> Félicien Marceau (Préfacier, etc.)
> Thierry Bodin (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070409341
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 432 notes) Ajouter à mes livres
La maison Vauquer est une pension parisienne où se côtoient des résidents que tout oppose, et pourtant inexorablement liés : Rastignac, un jeune étudiant en droit, le Père Goriot, un ancien fabriquant de vermicelles, ou encore le mystérieux Vautrin. Tous ont leurs secrets et leurs faiblesses. Rastignac, obsédé par la haute société, délaisse ses études pour tenter de s’y faire intégrer. Vautrin cache une étrange cicatrice et un passé douloureux. Le Père Goriot s’est ruiné ses filles, indignes par leur honte de leur père. La maison Vauquer s’apparente alors à une peinture de cette époque, un cliché de personnages aussi différents qu’unis, criants de vérité, acteurs d’une comédie humaine.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Audreyy, le 06 février 2012

    Audreyy
    Ce fut mon premier livre De Balzac et c'est une bonne surprise. Avec un début légèrement difficile car les cent premières pages sont descriptives : L'auteur nous décrit l'auberge de Madame Vauquer mais aussi tous les habitants qui y vivent. Faut s'accrocher. Mais ensuite, l'histoire vaut bien cette attente. Eugène de Rastignac est un jeune provincial qui souhaite voir comment fonctionne la société. Vous finirez déçus, comme Eugène mais stupéfait aussi. Faire le bien est inutile, trop généreux c'est être idiot. On l'apprend grâce au Père Goriot. Il aime ses filles passionnément même au delà, il leur offre tout, quitte à se retouver dans le moindre sou, si elles sont malheureuses, il l'est aussi. Voilà comment fonctionne Père Goriot. Mais ses filles ne l'aiment pas autant. On l'espère tout au long de la lecture seulement leurs actes ne vont pas avec leurs paroles et celà jusqu'à la fin. J'ai d'ailleurs été outrée de la fin! Dans l'incapacité de comprendre ces filles et cruellement peinée pour monsieur Goriot.
    Pour conclure, c'est un livre très touchant montrant l'amour inconditionnel d'un père pour ses enfants mais c'est aussi un livre très triste.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 16 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Nous allons commencer demain notre vie heureuse".
    Que d'Illusions perdues, dans ces si improbables, noyées dans la triste agonie d'un père trop aimant!
    Ce père "illuminé", raillé des autres pensionnaires de La maison Vauquer où il loge, est Le Père Goriot, l'un des personnages les plus passionnés de La comédie humaine De Balzac. Vieil homme qui a été et qui n'est plus, il vide ses dernières cartouches de vermeil ou plutôt vend "un service de table" transformé en lingots avec l'aide de Vautrin, un ancien forçat ("au regard d'archange déchu qui veut toujours la guerre") pour voler au secours de ses filles Delphine de Nucingen et Anastasie de Rostang, qui ont contracté de "déplorables mariages" dans la haute société.
    Honteuses de leur père,ingrates, elles le rejettent, ne faisant que de rares apparitions pour lui soutirer des sous.
    Il les a pourtant gâtées ses filles! Gâtées, c'est sûr en exauçant tous leurs caprices jusqu'à les corrompre.
    "Mes filles c'était mon vice à moi, elles étaient mes maîtresses" confie cet ancien grossiste en pâtes à Eugêne de Rastignac, un étudiant "bien né" et sensible qui joue le rôle du bon fils, s'émeut de son triste sort mais qui parrallèlement,ambitieux en diable, invite au bal (puis devient l'amant de) Delphine de Nucingen pour prendre son envol dans le grand monde.
    Drame familial, fine étude psychologique, caricature d'une société corrompue par l'argent, antagonisme du bien et du mal, réflexions sur le peu de poids de la morale vis à vis de l'appat du gain et sur la triste condition des femmes dans le mariage, ce classique de la littérature française montre le réalisme De Balzac et le "bourbier parisien" du XIX° siècle.
    Incontournable!
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    • Livres 5.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    Un vrai petit bijou !
    Balzac nous décrit ici au travers de Rastignac ce qu'était le règne de l'argent dans le monde bourgeois de Paris après la révolution. Il fallait bannir les sentiments et utiliser les autres si l'on voulait s'en sortir. Cette leçon pourrait très bien s'appliquer de nos jours dans certains milieux de Paris.
    On y retrouve aussi le thème de la paternité poussé à son extrême.
    D'un côté l'acharnement du père Goriot à passé tous les caprices de ces filles m'a semblé à des moments absurdes. Mais d'un autre côté son dévouement sans borne m'a paru admirable.
    On sait bien que l'amour rend aveugle
    Cette comédie humaine connaît son apogée dans les dernières pages. C'est à ce moment précis que le livre prend toute sa dimension émotionnel et tragique.
    C'est un récit d'une grande passion que j'ai pris plaisir à lire dans son ensemble, mais la fin a été pour moi délectable.
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  • Par eric74, le 12 mai 2010

    eric74
    Le Père Goriot, où comment savoir manipuler afin de soutirer de l'argent en feignant d'aimer son prochain. C'est l'histoire du père Goriot et de ces deux filles mariés à deux fortunes diverses et qui se retrouvent dans des infortunes diverses et vont soutirer l'argent de leur vieux père sis dans une pension de famille. Dans cette pension vit un forçat évadé et un jeune aristocrate aux dents longues. Toute cette faune vit en promiscuité et se cotoie. Des alliances et des chutes se produiront. La mort du père goriot et l'arrestation de Vautrin n'entamera en rien la spontanéité de la taulière de la pension, qui ne pense qu'à son confort et se dit qu'avec ses deux départs, elle perd un peu de son confort.
    Là où Balzac est fort c'est que ce livre tourne autour de l'argent et sur le moyen de s'en procurer encore plus. Manipulations et mensonges sont les deux mamelles de ce livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par lolo71, le 28 novembre 2009

    lolo71
    Il faut toujours laisser une seconde chance aux livres étudiés à l'école. le roman de Balzac, au programme de la classe de troisième, m'avait laissé un souvenir déplorable : descriptions interminables, intrigue alambiquée, sentiments exacerbés, « Le Père Goriot » n'avait pas grand-chose pour séduire un élève de quinze ans obligé de se coltiner cette « vieillerie » très XIXème. Des années - et beaucoup de livres - plus tard, c'est avec grand plaisir que je me suis replongé dans ce classique, avec l'impression de le lire pour la première fois.
    Il commence avec une longue description de la miteuse pension bourgeoise de madame Vauquer, sise dans un quartier misérable de Paris. Trois de ses pensionnaires sont les personnages principaux de cette histoire qui commence en 1819 : Goriot, Vautrin et Rastignac.
    Goriot est un ancien commerçant qui s'est considérablement enrichi pendant la Révolution, et qui s'est retiré dans cette pension après avoir marié ses deux filles, Delphine et Anastasie, la première à un riche banquier, l'autre à un aristocrate. Il idolâtre ses filles au point de se ruiner pour elles, mais celles-ci en retour n'ont que dédain pour ce père aimant jusqu'à la bêtise. Vautrin est un forçat évadé, recherché par la police, un homme révolté contre la société mais lucide sur son compte, qui ne connaît de morale que son intérêt. Il cherche le coup qui lui permettra de se retirer aux Etats-Unis, dans une plantation avec des esclaves. Eugène de Rastignac pourrait lui en fournir l'occasion.
    Rastignac est le personnage central du roman. Issu d'une noblesse provinciale peu fortunée, il est monté à Paris faire son droit et tenter de se faire une place. Ebloui par la haute société dans laquelle il est introduit par une vague parente, il rêve d'en faire partie et de s'y faire un nom. Il comprend vite que le moyen le plus sûr pour gravir les échelons passe par les femmes. Sa route croisera celle d'Anastasie, puis celle de Delphine, les propres filles de Goriot qu'il tentera d'utiliser à ses propres fins avec la bénédiction de ce dernier.
    Balzac fut un fin observateur de la société de son temps. le Paris qu'il décrit est peu reluisant et tient plus de la jungle que d'une cité civilisée. Tout n'y est qu'ambition, intérêt, tromperie, calomnie, manipulation et corruption. le mariage n'est qu'une forme déguisée de prostitution, et tout sentiment noble passerait pour un aveu de faiblesse. La médiocrité règne partout en maître, chez les nantis comme dans le peuple. Rastignac, qui ne manque pourtant pas de cœur, en fera l'expérience et retiendra la leçon.
    C'est cette férocité, cette cruauté dans les rapports sociaux qui m'ont tant plu dans ce chef-d'œuvre. Bien sûr on peut déplorer le côté outrancier et quelque peu théâtral des dialogues et des situations. Mais ce défaut propre aux œuvres de cette époque ne parvient pas à éclipser à mes yeux la finesse psychologique et le sens de la dramaturgie. Un livre à découvrir donc – ou à redécouvrir.


    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2009/11/28/le-pere-goriot-dhonore..
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 03 mai 2010

    Un homme qui se vante de ne jamais changer d'opinion est un homme qui se charge d'aller toujours en ligne droite, un niais qui croit à l'infaillibilité. Il n'y a pas de principes, il n'y a que des événements ; il n'y a pas de lois, il n'y a que des circonstances : l'homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S'il y avait des principes et des lois fixes, les peuples n'en changeraient pas comme nous changeons de chemises
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  • Par Couperine, le 04 mai 2010

    — Tu viens, répondit le vieillard, de me donner un coup de hache sur la tête. Dieu te pardonne, mon enfant ! Tu ne sais pas combien je t’aime si tu l’avais su, tu ne m’aurais pas dit brusquement de semblables choses, surtout si rien n’est désespéré. Qu’est-il donc arrivé de si pressant pour que tu sois venue me chercher ici quand dans quelques instants nous allions être rue d’Artois ?

    — Eh ! mon père, est-on maître de son premier mouvement dans une catastrophe ? je suis folle ! Votre avoué nous a fait découvrir un peu plus tôt le malheur qui sans doute éclatera plus tard. Votre vieille expérience commerciale va nous devenir nécessaire et je suis accourue vous chercher comme on s’accroche à une branche quand on se noie. Lorsque monsieur Derville a vu Nucingen lui opposer mille chicanes, il l’a menacé d’un procès en lui disant que l’autorisation du président du tribunal serait promptement obtenue. Nucingen est venu ce matin chez moi pour me demander si je voulais sa ruine et la mienne. Je lui ai répondu que je ne me connaissais à rien de tout cela, que j’avais une fortune, que je devais être en possession de ma fortune, et que tout ce qui avait rapport à ce démêlé regardait mon avoué, que j’étais de la dernière ignorance et dans l’impossibilité de rien entendre à ce sujet. N’était-ce pas ce que vous m’aviez recommandé de dire ?

    — Bien, répondit le père Goriot.
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  • Par grisette, le 28 mai 2010

    Une lettre est une âme, elle est un si fidèle écho de la voix qui parle que les esprits délicats la comptent parmi les plus riches trésors de l'amour...
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  • Par omardocanardo, le 13 août 2010

    Si le coeur humain trouve des repos en montant les hauteurs de l'affection, il s'arrete rarement sur la pente rapide des sentiments haineux.
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  • Par gteisseire2, le 24 novembre 2010

    Ce père avait tout donné. Il avait donné, pendant vingt ans, ses entrailles, son amour; il avait donné sa fortune en un jour. Le citron bien pressé, ses filles ont laissé le zeste au coin des rues.
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