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Par Sachenka, le 04/02/2012
Aliocha de
Henri Troyat
« Toute singularité mérite d'être cultivée à la façon d'une plante rare », comme disait ce vieux renard de Voltaire.
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Par Sachenka, le 04/02/2012
Aliocha de
Henri Troyat
Qu'avait-il à faire d'un Pouchkine, d'un Lermontov, d'un Tolstoï, quand il avait à sa disposition toute la littérature de France? Il n'allait pas lâcher la proie française pour l'ombre russe!
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Par Miiia, le 05/07/2010
La Tête sur les épaules de
Henri Troyat
la seule certitude valable est celle de la mort. C'est vers une promesse de néant que chacun de nous s'achemine. mais, dés qu'il prend conscience du danger que représente cette marche têtue à la rencontre du vide, lhomme se cabre et se révolte. dans un univers soudain privé d'illusions, il se sent un étranger. ce divorce entre l'homme et la vie humaine, entre l'acteur et l'intrigue, donne naissance au concept de l'absurdité...
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Par Miiia, le 05/07/2010
La Tête sur les épaules de
Henri Troyat
on n'est ni heureux ni malheureux. on obéit à l'habitude de vivre...
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Par Orphea, le 02/11/2011
La neige en deuil de
Henri Troyat
Il n'avait jamais vu un avion de près. Celui-ci était de dimensions énormes. Trop grand pour les hommes. Trop lourd pour le ciel. Déchiqueté, rompu, il gisait sur le ventre, dans la neige, telle une bête blessée à mort. Le nez de l'appareil s'était aplati contre un butoir rocheux. L'une des ailes, arrachée, avait dû glisser le long de la pente. L'autre n'était plus qu'un moignon absurde, dressé, sans force, vers le ciel. La queue s'était détachée du corps, comme celle d'un poisson pourri. Deux larges trous béants, ouverts dans le fuselage, livraient à l'air des entrailles de tôles disloquées, de cuir lacérés et de fers tordus. Une housse de poudre blanche coiffait les parties supérieures de l'épave. Par contraste, les flancs nus et gris, labourés, souillés de traînées d'huile, paraissaient encore plus sales. La neige avait bu l'essence des réservoirs crevés. Des traces d'hémorragie entouraient la carcasse.
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Par Orphea, le 02/11/2011
La neige en deuil de
Henri Troyat
Même mort, l'avion n'était pas chez lui dans la montagne. Tombé du ciel dans une contrée de solitude vierge, il choquait la pensée comme une erreur dans le calcul des siècles. Au lieu d'avancer dans l'espace, il avait reculé dans le temps. Construit pour aller de Calcutta à Londres, il s'était éloigné du monde d'aujourd'hui pour aboutir à un coin de planète, qui vivait selon une règle vieille de cent mille ans.
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Par kathy, le 10/03/2010
Les Semailles et les Moissons, tome 4 : Tendre et Violente Elisabeth de
Henri Troyat
... comme dans le vie courante, l'intuition joue un rôle immense. Rien de grand ne se fait en ce monde sans passion, sans entêtement. Qui ne se dépasse pas ne s'enrichit jamais. Chaque effort, chaque élan du coeur porte en soi sa récompense, puisqu'il nous prouve que nous ne sommes pas immobiles, inanimés et vains. La conscience d'exister est une source de joie inépuisable.
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Par Adrienne, le 03/11/2011
Le fils du satrape de
Henri Troyat
- On n'a pas le droit, quand on est à Venise, de s'en aller sans l'avoir visitée! soupirait maman. Une telle occasion ne se retrouvera peut-être jamais! Il suffirait de changer la date des billets...
- Je sais quelques mots d'italien, précisa Mlle Boileau. Si vous voulez, monsieur, je peux très bien aller discuter à la gare, tâcher d'arranger les choses...
Mais "monsieur" fut intraitable. Ayant épuisé tous ses arguments, maman se résigna. Pourtant, elle suggéra qu'à titre de "compensation" nous nous rendions à la gare non dans un de ces canots à moteur rapides et bruyants, qui fendent l'eau avec insolence, mais dans une idyllique gondole. Papa sourit avec mansuétude, sous sa courte moustache, à cette manifestation d'un romantisme désuet chez son épouse. Mais elle avait un si joli regard qu'il céda:
- Seulement, dit-il, je crois que nous sommes trop nombreux et que nous avons trop de bagages pour une seule gondole. Nous en prendrons deux, par précaution.
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Par joedi, le 09/12/2011
La Fiancée de l'Ogre de
Henri Troyat
"Est-il vraiment l'élu de votre coeur ?" Elle sourit en balançant sa fine tête de porcelaine et répondit à mi-voix : "Ma petite Annette, sachez que, dans le mariage, le bonheur est à celles qui savent peindre les oeufs de Pâques les plus banals avec les plus vives couleurs."
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Par mariech, le 01/11/2011
Terribles tsarines de
Henri Troyat
Parmi les nations dites civilisées , les risques se résument à un blâme , à une destitution ou à une mise à la retraite d'office ; en Russie , patrie de la démesure , les coupables peuvent être condamnés à la ruine ,à l'exil , à la torture , voire à la mort .