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Par Aifelle, le 16/05/2013
Maine de
J. Courtney Sullivan
"Elle avait tenté de faire une thérapie, de lire tous les livres possibles et imaginables, mais rien ne semblait jamais changer. Même sa psy lui faisait parfois sentir que toute amélioration serait illusoire. Après tout, elle venait d'une famille d'ivrognes, des handicapés émotionnels, aigris par la rancune. A d'autres moments, elle se disait que chercher sans cesse à s'améliorer était surtout valable pour les immortels. S'améliorer, pour quoi faire ?"
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Par Nadael, le 21/06/2012
Les débutantes de
J. Courtney Sullivan
On ne fait pas toujours les choses que nos parents voudraient que nous fassions, mais c'est une erreur de leur part s'ils ne sont pas capables de trouver une façon de nous aimer quand même.
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Par Nadael, le 10/05/2013
Maine de
J. Courtney Sullivan
L'e-mail est plus facile quand vous avez du mal à dire quelque chose. Il suffit d'appuyer sur « envoyer ». Les regrets et l'anxiété arrivent ensuite dans les dix minutes.
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Par Nadael, le 21/06/2012
Les débutantes de
J. Courtney Sullivan
(…) une anthropologue féministe (…) leur parla de ses recherches sur le viol dans le règne animal. D'après elle, il existait une forme de viol dans presque toutes les espèces, à part chez les bonobos, un groupe primates similaires aux chimpanzés. A un moment donné, les femelles bonobos décidèrent qu'elles n'allaient plus tolérer les violences sexuelles. Aussi, lorsqu'un mâle attaquait l'une d'entres elles, cette dernière émettait un son pour attirer l'attention sur elle. Les autres femelles bonobos arrêtaient ce qu'elles étaient en train de faire, se ruaient en direction du bruit et, toutes ensemble, elles dépeçaient le coupable. (…) Pourquoi est-ce que les femmes ne se comportaient pas plus comme cela?
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Par Nadael, le 10/05/2013
Maine de
J. Courtney Sullivan
Il y avait des aspects de la vie de veuve auxquels elle n'arrivait pas à s'habituer et auxquels elle ne s'habituerait sans doute jamais, même si son mari était mort depuis bientôt dix ans. Elle ne parvenait pas à cuisiner pour une seule personne : elle continuait à vider la boîte entière de spaghettis dans la casserole, à préparer un rôti de deux kilos, qui mettait des heures à cuire, avec des oignons, des pommes de terre et des carottes alors même qu'elle n'aimait pas les légumes. Elle ne s'habituerait jamais au silence qui s'était installé (…)
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Par Nadael, le 21/06/2012
Les débutantes de
J. Courtney Sullivan
Elle espérait qu'elle n'était pas en train de faire mourir de froid sa fille. Une fois que cette petite viendrait au monde, Sally savait qu'elle vivrait dans la terreur constante de la blesser ou de la perdre, d'une manière ou d'une autre. Elle ne pouvait pas imaginer son enfant plus en sécurité que là, en boule, au fond de son ventre, mais même ça, c'était terrifiant.
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Par Aela, le 19/08/2012
Les débutantes de
J. Courtney Sullivan
- Tu n'as rien fait de mal lui dit-elle.
elle ne pouvait s'empêcher de penser aux statistiques qu'elle avait entendues dans son cours "femmes et sexualité": une Américaine sur quatre avait été victime d'un viol.
Et ce chiffre s'exprimait clairement ici, au sein de son propre groupe d'amies.
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Par Nadael, le 10/05/2013
Maine de
J. Courtney Sullivan
C'était les étés de son enfance qui lui manquaient le plus. (...) Ils (Daniel et ses petits-enfants) s'empilaient alors dans la vieille Buick. Sur la rive ils restaient des heures dans l'eau peu profonde, leurs rateaux et leurs pieds nus enfoncés dans le sable mouillé, criant de délice et de peur quand ils touchaient une coquille. Ils remplissaient les seaux de clams, et au coucher du soleil, Daniel lançait l'annonce rituelle : « Ok ramenons ces braves gars pour que grand-mère puisse les cuire ». Puis Maggie, Fiona et Patty se mettaient à huler non ! Les garçons leur répondaient avec un oui ! Tout aussi strident, pendant que le grand-père éclatait de rire. Ils regagnaient toujours le cottage sans un seul clam.
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Par Nadael, le 21/06/2012
Les débutantes de
J. Courtney Sullivan
A l'époque, elles disposaient de quantités de temps suffisantes pour pouvoir stocker dans leur mémoire les habitudes quotidiennes, les chansons préférées, les peines de coeur et les plus belles journées des unes et des autres. C'était un peu comme être amoureuse, mais avec en moins le poids d'avoir à choisir un seul coeur auquel se rattacher et la crainte de le perdre. Elles avaient passé tellement de soirées ensemble sous le porche de la résidence King, avec le monde qui s'étalaient à leurs pieds. Peut-être que c'était impossible de reproduire ce genre de proximité dans la vraie vie.
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Par Nadael, le 10/05/2013
Maine de
J. Courtney Sullivan
Il flirtait ! Plus personne ne flirtait avec elle depuis des années. Elle sentit son pouls s'accélérer (…). Elle se laissa photographier le lendemain (…). Il lui envoya la photo une fois développée, et Alice pleura de voir à quel point elle était ridée, à quel point elle était vieille. Quand elle avait posé pour lui dans le soleil, elle avait de nouveau senti l'énergie de ses dix-huit ans.