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Par miamjr, le 08/03/2011
Oceania, Tome 1 : La Prophétie des oiseaux de
Hélène Montardre
Quand elle ouvrit les yeux, elle le reconnut aussitôt.
C'était lui.
Lui qu'elle attendait sans le savoir depuis toujours, persuadée qu'il arriverait dans sa vie, elle ne savait pas où ni quand. C'était son visage. Elle ne l'avait jamais vu, ni même décrit, à peine imaginé et pourtant, il était là, comme une évidence. Une étrange sensation l'envahit. ça ressemblait au bonheur. Apaisée, elle referma les yeux.
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Par miamjr, le 05/08/2011
L'agenda de
Hélène Montardre
Copine de moi,
Toi, tu es là.
Je crois que j'ai compris.
Accroche toi.
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Oceania, Tome 2 : Horizon Blanc de
Hélène Montardre
La digue était une invention énorme.
A la fin du siècle précédent, bien avant que l'océan ne commence à gagner sur les terres, les Américains avaient décidé de l'édifier. C'était une muraille gigantesque qui courait sur des centaines de kilomètres, protégeant la côte atlantique. Derrière la population était à l'abri. Les eaux pouvaient monter, le pays ne serait pas envahi.
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Par Bonnie07, le 04/07/2011
Oceania, Tome 1 : La Prophétie des oiseaux de
Hélène Montardre
« Ils étaient là, dans l'immense cuvette protégée par la dune et par la pinède, prenant possession des lieux comme s'ils avaient toujours niché à cet endroit précis. Ils s'affairaient, transportant brindilles et mousse, piaillant, criant et se disputant, pour édifier le nid qui les abriterait. Alors Flavia oublia le grondement des vagues. Aigrettes, hérons, pluviers, barges, courlis, chevaliers, bécassiers, canards... Anatole lui avait appris le nom des espèces qui évoluaient sous ses yeux. Et quand elle les observait, elle passait dans un autre monde, comme si un mystérieux courant la reliait aux oiseaux, comme si un fil invisible se tendait soudain entre elle et chacun d'eux.
[…]
Mais pourquoi, cette année-là, leur arrivée était-elle aussi tardive ? Cela avait-il un rapport avec la montée des eaux ? Pendant des jours et des jours, ils avaient survolé l'océan, qu'avaient-ils vu ? Est-ce que, de l'autre côté, les vagues gagnaient aussi sur les terres ?
Longtemps Flavia observa le manège des oiseaux. Elle se sentait apaisée. « Tant que les oiseaux reviendront, nous ne risquons rien. » avait affirmé son grand-père.
Et les oiseaux étaient venus.
Cette année encore. »
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Par Bonnie07, le 04/07/2011
Oceania, Tome 1 : La Prophétie des oiseaux de
Hélène Montardre
« Lorsqu'il s'était penché au-dessus d'elle, avait contemplé les cheveux emmêlés, le visage pâli, meurtri, le corps élégant et gracile malgré les vêtements trempés, son cœur s'était serré de telle façon que pendant un temps infini, il était resté là à la regarder, sans chercher à savoir si elle respirait encore, à l'écoute de l'intense émotion qui l'envahissait. Et puis elle avait ouvert les yeux et il avait compris qu'elle ressentait le même émerveillement que lui, la même impatience joyeuse, le même bonheur, si fort, si plein qu'il en suffoquait presque.
Après, il n'avait pensé qu'à la sortir de là. Peu importait qu'il fût interdit d'introduire illégalement des personnes dans le pays, pour elle il prendrait tous les risques.
Ils avaient eu de la chance.
Et à présent elle était là, à l'abri, épuisée, vivante et il ne se lassait pas de la contempler, gravant dans sa mémoire le dessin de son visage, la forme de son nez, le pli de sa hanche, la position de son bras relevé au-dessus de la tête, la poitrine qui se soulevait au rythme de son souffle régulier.
Et il sut que Flavia allait bouleverser se vie. »
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Par Bonnie07, le 04/07/2011
Oceania, Tome 1 : La Prophétie des oiseaux de
Hélène Montardre
Sur l'écran, l'image était noyée. La digue n'existait plus. On ne voyait que du gris. Le gris de l'océan qui envahissait le pays, le gris du ciel, muet.
- La prophétie des oiseaux, murmura le capitaine Blunt pour lui-même.
Dans le salon, les spectateurs, abasourdis, gardaient les yeux fixés sur l'écran.
L'homme qui manipulait les boutons leva un bras :
- Chut ! Ecoutez...
Une voix ténue leur parvint :
- Aux Pays-Bas, malgré les travaux engagés récemment par les autorités compétentes, les digues on cédé. On ignore encore la progression de l'océan...
Puis tout s'éteignit, le son et l'image.
Femmes, hommes et enfants se dévisagèrent. Ils avaient l'impression d'être les seuls survivants d'un monde disparu.
Derrière Flavia, quelqu'un sanglotait. Les deux enfants que Tommy et elle avaient aperçus en train de jouer sur le pont s'étaient approchés de l'écran et se tenaient devant, côte à côte. L'un d'eux le désigna du doigt.
- C'était un film, hein ? Hein maman, c'était un film ?
Il dévorait du regard le visage des adultes qui l'entouraient. Personne n'osa répondre.
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Par Bonnie07, le 04/07/2011
Oceania, Tome 1 : La Prophétie des oiseaux de
Hélène Montardre
Face à l'océan qui menace de noyer l'Europe, Flavia quitte son village sur la goélette du capitaine Blunt pour se réfugier aux Etats-Unis. Tombée à l'eau près de la gigantesque digue qui protège New York, elle est sauvée par Chris. Mais dans la ville, les milices traquent les clandestins…
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Par Bonnie07, le 04/07/2011
Oceania, Tome 3 : Sur les Ailes du Vent de
Hélène Montardre
Néanmoins, en dépit du froid, du danger, de l’incertitude, Noémie baignait dans ce bonheur subtil
que lui procurait l’imaginaire des romanciers dont
elle dévorait les œuvres. Inlassablement, elle poursuivait en pensée les aventures des personnages et,
perdue dans ses rêves, se mêlait à la foule des NewYorkais.
C’est peut-être pour cette raison qu’elle ne réagit
pas quand elle l’aperçut. Il entra tout naturellement
dans ses rêveries et y trouva aussitôt sa place, apportant une touche de bonheur supplémentaire qui la
fit frissonner.
Cet état de grâce ne dura pas.
Un coup de klaxon retentit dans son dos, elle sursauta et reprit pied dans le monde réel.
Un déclic se fit dans son esprit et elle s’arrêta net.
Les yeux écarquillés, elle fixa le grand adolescent
debout devant une vitrine, à quelques pas seulement.
Elle l’apercevait de trois quarts, mais sa stature
ne trompait pas, ni cette façon de se balancer d’une
jambe sur l’autre. Son visage se reflétait dans la vitre,
la bouche boudeuse, le nez enfantin, les yeux…
– Benjamin, murmura-t-elle.
Son cœur se mit à battre à toute allure. Elle eut
une envie folle de courir vers lui, de se jeter à son
cou, de hurler sa joie. Elle se contint. Tommy lui
avait enseigné la prudence. Ils ne survivaient dans
cette ville que s’ils restaient dans l’anonymat le plus
complet, que s’ils n’accordaient leur confiance à personne. Pas question de parler à un inconnu.
Et si elle s’était trompée ? Si ce n’était pas lui ?
Elle se força à respirer calmement. Elle ne s’était
pas t rompée, el le en étai t cer taine. Pour tant , la
présence de Benjamin ici relevait de l’impossible
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Par Bonnie07, le 04/07/2011
Oceania, Tome 3 : Sur les Ailes du Vent de
Hélène Montardre
Noémie accéléra. D’abord parce que le vent soufflait et qu’elle avait besoin de se réchauffer, ensuite
parce qu’elle était en retard. Elle avait rendez-vous
avec Chris et Noël Nora mais, plongée dans la lecture
d’un roman passionnant entamé la veille, elle n’avait
pas vu le temps passer.
Elle eut un petit sourire. L’héroïne de son roman
n’avait pas froid aux yeux. Elle combattait dragons,
elfes et nains et évoluait sans crainte dans un univers
couvert de forêts profondes et parcouru de fleuves
secrets. Noémie aurait aimé lui ressembler et cheminer à ses côtés le long des sentiers millénaires
dessinés par les fées.
Mais New York ne ressemblait pas à la forêt de
son roman. Les gratte-ciel hérissaient la ville et leur
sommet disparaissait dans la grisaille hivernale.
Quant aux rues, elles n’avaient rien de secret, elles
étaient juste dangereuses pour Noémie qui vivait là
sans papiers, dans la clandestinité. Elle pouvait être
arrêtée à tout moment, et alors…
Nul ne savait ce qu’il advenait des clandestins
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L'enlèvement de Perséphone de
Hélène Montardre
- Tu étais au courant ! s’exclame Déméter. Et tu ne m’as rien dit ! Vous êtes biens tous pareils… Un beau parti. Comment peux-tu proférer des âneries pareilles ? Que veux-tu que ça me fasse ? Je me fiche de toutes ces filles qui, selon toi, seraient heureuses de partager la vie d’Hadès ! Je veux ma fille, Perséphone !
- C’est trop tard, tranche Zeus qui a retrouvé ses esprits. Perséphone est aux enfers, elle va devenir l’épouse d’Hadès, et tu ne la reverras pas !
- Et pourquoi ça ?
- Parce que j’en ai décidé ainsi ! tonne Zeus.
Déméter lui lance un regard aigu.
- Comme tu veux, dit-elle d’une voix soudain très calme. Dans ce cas, moi non plus, tu ne me reverras pas. Tant que Perséphone ne m’aura pas été rendue, je ne veux plus rien avoir à faire avec aucun d’entre vous, dieux et déesses de l’Olympe !
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