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Honoré de Balzac
Un journal n'est plus fait pour éclairer, mais pour flatter les opinions.
(ILLUSIONS PERDUES).
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Honoré de Balzac
Les lois sont des toiles d'araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites.
(LA MAISON NUCINGEN).
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Par LydiaB, le 03/05/2010
Le Père Goriot de
Honoré de Balzac
Un homme qui se vante de ne jamais changer d'opinion est un homme qui se charge d'aller toujours en ligne droite, un niais qui croit à l'infaillibilité. Il n'y a pas de principes, il n'y a que des événements ; il n'y a pas de lois, il n'y a que des circonstances : l'homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S'il y avait des principes et des lois fixes, les peuples n'en changeraient pas comme nous changeons de chemises
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Par grisette, le 28/05/2010
Le Père Goriot de
Honoré de Balzac
Mon père m'a donné un cœur, mais vous l'avez fait battre.
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Par de, le 20/04/2012
Honoré de Balzac
L’homme meurt une première fois à l’âge où il perd l’enthousiasme.
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
Ne voyez dans les hommes, et surtout dans les femmes, que des instruments ; mais ne le leur laissez pas voir. Adorez comme Dieu même celui qui, placé plus haut que vous, peut vous être utile, et ne le quittez pas qu’il n’ait payé très cher votre servilité. Dans le commerce du monde, soyez enfin âpre comme le Juif et bas comme lui ; faites pour la puissance tout ce qu’il fait pour l’argent. Mais aussi, n’ayez pas plus de souci de l’homme tombé que s’il n’avait jamais existé. Savez-vous pourquoi vous devez vous conduire ainsi ?… Vous voulez dominer le monde, n’est-ce pas ? il faut commencer par obéir au monde et le bien étudier. Les savants étudient les livres, les politiques étudient les hommes, leurs intérêts, les causes génératrices de leurs actions.
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Honoré de Balzac
La reconnaissance est une dette que les enfants n’acceptent pas toujours à l’inventaire.
(GOBSECK).
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Par grisette, le 28/05/2010
Le Père Goriot de
Honoré de Balzac
Une lettre est une âme, elle est un si fidèle écho de la voix qui parle que les esprits délicats la comptent parmi les plus riches trésors de l'amour...
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
Aussi passe-ton une bonne partie de sa vie à sarcler ce que l'on a laissé pousser dans son cœur pendant son adolescence. Cette opération s'appelle acquérir de l'expérience.
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Une double famille de
Honoré de Balzac
Si un père ne doit pas compte de sa vie à ses enfants, il doit leur léguer l'expérience que lui a vendue le sort, n'est-ce pas une partie de leur héritage ? Quand tu te marieras, reprit le comte en laissant échapper un frissonnement involontaire, n'accomplis pas légèrement cet acte, le plus important de tous ceux auxquels nous oblige la société. Souviens-toi d'étudier longtemps le caractère de la femme avec laquelle tu dois l'associer.
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Honoré de Balzac
Les Anglaises ont un dégoût particulier (car on ne peut pas dire un goût).
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
Le talent, déjà si rare dans l'art extraordinaire du comédien, n'est qu'une condition du succès, le talent est même longtemps nuisible s'il n'est accompagné d'un certain génie d'intrigue.
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Une double famille de
Honoré de Balzac
- Qui donc a pu vous amener à désirer ma mort ? à me fuir ? demanda la comtesse d’une voix faible en contemplant son mari avec autant d’indignation que de douleur. N’étais-je pas jeune ? Vous m’avez trouvée belle ! Qu’avez-vous à me reprocher ? Vous ai-je trompé ? n’ai-je pas été une épouse vertueuse et sage ? Mon cœur n’a conservé que votre image, mes oreilles n’ont entendu que votre voix. À quel devoir ai-je manqué, que vous ai-je refusé ?
- Le bonheur, répondit le comte d’une voix ferme. Vous le savez, madame, il est deux manières de servir Dieu. Certains chrétiens s’imaginent qu’en entrant à des heures fixes dans une église pour y dire des Pater Noster, en y entendant régulièrement la messe et s’abstenant de tout péché, ils gagneront le ciel ; ceux-là, madame, vont en enfer, ils n’ont point aimé Dieu pour lui-même, ils ne l’ont point adoré comme il veut l’être, ils ne lui ont fait aucun sacrifice. Quoique doux en apparence, ils sont durs à leur prochain ; ils voient la règle, la lettre, et non l’esprit. Voilà comme vous en avez agi avec votre époux terrestre. Vous avez sacrifié mon bonheur à votre salut, vous étiez en prières quand j’arrivais à vous le cœur joyeux, vous pleuriez quand vous deviez égayer mes travaux, vous n’avez su satisfaire à aucune exigence de mes plaisirs.
- Et s’ils étaient criminels, s’écria la comtesse avec feu, fallait-il donc perdre mon âme pour vous plaire ?
- C’eût été un sacrifice qu’une autre plus aimante a eu le courage de me faire, dit froidement Granville.
- Ô mon Dieu, s’écria-t-elle en pleurant, tu l’entends ! Était-il digne des prières et des austérités au milieu desquelles je me suis consumée pour racheter ses fautes et les miennes ? À quoi sert la vertu ?
- À gagner le ciel, ma chère. On ne peut être à la fois l’épouse d’un homme et celle de Jésus-Christ, il y aurait bigamie : il faut savoir opter entre un mari et un couvent. Vous avez dépouillé votre âme au profit de l’avenir, de tout l’amour, de tout le dévouement que Dieu vous ordonnait d’avoir pour moi, et vous n’avez gardé au monde que des sentiments de haine…
- Ne vous ai-je donc point aimé, demanda-t-elle.
- Non, madame.
- Qu’est-ce donc que l’amour, demanda involontairement la comtesse.
- L’amour, ma chère, répondit Granville avec une sorte de surprise ironique, vous n’êtes pas en état de le comprendre.
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
C'est ignoble, mais je vis de ce métier, moi comme cent autres ! Ne croyez pas le monde politique beaucoup plus beau que ce monde littéraire : tout dans ces deux mondes est corruption, chaque homme y est ou corrupteur ou corrompu.
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Une passion dans le désert de
Honoré de Balzac
- Mais comment deux personnes si bien faites pour se comprendre ont-elles fini ?...
- Ah ! voilà !... Elles ont fini comme finissent toutes les grandes passions, par un malentendu ! On croit de part et d'autre à quelque trahison, l'on ne s'explique point par fierté, l'on se brouille par entêtement.
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
- Il y a vingt jours, j'ai vu la plus charmante rade où puisse aborder dans l'autre monde un homme dégoûté de celui-ci...
- Un autre monde ?... vous n'êtes plus athée.
- Oh ! ce que j'entends par l'autre monde, c'est ma future transformation en animal ou en plante... (...)
Le prêtre regarda Lucien en souriant et lui dit avec une grâce infinie et un sourire presque ironique :
- Le diamant ignore sa valeur.
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
Il y a deux Histoires : l'Histoire officielle, menteuse qu'on enseigne, l'Histoire " ad usum delphini " ; puis l'Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse.
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
- L'influence et le pouvoir du journal n'est qu'à son aurore, dit Finot, le journalisme est dans l'enfance, il grandira. Tout, dans dix ans d'ici, sera soumis à la publicité. (...)
- Elle flétrira tout, dit Blondet. (...)
- Elle fera des rois, dit Lousteau. (...)
- Aussi, dit Blondet, si la Presse n'existait point, faudrait-il ne pas l'inventer ; mais la voilà, nous en vivons.
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
- Avez-vous une maladie incurable ?
- Oui, mon père...
- Ah ! nous y voilà, dit le prêtre, et laquelle ?
- La pauvreté.
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Illusions perdues de
Honoré de Balzac
Le suicide est l'effet d'un sentiment que nous nommerons, si vous le voulez, l'estime de soi-même, pour ne pas le confondre avec le mot honneur. Le jour où l'homme se méprise, le jour où il se voit méprisé, le moment où la réalité de la vie est en désaccord avec ses espérances, il se tue et rend ainsi hommage à la société devant laquelle il ne veut pas rester déshabillé de ses vertus ou de sa splendeur. Quoi qu'on en dise, parmi les athées (il faut excepter le chrétien du suicide), les lâches seuls acceptent une vie déshonorée.