> Félicien Marceau (Préfacier, etc.)
> Thierry Bodin (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070409341
Éditeur : Gallimard (1999)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.71/5 (sur 504 notes) Ajouter à mes livres
La maison Vauquer est une pension parisienne où se côtoient des résidents que tout oppose, et pourtant inexorablement liés : Rastignac, un jeune étudiant en droit, le Père Goriot, un ancien fabriquant de vermicelles, ou encore le mystérieux Vautrin. Tous ont leurs secrets et leurs faiblesses. Rastignac, obsédé par la haute société, délaisse ses études pour tenter de s’y faire intégrer. Vautrin cache une étrange cicatrice et un passé douloureux. Le Père Goriot s’est ruiné ses filles, indignes par leur honte de leur père. La maison Vauquer s’apparente alors à une peinture de cette époque, un cliché de personnages aussi différents qu’unis, criants de vérité, acteurs d’une comédie humaine.
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    nastasiabuergo
    Qu'est-ce qui n'a pas été dit ou écrit sur "Le Père Goriot" en particulier et sur Balzac en général? Réponse: à peu près rien, mais tout le monde n'a pas lu le monceau impressionnant de critiques littéraires qui ont été faites à ce sujet. Alors je ne ferais probablement que répéter ce que d'autres auront dit de meilleure façon que je ne saurais le faire. En premier lieu, qu'il s'agit d'un très bon roman et que c'est une bonne porte d'entrée pour l'immense testament que nous a laissé le bon Honoré. (Néanmoins, trop de lycéens ont eu à "subir" ce roman à un âge où, manifestement, ils n'étaient pas prêts à goûter toute la saveur du vécu et le cruel réalisme qui émane de ce roman lorsqu'on le lit quelques années plus tard). Ensuite, que toutes les clefs d'écriture qui lui sont propres se retrouvent ici: la description première (celle qui rebute souvent les néophytes) un peu comme le ferait un peintre qui soignerait particulièrement son décor avant d'entamer la figure centrale de sa toile, ensuite, la mesquinerie ou la loupe focalisée sur les défauts de ses personnages souvent très haut ou très bas en couleur, puis le ton ironique, sarcastique, cynique, caustique, désabusé avec lequel Balzac nous raconte ses histoires, viennent ensuite les accélérations, les montées en puissance de l'intrigue, les coups de projecteur sur le passé d'un personnage que l'on croit bien connaître (les fameux éclairages rétrospectifs dont parle Proust), puis les sortes de tonnerres ou de descentes aux enfers du final. Vous étonnerais-je en disant que Le Père Goriot n'est probablement pas le personnage principal de ce roman même s'il est la morale de la fable? Vous recommanderais-je le savoureux verbe du truculent Vautrin alias, vous découvrirez qui, et de sa vision du monde? Oui, "le monde selon Vautrin", vaut vraiment le détour. Bon séjour en immersion dans le noir Paris du début XIXè.
    Juste pour la route, quelques mots de l'intrigue au cas où vous ne la connaîtriez pas. Eugène de Rastignac, jeune étudiant débarquant de sa province à Paris dans le but de s'y faire un nom et une situation. Malheureusement pour lui, même si la famille possède le lustre de la particule, si utile dans le grand monde, elle ne lui procure pas de rentrées d'argent suffisantes au train qu'il convient d'afficher à Paris lorsqu'on aspire à devenir un dandy. Le Père Goriot, quant à lui, pour son plus grand malheur à deux filles. Deux filles qu'il aime mieux que lui-même, deux filles pour lesquelles il sacrifierait sa vie, deux filles belles comme l'aurore... et ingrates comme le sont les filles roturières qui se veulent du grand monde. Le Père Goriot, commerçant prospère ne recule donc devant aucun sacrifice financier susceptible de lui attirer "l'affection" des deux vénales progénitures...
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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    LiliGalipette
    Eugène de Rastignac, jeune provincial, arrive à Paris nourri d'illusions. Dans la pension de Madame Vauquer où il loge, il rencontre Le Père Goriot, un pauvre homme qui s'est ruiné pour marier ses filles à des partis honorables. Abandonné, renié, ignoré de ses filles et de ses gendres, le vieil homme persiste à croire en la bonté de ses enfants. Rastignac s'éprend de Delphine et accorde son affection à Goriot. Mais il perd peu à peu ses illusions sur la société parisienne: tout n'est que vanité, et un être n'a de la valeur que tant qu'il est utile.
    Du grand Balzac! Les descriptions sont nourries, les portraits subtils. Tout pour plaire!
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    • Livres 3.00/5
    Par Audreyy, le 06 février 2012

    Audreyy
    Ce fut mon premier livre De Balzac et c'est une bonne surprise. Avec un début légèrement difficile car les cent premières pages sont descriptives : L'auteur nous décrit l'auberge de Madame Vauquer mais aussi tous les habitants qui y vivent. Faut s'accrocher. Mais ensuite, l'histoire vaut bien cette attente. Eugène de Rastignac est un jeune provincial qui souhaite voir comment fonctionne la société. Vous finirez déçus, comme Eugène mais stupéfait aussi. Faire le bien est inutile, trop généreux c'est être idiot. On l'apprend grâce au Père Goriot. Il aime ses filles passionnément même au delà, il leur offre tout, quitte à se retouver dans le moindre sou, si elles sont malheureuses, il l'est aussi. Voilà comment fonctionne Père Goriot. Mais ses filles ne l'aiment pas autant. On l'espère tout au long de la lecture seulement leurs actes ne vont pas avec leurs paroles et celà jusqu'à la fin. J'ai d'ailleurs été outrée de la fin! Dans l'incapacité de comprendre ces filles et cruellement peinée pour monsieur Goriot.
    Pour conclure, c'est un livre très touchant montrant l'amour inconditionnel d'un père pour ses enfants mais c'est aussi un livre très triste.
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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 21 mars 2012

    mariech
    Je l'ai lu il y a tellement longtemps que je ne m'en rappelle quasiment plus et je ne crois pas que je le relirai , je ne suis pas sûre que les longues descriptions qui m'avaient pourtant enchantées , survivraient à une deuxième lecture , et puis je suis trop curieuse , trop avide de Nouvelles lectures .
    C'est qui est incroyable , c'est que bien que je n'ai plus qu'un vague souvenir de ce livre , je me rappelle parfaitement que je l'avais beaucoup aimé .
    en effet , Balzac est un merveilleux conteur , il sait parfaitement décortiquer l'âme humaine et j'ai passé des bons moments dans l'auberge en compagnie de ses différents personnages .
    Terrible histoire de ce Père Goriot ,qui aime tellement ses filles qu'il leur donne tout , mais peut-on leur en vouloir , car ce père ne fait rien pour se faire respecter , il aime ses filles d'un amour presque pathologique et est entraîné vers le fond sans pouvoir résister , comme si il n'existait qu'au travers de la réussite de ses filles .
    Balzac analyse de façon magistrale la chute de ce père trop aimant , qui n'arrive pas à mettre des limites à son amour pour ses filles .
    Malgré tout on ressent une profonde empathie envers le ' Père Goriot '
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 16 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Nous allons commencer demain notre vie heureuse".
    Que d'Illusions perdues, dans ces si improbables, noyées dans la triste agonie d'un père trop aimant!
    Ce père "illuminé", raillé des autres pensionnaires de La maison Vauquer où il loge, est Le Père Goriot, l'un des personnages les plus passionnés de La comédie humaine De Balzac. Vieil homme qui a été et qui n'est plus, il vide ses dernières cartouches de vermeil ou plutôt vend "un service de table" transformé en lingots avec l'aide de Vautrin, un ancien forçat ("au regard d'archange déchu qui veut toujours la guerre") pour voler au secours de ses filles Delphine de Nucingen et Anastasie de Rostang, qui ont contracté de "déplorables mariages" dans la haute société.
    Honteuses de leur père,ingrates, elles le rejettent, ne faisant que de rares apparitions pour lui soutirer des sous.
    Il les a pourtant gâtées ses filles! Gâtées, c'est sûr en exauçant tous leurs caprices jusqu'à les corrompre.
    "Mes filles c'était mon vice à moi, elles étaient mes maîtresses" confie cet ancien grossiste en pâtes à Eugêne de Rastignac, un étudiant "bien né" et sensible qui joue le rôle du bon fils, s'émeut de son triste sort mais qui parrallèlement,ambitieux en diable, invite au bal (puis devient l'amant de) Delphine de Nucingen pour prendre son envol dans le grand monde.
    Drame familial, fine étude psychologique, caricature d'une société corrompue par l'argent, antagonisme du bien et du mal, réflexions sur le peu de poids de la morale vis à vis de l'appat du gain et sur la triste condition des femmes dans le mariage, ce classique de la littérature française montre le réalisme De Balzac et le "bourbier parisien" du XIX° siècle.
    Incontournable!
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Citations et extraits

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  • Par Elina, le 24 mai 2012

    Tout le monde croit à la vertu ; mais qui est vertueux? Les peuples ont la liberté pour idole ; mais où est sur la terre un peuple libre?
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  • Par k.ajana__hotmail.com, le 22 mai 2012

    ....enfin toute sa personne explique la pension, comme la pension implique sa personne. La borgne ne vas pas sans l'argousin, vous n'imaginerez pas l'un sans l'autre..
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  • Par Elina, le 24 mai 2012

    Vous ne savez pas, enfants, ce que c'est que de sacrifier des souvenirs.
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  • Par Couperine, le 03 mai 2010

    Un homme qui se vante de ne jamais changer d'opinion est un homme qui se charge d'aller toujours en ligne droite, un niais qui croit à l'infaillibilité. Il n'y a pas de principes, il n'y a que des événements ; il n'y a pas de lois, il n'y a que des circonstances : l'homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S'il y avait des principes et des lois fixes, les peuples n'en changeraient pas comme nous changeons de chemises
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  • Par Couperine, le 04 mai 2010

    — Tu viens, répondit le vieillard, de me donner un coup de hache sur la tête. Dieu te pardonne, mon enfant ! Tu ne sais pas combien je t’aime si tu l’avais su, tu ne m’aurais pas dit brusquement de semblables choses, surtout si rien n’est désespéré. Qu’est-il donc arrivé de si pressant pour que tu sois venue me chercher ici quand dans quelques instants nous allions être rue d’Artois ?

    — Eh ! mon père, est-on maître de son premier mouvement dans une catastrophe ? je suis folle ! Votre avoué nous a fait découvrir un peu plus tôt le malheur qui sans doute éclatera plus tard. Votre vieille expérience commerciale va nous devenir nécessaire et je suis accourue vous chercher comme on s’accroche à une branche quand on se noie. Lorsque monsieur Derville a vu Nucingen lui opposer mille chicanes, il l’a menacé d’un procès en lui disant que l’autorisation du président du tribunal serait promptement obtenue. Nucingen est venu ce matin chez moi pour me demander si je voulais sa ruine et la mienne. Je lui ai répondu que je ne me connaissais à rien de tout cela, que j’avais une fortune, que je devais être en possession de ma fortune, et que tout ce qui avait rapport à ce démêlé regardait mon avoué, que j’étais de la dernière ignorance et dans l’impossibilité de rien entendre à ce sujet. N’était-ce pas ce que vous m’aviez recommandé de dire ?

    — Bien, répondit le père Goriot.
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