu grandiloquent, mais il espérait surprendre un rougissement. Au lieu de quoi, elle rit de lui, aux éclats.
« Je n’ai jamais entendu personne se donner tant de mal pour appliquer, à la truelle, une telle couche de flatterie sur les rides et l’empâtement d’un âge mûr déjà très avancé, major, fit-elle. J’ai cinquante-huit ans et je pense avoir basculé bien au-delà de la fleur de l’âge. Tout ce que je puis espérer désormais, c’est de sécher dans un de ces bouquets de fleurs éternelles.
- Eh bien, j’ai dix ans de plus que vous, répliqua-t-il, j’en déduis que cela fait de moi un vrai fossile. » Page 94
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Par fioma, le 05/06/2013
La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
J'ai du mal à croire que vous admiriez Samuel Johnson, major, s' écria-t-elle en riant. Il me semble qu'il a toujours souffert de lacunes sévères au plan de la toilette ou de l'apparence personnelle(...)
Malheureusement, entre le génie et l'hygiène personnelle, il existe souvent une corrélation inverse, regretta-t-il. Nous pâtirions d'un manque grave, si nous jetions les grands auteurs avec l'eau du bain des convenances sociales.
p99
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Par Spilett, le 18/06/2012
La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
Il n'était jamais conseillé de s'immiscer au milieu d'un couple en pleine querelle conjugale: on se retrouvait inévitablement happé, contraint de prendre parti et, de manière tout aussi inévitable, le couple arrangeait la situation avant de se retourner contre tous ceux qui avaient osé critiquer l'une ou l'autre partie.
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Par ManonCC, le 07/06/2013
La dernière conquête du major Pettigrew de
Helen Simonson
Il aurait préféré que les jeunes hommes ne pensent pas autant. Cela débouchait toujours sur d'absurdes mouvements révolutionnaires ou, dans le cas de plusieurs de ses anciens élèves, sur la production de très mauvaise poésie.